FUJIFILM X100...
 


 

Si jeune et déjà mythique !

Plus petit qu'en 24 x 36 télémétrique Leica, plus grand qu'un ultra compact 24 x 36, bien plus maniable qu'un compact numérique à visée bras tendus,
le X100 adopte un style rétro qui le fait passer assez inaperçu...sauf des connaisseurs (au cours de mon test...un serveur le samedi soir dans un pub d'Edimburg, étudiant en école de photo le reste de la semaine)


 



 
 
 
 


 
 

Ci-dessus et ci-dessous réalisation d'un panoramique avec le X00 en mode automatique...plusieurs essais sont souvent nécessaires pour obtenir (comme ici) le bon cadrage...sans aucun recadrage !
Attention, le panoramique s'assemble automatiquement et ne fonctionne qu'en JPEG. Si un gros écart de luminosité existe entre la gauche et la droite de la scène, passez en mode manuel d'exposition.
 
 











 

En complément du test complet du Fujifilm X100, publié par Laurent Katz (et moi-même pour la partie relatrive à l'optique) dans le numéro 36 du "Monde de la Photo" vous pourrez trouver ci-dessous quelques compléments en image...car au cours d'une semaine de tourisme en Ecosse j'ai pu bénéficier d'un modèle quasi-définitif sous réserve de derniers ajustements du firmware. On peut espérer que certains défauts constatés dans le menu de paramètrage (pas d'accès direct aux ISO auto sans passer par le Setup, par exemple) seront corrigés par une mise à jour.

Bien entendu, cette petite galerie ne saurait être exhaustive par rapport aux questions que se posent les amateurs vis à vis de cet appareil déjà mythique, alors qu'il est encore très peu disponible en France. Vous pouvez déjà découvrir en cliquant sur le lien qui suit les mesures chiffrées relatives à l'optique, testée avec le même protocole que celui qui est appliqué à un reflex numérique de 12 Mpix. Ces mesures apportent un démenti flagrant à ceux qui ont estimé, sur tel ou tel forum internet et au vu d'images à la provenance incertaine, que le X100 manquait de netteté. L'objectif présente un excellent pouvoir séparateur dès la peine ouverture en zone centrale, on fermera un peu le diaphragme quand on est en paysage urbain et que l'on veut le meilleur de rendement dans les angles de la photo, et les défauts optiques sont très limités. Ces performances se comparent à un objectif interchangeable de 24 ou 25 mm fixe, dont les prix peuvent varier entre 500 € pour un F2,8 et 1.000 € pour un F2, voire plus en Zeiss et beaucoup plus en Leica, mais le concept télémétrique n'est pas celui du compact.
 
 

Découvrir le test chiffré de l'optique sur le site du Monde de la Photo








En fait, en confrontant les mesures au essais de terrain, une des premières choses qui frappe en examinant des photos faites en mode par défaut standard (soit une simulation du film diapositif pro "Provia 100F") c'est une certaine douceur assez "argentique" dans les nuances. De là à penser que certains forumeurs confondraient piqué et aspect numérique de compact surraccentué, c'est un pas que nous ne franchirons pas, mais quand même...on peut avoir des soupçons. Le contraste est modéré, avec rrépartion équilibrée des lumières et des ombres, souvent sans qu'il soit besoin d'activer la dynamique étendue (la position 200% suffit dans 90% des cas, ce qui implique de choisir 400 ISO en sensibiité de base). Les vues d'Ecosse qui suivent ont été toutes faites en JPEG il y a là des vues à 200 ISO mais aussi des photos à 3.200 ISO en faible lumière, et un supplément un A4 prêt à tirer de mon test traditionnel "Nessie" qui lui permet comparer RAW et JPEG en hauts ISO.

JMS 15.05.2011

 
 
 
 


Tourisme en Ecosse : 200 et 400 ISO
 


 
 



 
 
 
 
 
 


 
 
 


 
 




 
 
 
 
 
 
 


 
 
 


 
 



 
 
 
 
 
 
 


 
 
 










 
 




 
 
 
 
 
 
 
 


 
 
 
 


 
 



 
 
 
 
 
 
 


 
 
 
 

J'ai lu deci delà sur le web que les images du X100 étaient un peu ternes d'origine, de même que celles du Nikon D7000 par exemple, mais il faut toujours se souvenir que quand on travaille en RAW, cette remarque n'a aucun sens, car c'est en post-traitement que l'on règle les paramètres finaux de l'image. En JPEG c'est plus compliqué, car certains réglages sont assez faciles à modifier, d'autre non: si l'image est un peu "éteinte" en quelques secondes on la ranime avec les commandes luminosité, contraste et vibrance, ou l'application d'une courbe en S quand le logiciel de retouche présente cette fonction. Par contre, une image trop contrastée et très saturée est bien délicate à corriger, car les informations manquantes dans les ombres et les hautes lumières ne se reconstituent quasiment jamais après compression JPEG dans l'appareil. Les constructeurs qui proposent des JPEG doux par défaut ont tout compris...CQFD !
 
