NOUVEAUTES PHOTOKINA 2002

Les news de
Lionel Gérard COLBERE

PICTCHALLENGE est fier d'accueillir le compte rendu que Lionel Gérard COLBERE consacre à la PhotoKina 2002. Parmi la cascade de nouveautés présentées à cette grande exposition, LGC a tiré la quintessence des informations qu'il pouvait commenter sur les nouveautés les plus marquantes.

L.G. COLBERE est un grand journaliste spécialisé dans la technique photographique, qui a collaboré au fil des années avec de nombreux éditeurs et titres de référence de la presse photo francophone. La synthèse qu'il présente au sujet des nouveautés marquantes de la Kina fera date dans l'histoire de notre site !

Merci encore LGC !

jms



SOMMAIRE:


 
 

Nouveaux appareils numériques :  Index ci dessous, page courante



 
 
 
 
 
 

XD card Canon Eos1ds Kodak Pro 14n
Nouveau système Olympus Rollei D530 Flex Minolta 7HI
Olympus Camedia C-730 Casio Exilim Compacts Canon
Fuji Finepix 401 Compacts HP Compacts Kodak
Nikon Coolpix 3500 Compacts Olympus pour débattre des nouveautés...

Nouveautés argentique (page 2)


Numérique

Supports d’enregistrement
 



La carte xD : un standard de plus !

Étant donné que la carte SD/MMC commençait à supplanter progressivement la CompactFlash, et surtout le standard SmartMedia (limité à 128 Mo), Toshiba jette avec le concours de Fuji et d’Olympus dans la mare un nouveau pavé de… deux grammes ! La carte xD, en effet, ne mesure que 20 x 25 x 1,7 mm, soit une surface d’à peine le tiers d’une SmartMedia : elle se prête donc à la réalisation de photoscopes particulièrement miniaturisés. La xD serait très efficiente, car ses protagonistes avancent pour une 64 Mo une vitesse d’écriture de 3 Mo/s et une vitesse de lecture de 5 Mo/s. La xD est d’ores et déjà produite dans les capacités de 16, 32, 64 et 128 Mo, mais en Décembre la capacité passera à 128 Mo. Courant 2003, les capacités de 512 Mo, 1 Go et 8 Go seront introduites sur le marché. Cela est bel et bon, mais témoigne d’une valse des standards qui, elle, est plutôt inquiétante ! En tout état de cause, la carte-mémoire ne saurait être regardée, à la différence du film argentique, que comme un moyen de stockage très provisoire des images…

Reflex numérique



 
 
 
 
 
  

Canon EOS-1Ds : 3i/s en pleine résolution 24 x 36 !

Le Canon EOS-1D, sorti il y a à peine un an, commençant à prendre ses quartiers d’hiver, l’EOS-1Ds parade à la Photokina avec une résolution près de 3 fois supérieure : 11,1 Mpix ! Son capteur CMOS, de plein format 24 x 36, n’est égalé en surface que par les Contax N Digital et Kodak DCS Pro 14n. Il lui permet, comparé aux reflex de plus petit capteurs, un rapport signal/bruit particulièrement élevé, même à la sensibilité de 1250 ISO… Aussi avec le 1/50 et les autres objectifs de la série L notre héros va faire des merveilles ! En outre, sa consommation est très faible, ce qui permet de faire 600 vues avec le bloc d’accus NP-E3. L’un des atouts de l’appareil est cependant sa capacité en rafale ; en effet, même si elle est devancée par l’EOS-1D de format plus petit (qui, rappelons-le, permet de tirer 21 vues à 8 i/s), on peut faire des séries de 10 vues à 3 i/s, et ceci en pleine résolution, ce qui est tout à fait remarquable. L’autofocus à 45 collimateurs et la cellule matricielle à 21 zones sont bien entendu un domaine dans lequel Canon a déjà été apprécié avec son EOS-1V argentique. Délicate attention, une fonction loupe sur l’ACL permet d’agrandir 25 zones de l’image pour en vérifier le piqué ou certains détails. L’enregistrement se fait sur des CompactFlash selon deux protocoles de formatage dits FAT16 et 32, ce dernier étant réservé aux cartes de 2 Go et plus ! Les Microdrives IBM de 1 et de 2 Go sont bien entendu adaptables. L’interface ordinteur est une FireWire IEE 1394, bien utile avec son débit de 50 Mo/s. 10 types de balance de blancs sont disponibles, ainsi qu’un bracketing sur la balance des blancs et un autre intervenant sur la sensibilité ISO ! Le châssis en alliage de magnésium très résistant est doté de 70 joints d’étanchéité, et un soin particulier a été consacré à la protection anti-humidité de l’accumulateur Ni-MH. L’obturateur a été testé pour 150000 cycles d’armement-déclenchement.








L’EOS-1Ds se voit par ailleurs complété au moment de sa sortie par le Macro Twin Lite MT-24EX, un flash qui rend la photographie des petits sujets particulièrement aisée. Une carte et un lecteur spécifique, vendus en option, garantissent que les fichiers-image issus de l’appareil sont restés vierges de toute modification depuis la prise de vue, ce qui constituait le talon d’Achille du numérique. Il faut pour cela un logiciel spécifique qui tourne sur PC (Windows 2000 et XP) mais pas sur Mac. Est-il besoin de préciser que ce top-model est par ailleurs tout à fait compatible avec les ordinateurs de Cupertino et qu’il bénéficie de logiciels totalement nouveaux pour en tirer la quintessence ?


 


 
 

Kodak met le 24 x 36 numérique à moins de 5500 $

Le Kodak DCS Pro 14n, construit sur base Nikon F80, mais avec un châssis en magnésium injecté, représente le «top» des reflex numériques actuels avec un capteur à ce jour insurpassé : cet imageur C-MOS de 3024 x 4536 pixels effectifs (13,89 Mpix) couvre un véritable 24 x 36 mm et permet, tout comme les capteurs  des Canon EOS-1Ds et Contax N Digital, d’utiliser tous les objectifs argentiques dédiés avec leur plein angle de champ. On peut enregistrer dans les résolutions de 14, 6 et 3 Mpix, avec des fichiers Raw dits aussi DCR. Une alternative au DCR est le format Kodak Professsional Extended Range Imaging ou ERI qui est un Jpg amélioré mais compatible, bénéficiant de deux réglages de latitude de pose et d’un espace chromatique plus étendu que les Jpg ordinaires. Deux fentes sont prévues, l’une pour des CompactFlash et l’autre pour les MMC. On peut même enregistrer simultanément sur les deux types de cartes  dans deux formats différents ! Des rafales de 8 images à 2 i/s sont possibles en pleine résolution ; cependant en passant la mémoire-tampon de 256 à 512 Mo (modification en atelier) on peut réaliser des rafales de 18 images dans les mêmes conditions. Un autre avantage précieux est l’automatisme TTL au flash, rare sur un numérique. Ce reflex peut indifféremment être utilisé par des novices en photo que sont parfois les institutionnels, tout en bénéficiant des fonctions les plus avancées requises par les professionnels qui souhaitent un contrôle total des fonctions. Gageons qu’à 5500 dollars (bien que certaines sources donnent un prix inférieur !) ce DCS14n devrait faire un tabac...pour tous les possesseurs d'optiques Nikon autofocus avec lesquels il est compatible.


 
 
 
Vers un nouveau système reflex numérique pour amateurs-experts

Depuis la PMA 2002, on savait qu’Olympus préparait un numérique à objectif interchangeable, mais l’appareil ne semblait pas avoir été dans les tiroirs à Orlando. À Cologne, on a appris que le projet s’était à la fois élargi et précisé. En effet, il avait été conjointement pris en charge par Olympus et par Kodak, association à laquelle Fuji est venu souscrire donnant à une affaire déjà essentielle un rôle majeur pour les mois à venir. Le projet a reçu le nom de Four Thirds System (Système 4/3), les 4/3 en question désignant bien entendu la dimension en pouces du capteur, qu’il s’agisse d’un DTC (alias CCD), d’un CMOS ou encore d’autre chose. Le Four Thirds System est construit autour d’une baïonnette commune. Tels sont donc les faits, auquel nul photographe enthousiaste ne peut être indifférent. En effet, les appareils construits sur cette norme auront un capteur nettement moins coûteux que ceux de plein format 24 x 36, mais ils bénéficieront d’une génération d’objectifs conçus et optimisés à usage exclusif du numérique. 

Ces optiques seront bien plus compactes et mieux adaptées que les gammes complémentaires actuelles qui se voient imposer (sauf sur les très coûteux Canon EOS1Ds, Contax N Digital et Kodak DCS Pro 14n) un rétrécissement du champ terriblement pénalisant du côté des grands angulaires. Un seul grand-angulaire, le zoom Sigma 3,5-4,5/15-30 donne un angle de champ vraiment attrayant avec les autres reflex numériques à objectif détachable tout en ayant un rapport performances/prix vraiment magnifique. Mais il est très gros ! Rien à voir avec le minuscule 20 mm des regrettés OM-3 et OM-4. Et les autres avantages ne sont pas moindres : on aura aisément des objectifs à luminosité extrème. Question résolution, les capteurs de plus en plus fins ne trouvent d’objectifs à la hauteur de leur piqué que si ceux-ci sont spécifiquement dessinés pour eux. Je ne veux pas ici critiquer le magnifique travail des opticiens depuis des décennies, mais il est certain que moins on couvre en diamètre et plus hautes sont les performances : un excellent objectif de Pentax 6 x 7 ou de Contax 645 monté sur un 24 x 36 ne donne pas tout à fait ce qu’on peut espérer d’un objectif 35 mm de même niveau de gamme. Enfin, la normalisation de la baïonnette permettra l’échange d’objectifs entre boîtiers comme cela existait naguère avec les montures PK et Ø 42 mm à vis. L’usager y gagnera (avec le retour en force prévisible des indépendants), car il y a dans certaines marques de cruels vides entre l’entrée de gamme « tout plastique » et de performances parfois faiblardes et l’artillerie lourde, excellente mais de coût, même en occasion, prohibitif pour la majorité des amateurs. 

On est certes encore loin du reflex numérique à système vendu 1000 euros, mais les bonnes décisions ont enfin été prises ! Notre photo donne une idée de la future bête pour laquelle je vous conseille d’acheter déjà le petit cochon de faïence. Mais cette maquette de toute évidence « en bois » ne fait-elle pas penser à un modèle connu, auquel on aurait juste ajouté un poussoir de déverrouillage de l’objectif genre Canon ? Enfin c’est de bonne guerre…
 
 


 
 

Un reflex numérique Rollei « made in Germany »

Tirant profit d’un juteux marché institutionnel allemand, Rollei a eu le bon sens d’investir dans la mise au point d’un authentique et très original reflex numérique « made in Germany » : le d530 flex. Celui-ci avait été présenté sous vitrine fermée à double tour au Salon MIPS de Paris. Il est doté d’un très beau capteur 5 Mpix (2552 x 1920) de 2/3”, et remplace le d30 flex dont, à ma connaissance, quasiment pas un seul n’a été visible dans les chaumières. Évidemment, acquérir en tant que particulier un appareil conçu pour des services de police ne va pas sans quelques concessions : connectique SCSI pour des Mac d’il y a 5 ans ou d’antiques PC et non USB, interface PCMCIA Niveau II permettant ensuite l’enregistrement sur carte CF, IBM Microdrive ou SmartMedia, un seul niveau d’enregistrement le Raw RDC avec 6,5 Mo par image, gamme de focale trop restreinte en position grand-angle (zoom VarioApogon 2,8-4/10-30 équiv. 40-120)… Mais, de toutes façons, aucun « bridge-camera » actuel n’est exempt de gros reproche. L’avantage du d530 flex est, outre la fonction d’estime pure qui en fait un collector vivant, celui d’un véritable viseur optique à microprismes aussi efficaces que dans le bon vieux temps pour la MAP manuelle (tout en bénéficiant de l’autofocus à 60 cm), plus macro jusqu’à la lentille frontale, mais aussi celui d’une construction en bon vieux métal épais (poids 650 g sans piles). Le tout sous une robe noire des plus élégantes (pas le genre usine à gaz du tout) ! Le flash intégré dans le capot du VRAI pentaprisme est TTL : c’est là encore un point fort, mais ce qui est encore plus rare est qu’un flash séparé Rollei f28, lui aussi TTL, est disponible. La griffe à contact central permet l’assemblage de tout flash non dédié. L’automatisme programmé (2 modes) est commutable en manuel. L’alimentation est fournie par 6 piles LR6 ou mini-accus. Bref, à 2000 euros, voici une offre qui mérite réflexion.


 

Bridge-cameras numériques









 
 
  

Minolta Dimâge 7Hi : la version 2.0
Présenté à la PMA 2001 et vendu à partir de l’été 2001, le premier « bridge-camera » Minolta (5,2 Mpix et zoom 2,8-3,5/28-200 équiv 35 mm) a reçu une série d’améliorations sous le nom du 7i vendu à partir de l’été 2002. Les anciens Dimâge 7 pouvaient, cependant, moyennant un retour en atelier, bénéficier d’une partie des améliorations du 7i : autofocus un peu moins poussif et surtout nettement plus précis, visée électronique un peu meilleure, retouche manuellle du point (guère pratique cependant avec la visée électronique), histogramme des densités de l’image prise. Le tout nouveau 7Hi, qui tout en conservant la carrosserie du 7i, se distingue immédiatement de celui-ci par sa couleur noire, bénéficie d’une nouvelle vague de grosses améliorations : une prise synchro normalisée permettant son usage facile au studio (avec les anciens Dimâge 7 et 7i il faut un coûteux adaptateur), un mode d’enregistrement extra-fin (format Tif) s’ajoutant au format Raw des premiers modèles et bien sûr à plusieurs Jpg, une fonction histogramme en direct (dès la visée), une visée plus confortable, et un fonctionnement plus nerveux de l’autofocus, toujours à 3 points.

 
 
 
Olympus Camedia C-730 : zoom 10 x !

Bien que sa visée monoculaire électronique l’apparente étroitement aux reflex, le C-730 Ultra-Zoom est sensiblement plus grand public que le C-5050 : il s’adresse plutôt à des amateurs exigeants et créatifs, comme en témoigne l’existence d’une fonction histogramme (cette fonction est accesssible même sans prise de vues) ou la retouche manuelle du point. En fait, il s’agit essentiellement d’un relifting du C-700 Ultra-Zoom, dans lequel le capteur DTC de 2,1 Mpix a été remplacé par le 3,2 Mpix qui constitue aujourd’hui la bienséance dans cette catégorie d’appareils. Le zoom 2,8-3,5/38-380 à 10 lentilles/7 groupes comprend 2 lentilles asphériques et sa MAP en mode macro descend à 4 cm. Le viseur électronique comprend 180000 pixels soit 60% de plus que la concurrence (mais qui vise-t-on là ?). Les programmes-résultats se complètent des deux priorités simples et du mode manuel et 4 modes personnalisables. L’appareil recourt aux cartes xD mais —délicate attention pour les anciens fidèles de la marque— une fente pour les SmartMedia reste disponible. Un converter grand-angle 0,8x et le flash séparé FL-40 des Camedia E-20P et C-5050 sont adaptables, ce dernier fonctionne même en TTL sur le C-730.
 
 


 

Compacts numériques



 
 
 
 
 
 
 
 
  

Deux Casio extra-plats

Les Exilim EX-S2 et EX-M2 sont des modèles extra-plats (l’EX-S2 mesure 88 x 55 x 11,3 mm et pèse 88 g), dotés d’un objectif de focale fixe à lentille asphérique 3,2/7,5 (36 mm équiv.). Ces modèles bénéficient d’un boîtier métal. Ils enregistrent soit sur une mémoire interne 12 Mo soit sur une carte SD ou MMC. Ces appareils ont un petit flash intégré qui fonctionne selon des 4 modes habituels. Un dock USB permet le raccordement à l’odinateur et le chargement de l’accu lithium-ion. L’EX-S2 sera proposé à 399 euros et l’EX-M2, doté lui d’un lecteur MP3, à 449 euros. Il mesure 1,1 mm de plus en épaisseur et s’alourdit de seulement 2 grammes.


 
 
Canon PowerShot G3 : 4 Mpix et zoom 35-140

Conforté par le très grand succès de son compact numérique PowerShot G2 auprès des amateurs avertis et des pros qui souhaitent un appareil de petites dimensions mais autorisant un contrôle de la plupart des fonctions, Canon introduit le G3 doté d’un capteur de plus haute résolution (4 Mpix) et d’un zoom particulièrement lumineux 2,0-3,0/35-140 (équiv. 35 mm). Avec des converters x 0,7 et x 1,75 vendus en option, le G3 couvre les focales de 24 à 240 mm, soit un range optique de x 10 particulièrement ambitieux pour un compact. Des bonnettes macro sont égalment prévues.  L’un des attraits de l’appareil pour les photographes exigeants est que même si la prise de vue est faite en Jpg, on peut opter ensuite pour un format Raw qui offre davantage de possibilités de corrections ultérieures. Le processeur de type nouveau, non seulement se montre moins gourmand en énergie,mais traite les images selon une analyse experte (par comparaison de l’image avec une banque de données stockée en mémoire) qui garantit de meilleurs résultats dans toutes les conditions de prise de vue sortant de l’ordinaire. L’appareil est entièrement compatible avec la gamme des flashs Speedlite EX, y compris les deux macro-flashs, l’annulaire Macro-Ring Lite MR-14EX et le double-réflecteur Macro-Twin Lite MT-24EX. L’ACL de contrôle, présentant 100% du champ, est orientable pour des prises de vues macro ou au ras du sol ; s’il est tourné vers le sujet il est automatiquement inversé afin de conserver une orientation correcte. L’ACL supérieur fournit maintenant davantage d’informations, de telle sorte qu’il n’est plus nécessaire d’allumer le grand panneau arrière de contrôle, ce qui économise ainsi les accus. Voici un véritable petit système complet et très bien pensé, qui devrait séduire les amateurs-experts tentés par les pseudoreflex (bridge-cameras numériques). Le PowerShot G3 est compatible Windows XP et Mac OS 10.1… à bientôt Jaguar ?

Canon PowerShotS45 : pour amateurs exigeants

Orienté moins pro que le G3 (ainsi l’enregistrement en format Raw n’est pas prévu), le PowerShot S45 remplace le S40. Son zoom 2,8/35-105 (équiv. 24 x 36) à 7 lentilles en 5 groupes dont 2 asphériques est associé au capteur 4 Mpix qui a déjà fait la bonne fortune de son prédécesseur, cependant le traitement informatique des images, recourant comme sur le G3 à un système expert mais moins élaboré, devrait permettre des résultats encore meilleurs. Pour l’enregistrement Canon reste fidèle aux CompactFlash Types I et II (ou IBM Microdrive) et voici à mon sens un choix judicieux, à méditer… On peut faire de courtes séquences vidéo mais on ne dispose pas de la panoplie d’accessoires haut de gamme dont le plus grand public n’a pas l’usage. En revanche, un caisson étanche à –30 m, qui fait défaut pour le G3, sera très apprécié des « pêcheurs d’images »

Canon Digital Ixus V3 : le bijou réactualisé

Le Digital Ixus V3 succède à l’Ixus V2 avec le capteur 3,2 Mpix qui a fait ses preuves, et il est équipé d’un zoom 2x. Comme son nom l’indique il s’adresse au même genre de clientèle que l’Ixus argentique (de format APS) c’est à dire qu’il bénéficie du boîtier en acier inox brossé typique de la série, d’une épaisseur de 20 mm. Ce boîtier serait selon Canon le plus petit des 3,2 Mpix existants. Néanmoins, le V3 acquiert une bonne part des avancées sur le plan des analyses expertes de l’image des modèles G3 et S45, ce qui devrait assurer, en sus d’une résolution accrue, de meilleurs résultats. Comme le S45 il autorise de très courtes séquences vidéo (3 mn) et peut prendre place dans un boîtier étanche à 30 m vendu en option.


 
 
 

Fuji FinePix F401

La vaste gamme de numériques Fuji s’agrandit notamment du F401, un bimégapixel (2,1 Mpix de résolution effective), dont le SuperCCD Fuji a une sensibilité réglable sur une très vaste plage : 160, 200, 400, 800 et 1600 Iso. Son zoom 5,7-17,1 équivaut à un 38-114 de 24 x 36. Le boîtier extra-plat, tout métal satiné, de ce F401 lui confère une allure très soignée.

Index


 
  

Le HP Photosmart 720 et ses petits frères

Ce 3,3 Mpix (notre photo) qui cultive le look « fifties » présente un zoom 2,6-4,5/34-102 (équiv. 35 mm) et est doté du capteur DTC 3,3 Mpix qui a largement fait ses preuves. L’enregistrement se fait sur mémoire interne 16 Mo ou sur carte SD. On peut effectuer des vidéo-clips de 60 s, et les envoyer ainsi que des photos par e-mail à 14 adresses différentes. Celles-ci sont mémorisables depuis l’appareil. La station HP Docking Station 881 (option) est destinée au transfert des images et sert de visionneuse en complément de l’ACL de 41 mm du Photosmart 720. Deux autres Photosmart, les 320 (à focale fixe) et 620 (à zoom équiv. 36-102 mm) partagent le même dock.

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HP Photosmart 850 : 4,13 Mpix à 700 euros

Le haut de gamme HP est doté d’un zoom 37-296 mm (équiv. 35 mm) et il dispose de contrôles étendus : réglage de sensibilité, balance des blancs, ajustement chromatique, priorité à l’ouverture ou au temps de pose, plusieurs résolutions et niveaux de compression disponibles. En outre, il autorise 60 s d’enregistrement vidéo sonores. Le support choisi est la carte SD. Un « bundle » avec l’imprimante Photosmart 8881 serait proposé pour 777 euros.


 
 
 
Les Kodak EasyShare et leurs docks

La seconde génération EasyShare se décline en trois séries : CX, DX et LS. Les deux premières séries partagent la même station d’accueil, qui est vendue en option, et sur laquelle se posent les appareils par l’intermédiaire d’un socle, spécifique du modèle et fourni avec le photoscope. Les CX4200, CX4230 et CX4300 sont des modèles simples et visant un rapport performances/prix avantageux. Les DX4330 et DX4900 sont appréciés pour leurs performances pures. Enfin les LS443 et LS420, de forme parallélépipédique, adoptent le design « bijou high-tech » ; ils ont vendus avec leur dock qui est différent pour les deux modèles.








Kodak EasyShare LS 443

Le LS443, disponible de suite pour 729 euros, station d’accueil spécifique incluse, est doté d’un capteur 4,0 Mpix et d’un zoom Schneider-Kreuznach. Celui-ci garantit des tirages de niveau pro jusqu’au 50 x 75 cm selon le constructeur. Un sélecteur de mode, avec des pictogrammes, donne accès à quatre programmes-résultats (macro, paysages, sports et scènes de nuit) ou à des séquences vidéo sonores. Un haut-parleur miniature permet le contrôle de ces dernières. Le mode rafale  est prévu. 3 réglages colorimétriques et un mode AF spécifique pour les sujets excentrés ou mal éclairés sont sélectionnables. L’ACL de 45 mm a été conçu pour rester lisible même en cas de très forte ambiance lumineuse. Tout comme le précédant, la mémoire interne 16 Mo peut être complétée par des cartes SD ou MMC. La fonction Kodak « One Touch to Better Pictures » permet l’impression sans ordinateur tout en donnant accès à une vaste gamme de papiers jet d’encre.

Kodak EasyShare CX4300 : 3,2 Mpix

Ce modèle, livrable fin Novembre, sera vendu 299 euros. Il bénéficie du capteur 3,2 Mpix largement apprécié. L’objectif AF, de focale fixe, est complété par un « zoom » numérique x2. 32 adresses mail sont stockables en mémoire. La mémoire interne de 16 Mo autorise le fonctionnement du CX4300 sans carte, mais pour davantage d’autonomie on peut recourir soit à des cartes SD soit MMC. La technologie Kodak Colour Science embarquée corrige automatiquement les couleurs : cette fonction simplifie les opérations ultérieures tout en produisant des résultats plus réguliers lorsque l’on imprime sans le secours de l’ordinateur.


 
 
Nikon CoolPix3500 : plus branché ? Impossible !

Évolution du CoolPix 2500, un des compacts numériques les plus remarqués de la PMA pour son design novateur, le 3500 s’en distingue par plusieurs avancées importantes. Tout d’abord il bénéficie maintenant d’un capteur 3,2 Mpix (2048 x 1536) nettement plus précis, mais aussi par un ACL de contrôle qui est à la fois plus lumineux, plus uniformément éclairé et de moindre consommation. L’objectif est un 5,6-16,8/37-111 (équiv. 35 mm). 12 programmes-résultats rendent l’appareil convivial et simple d’emploi même pour les débutants. Des séquences vidéo de 15 s sont possibles. L’enregistrement se fait sur CompactFlash : un bon point. Lorsque le CoolPix 3500 est connecté à un Mac ou à un PC par son cordon USB, une simle pression sur la touche Transfer charge automatiquement les images dans l’ordinateur, grâce au logiciel Nikon View fourni. Ce logiciel réalise aussi très simplement des photos optimisées pour envoi par mail. Mais ce n’est pas tout : Nikon a créé un site, www.nikonfotoshare.com, dans lequel il offre gratuitement à tout possesseur de CoolPix un espace de 50 Mo pour lui permettre, en toute confidentialité, de partager des photos avec tous les gens qu’il souhaite. Ce site propose des options d’habillage des images, de commentaires ou de diaporamas qui en font un véritable périphérique du CoolPix. Le 3500 est fourni avec 4 logiciels : Nikon View 5 (visualisation), FotoStationEasy (archivage), Panorama Maker et Photoshop Elements.
 


Index


 
  

L’Olympus Camedia C-50 Zoom cache bien son jeu

Rien sous sa jolie livrée satinée qui le fait ressembler à un bijou futuriste ne pouvait donner à penser que ce compact numérique a pour cœur le top-niveau des capteurs grand-public : le 5 Mpix ! Aussi, sur la carte xD fournie (32 Mo), n’espérez pas faire plus de 2 vues en format TIFF. Le zoom est un 2,8-4,8/38-114 (équiv. 35 mm), à 7 lentilles (dont 2 asphériques) en 6 groupes, télescopique. On dispose de 6 programmes-résultats, des deux priorités simples et du mode manuel avec des temps de pose étendus à 8 s. Au-delà, il est clair que cet appareil est conçu pour voyager léger et ne reçoit pas les accessoires pleins d’aspérités qui risqueraient d’abîmer le contenu du sac à main de la belle attachée de direction passionnée de photo…
 

Olympus Camedia C-5050 : un compact, oui, mais pro

Si le projet de reflex numérique 4/3” dont Olympus est le porte-drapeau a de bonnes raisons de nous faire rêver, et si l’E20P fait toujours recette, le C-5050 avec le capteur 5 Mpix a été le produit-phare d’Olympus à cette Kina. Extérieurement, cet appareil évoque l’ancien C-3020, mais le nouveau venu doit être davantage vu comme un dérivé à viseur optique du très beau reflex Camedia E-20P. Les organes du boîtier (flash à réflecteur agrandi, objectif, poignée surmontée d’un gros barillet un peu rétro…) tout ceci donne presque cette sensation d’étouffement que l’on retrouve sur un Nikon F5 ou F100 par exemple, et le magnésium coulé granule sous le revêtement noir. Bref, vous entrez en religion ! L’objectif paraît banal en considérant ses focales 35-105 (équiv. 35 mm), mais avec ses 10 lentilles tout verre dont 2 asphériques, en 7 groupes (il faut ce qu’il faut), il ouvre à f/1,8-2,6, ce qui est mieux que l’E-20P en courte focale ! Et la MAP descend à 3 cm. Tous les modes utiles sont là : 5 programmes-résultats certes mais aussi les priorités à l’ouverture et à la vitesse ainsi que l’accès manuel complet à toutes les fonctions dont un pro a besoin. La balance des blancs comprend 9 pré-réglages dont 4 rien que pour les éclairages fluorescents. 8 modes peuvent également être créés et sauvegardés par l’usager. Un dispositif de réduction de bruit fondé sur une analyse du comportement respectif des différents pixels intervient en cas de faible lumière, améliorant très notablement le rendu. L’ACL orientable en tous sens permet les prises de vues difficiles. Naturellement on a le format Raw en plus du TIFF et des Jpg, avec un protocole EXIF 2.2 pour l’impression. Des rafales de 11 vues à 1,7 i/s ou de 4 vues à 3,3 i/s sont possibles ainsi que des séquences vidéo. Du côté des cartes on a une belle liberté avec des fentes pour les trois standards xD, SmartMedia et CompactFlash (ainsi qu’IBM Microdrive). Des compléments optiques et le flash externe Olympus FL-40 complètent ce magnifique appareil qui peut sans difficulté recourir à des flashs de studio ou à tout flash non dédié grâce à sa griffe porte-accessoires normalisée. Disponibilité : Novembre.


 
 


 
 

Nouveaux appareils argentiques : Index ci dessous, page courante


Hasselblad H1 Rollei format 6 x 6
Rollei 24 x 36 Nikon 24 x 36
Olympus Mju Films Kodak

 


Argentique

Moyen format


 
 
Hasselblad H1 : la superstar argentique… ou numérique !
 

Le H1 sera-t-il le dernier super-grand boîtier argentique ? Peut-être… Chez Hasselblad, en tous cas, les évolutions s’étaient faites jusqu’à présent à pas mesurés: 1600 F à rideaux en 1948, 500 C à obturation centrale en 1957, 2000 FC (de nouveau à rideaux mais à commande électronique cette fois) en 1977… Et puis d’autres produits d’usage plus particulier : Hasselblad SW à super-grand-angle Biogon 4,5/38 fixe, et plus récemment Xpan à objectif interchangeable, sorte de Leica rallongé… et bigrement réussi ! 

Mais 35 ans après la sortie du 2000FC, voici le plus grand coup de théatre de toute l’histoire de la marque : ce H1 est un reflex 4,5 x 6 complètement automatisé et autofocus, à moteur 2 i/s intégré, mini-flash dans le capot du prisme, ACL avec des petites touches et une roue codeuse en haut de la poignée ! Nul n’est parfait : l’autofocus présente un unique collimateur central en croix. Mais un tel appareil est davantage destiné à la prise de vue en studio ou, tout au moins, assez calme (même si c’est dans des conditions climatiques difficiles parfois), qu’aux scènes de guerre ou au reportage sportif, et en pareil cas une mise au moint centrée suffit largement en se servant de la mémorisation de distance. La mesure d’exposition multizone peut être commutée en spot, en intégrale pondérée ou en intégrale simple. Le H1 est bien entendu, TTL au flash avec son flash intégré ou avec toute unité séparée (via l’adaptateur SCA 3902). 

L’appareil, en fait, est intégralement repensé : son énorme baïonnette à 9 plots de contact diffère de celles des Hasselblad 6 x 6. En dépit de l’intégration parfaite de ses organes, le pentaprisme avec flash reste interchangeable ainsi que le verre de visée. Les objectifs possèdent chacun leur obturateur central électronique avec des temps de pose étagés de 18 h (!) à 1/800 s, et sont donc synchronisés à toutes les vitesses. Le boîtier conserve son châssis en fonderie d’aluminium avec l’habillage en tôle d’inox qui a conforté la réputation de solidité insurpassée des Hasselblad… Mais ici on a même droit à une tôle d’inox monopièce ! Le dos (120/220) est interchangeable ; il peut être remplacé par un dos pour film Polaroid Type 100 ou par des dos numériques, les premiers annoncés étant ceux de Kodak (DCS ProBack 645H) et de Phase One (H101). Avec les dos numériques, l’ACL au sommet de la poignée présente l’histogramme des images une fois la prise de vue faite. Voici d’ores et déjà un modèle qui, à peine sorti, fait date dans l’histoire de la photo.








Les quatre premiers objectifs du système Hasselblad H1

 

Ces objectifs portent la seul mention Hasselblad HC. Ils sont gainés de caoutchouc et leur diaphragme se sélectionne depuis le boîtier. Les voici dans l’ordre de notre photo. Le zoom 3,5-4,5/50-110 est un trans-standard d’usage universel formé de 14 lentilles en 9 groupes. Il fait le point à 70 cm, et sa luminosité élevée apour contrepartie un encombrement certain et de très grands filtres : Ø 95 mm. Le 2,8/80, à 6 lentilles indépendantes, fait lui aussi le point à 70 cm, et se contente de filtres Ø 67 mm. Le 3,2/150, un petit télé idéal pour le portrait, focalise à 130 cm (champ couvert 28 x 38 mm) ; il se compose de 9 lentilles en 8 groupes, et monte des filtres Ø 77 mm. Enfin le 3,5/35, qui ne couvre pas moins de 89°, recourt à 11 lentilles en 10 groupes et monte des filtres au pas de 95 mm.

Trois objectifs H1 dans les cartons

Pour la mi-2003, Hasselblad introduira trois nouveaux objectifs  HC : le 4/210, le 4/120 et le 3,5/50. Le premier (à gauche sur notre image) est un 10 lentilles en 6 groupes qui fait le point à 1,80 m avec évidemment un angle plus ouvert que son correspondant 35 mm : 19°. Le filtre est au pas de 77 mm. Le Macro 4/120 fait le point à 39 cm et donne le rapport 1/1 direct ; il est formé de 9 lentilles séparées, et prend les filtres Ø 67 mm de l’objectif standard. Enfin le 3,5/50, à 10 lentilles en 9 groupes, couvre un angle de 70° (presque celui d’un 28 mm en 24 x 36) et il chausse des filtres Ø 77 mm.







Dos numérique Kodak pour Hasselblad H1

Sitôt annoncé par Göteborg, le H1, reflex autofocus 4,5 x 6 à flash intégré, reçoit un dos numérique Kodak DCS ProBack 645H dédié. Celui-ci conserve la quasi-totalité des automatismes du boîtier grâce à une communication complète avec les objectifs et le viseur. Sa résolution de 16 Mpix, avec une sensibilité de 100-400 ISO, autorise la prise de vue pro par faible éclairement. Parmi les formats de fichier, on compte les Raw-DCR et l’ERI ; ce dernier, comme dit à propos du DCS14n, , unit la convivialité du Jpg à la qualité d’image et au contrôle d’exposition jusqu’alors réservés aux fichiers RAW-DCR. L’ACL peut afficher les histogrammes, le format choisi et l’état de la balance des blancs. Disponibilité : Novembre 2002, comme pour le H1.


 
  

Trois nouveautés ROLLEI !

Rollei 6008 AF : la « Rolls » peaufinée

La différence la plus évidente entre le 6008 AF et son prédécesseur direct le 6008 tient dans son dispositif autofocus à 3 collimateurs, fonctionnant en mode continu ou « one shot ». Cependant l’appareil fonctionne parfaitement avec les objectifs du tout premier reflex-direct Rollei 6 x 6 à obturation centrale, le SLX de 1976 (qui, rappelons-le, fit sensation avec ses moteurs linéaires), ainsi qu’avec tous objectifs plus récents. Les anciens objectifs fonctionnent en MAP assistée. Les trois premiers objectifs AF annoncés sont dûs à Schneider ; ce sont les AF-Xenotar 2,8/80, AF-Tele-Xenar 2,8/180 (exceptionnellement lumineux pour un 6 x 6 à obturation centrale) et AF-Variogon 4,6/60-140. Au fil du descriptif on apprend toutefois l’existence d’un 2/80, qui lui aussi représente une prouesse en matière de luminosité : chez Hasselblad, on trouve certes un objectif ouvert à f/2,0, mais il est réservé aux modèles à rideaux. Si le design de l’appareil ainsi que ses composants mécaniques sont quasiment inchangés par rapport au 6008, toute l’électronique est nouvelle. Le viseur constitue, avec son ACL rétro-éclairé (déconnectable) un centre de contrôle complet des fonctions. Avec le nouveau module de couplage flash dédié SCA 3562, un flash tel que le Mecablitz 54 MZ 3 envoie par une DEL une bande lumineuse sur l’objet, permettant, en cas de faible éclairement, d’assister l’autofocus de l’appareil comme sur un reflex de petit format. Avec les flashs de studio, le dispositif TTL du viseur sert très simplement de flashmètre tout en conservant le miroir en position de visée et sans le recours à un dos de mesure spécifique. L’appareil est pré-adapté pour les dos numériques sans qu’il y ait besoin de cordon externe. Enfin, un logiciel permet de piloter la presque totalité des fonctions du 6008 AF depuis un ordinateur Macintosh. Les magasins sont les suivants : 6 x 6/120 et 6 x 6/220, 4,5 x 6 à volet Laminar-Rollo, pour film-packs Polaroid (10 vues 6 x 6), ainsi que des dos numériques adaptables à la marque. L’appareil est annoncé à un prix de 4000 euros avec viseur et magasin mais sans objectif.

Rollei 2,8 FX : increvable !

Le Rollei 2,8 GX aurait dû être le dernier des reflex 6 x 6 bi-objectifs de la marque mais, la nostalgie constituant une valeur sûre en ces temps de crise, il n’en sera finalement rien : le 2,8 FX lui succède. Celui-ci présente une mesure continue par deux photodiodes silicium derrière le miroir (assurant une mesure intégrale pondérée semi-automatique signalée par diodes dans le viseur avec indications par demi-crans) et le TTL-flash (avec le sabot SCA 356). Cependant le lettrage caractéristique du Rolleiflex Automat de 1937 fait sa réapparition en façade et l’appareil est gainé de véritable cuir brun traité façon croco. À noter que l’appareil ne prend pas le film 220. L’objectif est le Planar 2,8/80 (à baïonnette III), fabriqué par Rollei sous licence Zeiss. Ce 2,8 FX pèse 1275 g. Prix public TTC : 3495 euros.
 

Rolleiflex 4 : le retour du grand-angle

Produit au compte-gouttes au tournant des années 50-60, le Rolleiflex Weitwinkel (grand-angle) était monté à demeure avec un Distagon de 55 mm. Cette rareté en fait aujourd’hui un collector particulièrement prisé. Cependant Rollei Fototechnik a eu l’idée d’en ressortir une version montée avec un objectif de focale légèrement plus courte : le Rolleiflex 4 (rien à voir avec le ravissant petit bi-objectifs 4 x 4 cm d’antan) est monté à demeure avec un Schneider Super-Angulon 4/50 à 7 lentilles, doté de la baïonnette IV et d’un obturateur Copal. À part quelques 125 g de plus (soit 1400 g), ce Rolleiflex 4 est tout à fait semblable au 2,8 FX présenté par ailleurs, avec notamment un dispositif de mesure continue et TTL au flash de même type, ainsi qu’un ensemble de 5 diodes dans le viseur. Il en partage même le gainage en cuir naturel matricé façon croco ! Voici un appareil monobloc, très léger pour son format, d’une fiabilité exemplaire et dépourvu de toute fioriture inutile, qui devrait séduire les paysagistes, les photographes de groupes, et les voyageurs. Le prix n’en est pas encore défini.


 
 

Argentique

Petit format








 
 

Rollei 35 RF : un compact à objectifs interchangeables

Proposé à 1800 euros à partir de Décembre avec son objectif Sonnar 2,8/40, le Rollei 35 RF évoque furieusement le Voigtländer Bessa R produit au Japon par Cosina, et qui en dépit d’un prix très soutenu se vend comme des petits pains, au point que Cosina et Voigtländer lui ont créé plusieurs variantes. À ce stade, il s’agit évidemment plus que d’une simple ressemblance ! En fait, le capotage apparaît légèrement différent : alors qu’il est en plastique métallisé sur le Bessa R et ses dérivés, Rollei annonce un capotage métal. Ce qui lui donne un délicieux look de Foca U-RC ! Pour le coup, on a droit à des objectifs Carl Zeiss. En outre, le Rollei 35 RF est motorisable à l’aide d’un petit entraîneur T-Winder vendu en option (une absurde impossibilité sur le Bessa R qui se présente en fait comme un reflex Cosina dont la chambre de visée a été remplacée par un viseur-télémètre). Quitte à relifter cet appareil qui est en monture Leica M, il est un peu dommage que l’on n’ait pas la sélection automatique des focales d’une part, ni le TTL au flash d’autre part, et le fait que cela manque aussi sur le Konica Hexar RF ne saurait servir d’excuse. Enfin, mettre un module obturateur à lamelles, c’est bien, mais choisir un obturateur synchronisé au 1/200 ou au 1/250 s aurait été mieux, vu le prix, qu’un vétuste Copal ou Seiko synchro au 1/125 s échappé tout droit des sixties. Mais, tel qu’il est, ce Rollei 35 RF est tout de même un fort bel appareil, qui devrait séduire les traditionnalistes et ceux qui cherchent un appareil simple et fiable à défaut d’être bon marché. En alternative au 2,8/40, un 2,8/80 est proposé et un Planar 1,8/50 fera son apparition au premier semestre 2003.
(LGC)

Six compacts grand public Rollei

Parallèlement au compact d’expert que constitue le 35 RF, Rollei renouvelle sa gamme grand public Prego avec six modèles. L’entrée de gamme, le Prego 90, est vendu 229 euros en étui cuir, et comme vous en jugerez, c’est déjà un modèle très performant. Il est doté d’une coque avant en alu, d’un zoom VarioApgon 4,8-8,6/38-90 à 6 lentilles flottantes dont 2 asphériques, autofocus à 60 cm par un système passif à 5 zones commutable en spot-AF. Le compte-vues indique le nombre de vues restant à prendre. Le viseur comporte un correcteur dioptrique. Le flash module automatiquement sa puissance en fonction de la lumière ambiante, évitant ainsi la surexposition des sujets proches tout comme le fait qu’en plein jour les ombres portées ne sont débouchées que par le flash, ce qui nuit à la qualité du résultat. Le DX est prévu de 50 à 3200 ISO. Le Prego 90 est doté d’un dateur pouvant imprimer des données de 5 manières différentes.

Le Prego 105 (259 euros) en diffère par son VarioApogon 4,8-12,3/38-105, de composition fondamentalement semblable au zoom du Prego 90, et qui fait le point également à 60 cm. Ses autres caractéristiques sont similaires.

Le Prego 120 offre pour 10 euros de plus un zoom un peu plus long : 4,8-14,9/38-120. Il est lui aussi doté d’un dateur en standard, cependant une version un peu plus cher dit « Data » permet d’ajouter un message aux photos et pas seulement les fonctions habituelles d’inscription de données banalisées.

Le Prego 100 WA est proposé au même prix, et toujours en étui cuir. Son zoom VarioApogon à 6 lentilles indépendantes, en dépit d’une ouverture un peu trop modeste, Rollei ayant privilégié la compacité, est particulièrement attrayant : 5,8-10,5/28-100 ! La MAP par AF passif avec mémorisation de distance « descend » à 65 cm, et même à 50 cm avec la fonction « macro ». Le grand ACL informe sur les fonctions essentielles de l’appareil. Ce modèle présente les avantages énoncés pour les précédants.

Le Prego 130 WA dont l’architecture est calquée sur celle du Prego 120 (donc avec deux versions avec dateur simple ou plus élaboré) est monté avec un VarioApogon (7 lentilles en 6 groupes) particulièrement alléchant en dépit d’une ouverture modeste (rançon de la compacité de l’appareil) : 5,8-11,5/28-130 ! Évidemment le prix augmente en conséquence : on passe à 300 euros.

Considérer le Prego 160 (319 euros), que présente notre photo, comme le vaisseau-amiral de la gamme ou bien laisser cette supématie au 130 WA est affaire de goût. En effet, ce Prego 160 avec son VarioApogon 5,8-12,6/38-160 à 10 lentilles en 8 groupes atteint une longueur focale à faire se pâmer de jalousie les usagers de compacts à rideaux (limités comme chacun sait au mieux à 135 mm), mais cela se paye par l’absence complète de grand-angle et par une mise au point plus distante : 70 cm en position 38 et 1,2 m en position 160. En outre, si vous souhaitez user sérieusement de la position 160 mm, je ne saurais trop vous conseiller de recourir à du film 200 voire 400 ISO et ceci même en extérieur, car sans cela la modicité de l’ouverture risque d’amener un temps d’obturation générateur de flou de bougé ! Bref, cette bête de course requiert un minimum de savoir-faire…  On a droit, mais en option, à une télécommande IR. Le tout en 245 g, c’est une belle performance !


 
  

Le Nikon Lite.Touch 150ED zoome plus

Nikon a présenté à la Kina une évolution du compact 24 x 36 Lite.Touch 110s que je vous avais décrit mi-Septembre. Le 150ED est doté d’un zoom 5,4-12/38-150 à 7 lentilles en 5 groupes dont une en verre ED (bien utile pour réduire les franges chromatiques à la périphérie de l’image en position de long foyer) et deux asphériques. Son oculaire est réglable à la vue et traité anti-buée. Ses autres caractéristiques sont celles du 110s. La gamme de compacts argentiques 24 x 36 Nikon comprend donc maintenant les Lite.Touch 110s, 120, 130 et ce 140ED.


 
 
Deux nouveaux Mju Olympus

La gamme de compacts argentiques Mju s’enrichit de deux nouveaux modèles au design soigné (carrosserie aluminium) et tous temps. Ceci les rend attrayants pour des situations de photos sur le vif (sports d’hiver, par exemple) où l’on hésiterait à se servir d’un reflex ou d’un numérique compliqué et fragile. Le Mju-III Wide est construit autour d’un objectif 4,6-11,9/28-100 à 7 lentilles indépendantes. Le vaste angle de champ en position de courte focale a requis un autofocus passif à 11 points de mesure qui serait efficace même sur les sujets excentrés sans qu’il y ait besoin de mémoriser la distance. La mesure d’exposition est à 3 zones ; elle prendrait en compte les sujets excentrés en contrejour en les corrigeant avec un coup de flash. Ce boîtier, qui serait le plus compact de sa catégorie, pèse 220 g. Il est de type « tous temps »,

Le Mju-V (notre photo) est davantage spécialisé en direction des longues focales, avec un zoom 5,6-11,3/38-105 à 8 lentilles en 7 groupes avec recours au verre ED et à des surfaces asphériques. L’autofocus, hybride, est mémorisable, le point descendant à 60 cm en position 38 et à 80 en position télé. Des versions « Quartz Date » existent pour ces deux modèles.

Films



 
 
 
 
 
 

KODAK n'oublie pas l'argentique...

Kodak Elite Chrome 100 : grain plus fin

Cette diapositive, disponible début 2003, a un grain plus fin et un rendu chromatique plus conforme à la vision de l’œil humain que les émulsions précédantes de même sensibilité. Avec ce film, et avec les négatifs Royal Supra 200, 400 et 800, Rochester entend doter les passionnés de photo des dernières avancées en imagerie argentique. Le segment de marché des amateurs-experts, affirme Kodak, ne cesse de croître. Or les progrès du numérique au cours des seuls 12 derniers mois ont été énormes en termes de qualité d’image comme de prix de revient : les photoscopes du segment 15-30000 euros délivrent maintenant des images quasiment aussi bonnes que celles du film (cf le choix de Kodak de faire appel à l’opticien allemand Schneider pour équiper son LS443). Qui plus est, les capteurs présentent aujourd’hui des qualités dont le film est dépourvu : ils encaissent, surtout après un petit ajustement sur ordinateur, des écarts d’exposition ou des déséquilibres chromatiques inenvisageables sur une pellicule soumise à un traitement « tous publics ». Si l’on veut, et tel est l’objectif du leader US, que le progrès du segment « expert » ne soit pas plus que grignoté par le numérique, il faut que l’argentique s’améliore de façon spectaculaire. D’où l’Elite Chrome et les autres films présentés à la Photokina.
 
 


Des Ektachrome 100 pro encore meilleurs
 

Les Kodak Ektachrome Professional E100G et 100GX vont, au printemps 2003, remplacer les E100S et E100SW avec les grains T les plus fins jamais réalisés sur des films professionnels de la marque. En outre, le rendu des couleurs est plus neutre que précédemment dans les hautes lumières et les ombres. Les blancs notamment sont plus purs, la D-Min étant moindre. Cette diapositive est plutôt destinée au studio ou à l’extérieur, tandis que l’E100GX a un rendu plus chaud.

Kodak Ultra Max : le négatif toutes situations

L’Ultra Max (800 ISO) permet, en adoptant une vitesse d’obturation plus élevée ou en augmentant la portée du flash, d’augmenter le confort de prise de vues en conditions défavorables. C’est fort appréciable avec les zooms actuels bien moins lumineux que les focales fixes d’autrefois (surtout ceux montés sur les compacts qui ouvrent trop souvent entre f/11 et f/16 en position télé) et avec les flashs intégrés, toujours de très faible puissance (NG 8 à 14 pour 100 ISO). Néanmoins, Kodak annonce que la finesse du grain et la fidélité des couleurs de l’Ultra Max lui permettent de rivaliser avec les pellicules plus lentes : cette pellicule pourrait donc mériter la dénomination de « négatif toutes conditions ». Une attention particulière a été consacrée au design de l’emballage, car si celui-ci simplifie la vie des clients cela présente un avantage marketing décisif. Disponibilité : début 2003.



 
 
 
 
 


 
 
 


 

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