  




 
 
 

Souvenirs de famille
 

Le X100 a bien entendu beaucoup servi pour des photos de famille dont vous serez hélas privés...sauf exception exceptionnelle. Ici un portrait à la volée dans un restaurant, à peu près sur le distance minimale de mise au point du viseur optique, et à f/2,5 pour essayer d'avoir un peu de flou arrière. Le rendu des tons chair des êtres chers me semble très proche de celui que procure la légendaire pellicule Fujifilm Reala 100, même si l'on peut regretter que ce rendu argentique ne soit pas (encore ?) simulé en accès direct de l'appareil.
 
 



 
 
 
 
 



 
 
 

Dynamique et style d'image
 
 

Si l'on souhaite modifier le rendu d'image de base, outre des réglages personnalisés, on peut activer le programme de haute dynamique pour préserver les hautes lumières, au prix d'un adoucissement général du contraste, que l'on connaissait déjà avec les reflex Fuji Pro à capteur à double sensibilité. En pratique, 200% convient bien en cas de sujet délicat mais on restera en dynamique normale si le sujet ne présente pas de risques. En RAW ce mode n'existe pas, mais le post-traitement peut récupérer beaucoup dans des hautes lumières qui seraient trop claires.
 
 


 
 

Le changement de style d'image est assez spectaculaire quand l'éclairage est ensoleillé, j'ai un faible pour le rendu "Astia" qui était mon film inversible Fuji préféré en 100 ISO. Ce changement de style a aussi un effet visible sur les ciels à contre jours, le style Velvia a tendance à saturer les couleurs mais peut mettre en danger les hautes lumières. Ces comparaisons ont été faites directement à la prise de vue, par bracketing des styles d'image. Il est à noter qu'en bracketing de dynamique (ci-dessus) le X100 prend trois photos difféfrentes car la sensibilité et l'exposition changent, alors qu'en bracketing de style d'images (trois séries ci-dessous) c'est une seule vue qui fait l'objet de trois copies avec des courbes différentes.
 
 


 

En pratique, par grand soleil le style Provia présenté ci-dessus convient très souvent, même si le style Astia présente à la fois plus de douceur et des couleurs vives un peu plus vives...ce que l'on nomme "vibrance" depuis que Lightroom a lancé le concept. Ce style Astia sera très certainement meilleur par temps gris. Le style Velvia procure une saturation plus soutenue, mais aussi des blancs plus purs, d'où des risques éventuels en haute lumière.
 
 
 


 
 
 


 
 



 

Piqué sur tirage A3
 

Pour se faire une idée du piqué par défaut du X100 à 200 ISO et en JPEG, vous trouverez ci-dessous un montage permettantr un tirage au format A4 avec marge d'extraits d'image sans aucune correction procureront le même effet sur papier photo de haute qualité que si chaque image avait été agrandie à son format d'origine, soit un tirage A3 et que vous en examiniez une petite partie. En fait chaque photo est un petit 9 x 12 cm, le même que si vous découpiez une image de cette taille au milieu de votre agrandissement d'exposition !
 
 
 


 
 
 



 
 

Performances en hauts ISO et balance de blancs automatique
 

Il est très tentant de savoir si le compact de luxe Fujifilm est capable de reportage en faible lumière: deux essais ont été conduits, d'abord sur le terrain à 3.200 ISO, puis avec un test normalisé que j'applique à tout nouvel appareil. De toute façon il était incontournable de faire le test "Nessie" après avoir visité le Loch Ness.
 
 
 
 


 
 

Pour ilustrer l'intérêt pratique des hauts ISO j'ai choisi de forcer l'appareil à cette sensibilité pour quelques vues de l'ntérieur du yatch royal "Britania" que l'on visite dans le port d'Edimburg, en balance de blanc automatique. Cette visite se fait à son propre rythme avec un audioguide, et les photos sont autorisées partout à l'intérieur, ce qui est un remarquable accueil quand on connaît certains monuments ou musées en France mais aussi au Royaume Uni qui interdisent tout simplement la photo. Les objecteurs seront des fans du silence absolu que l'on peut imposer au X100 dans ces conditions, pour ma part je l'avais paramétré en "son style Compur" au niveau le plus bas pour être certain à l'oreille que j'avais fait la photo, mais personne n'entend le déclenchement à plus d'un mètre.
 
 




 
 
 
 
 
 
 
 


 
 


 
 



 
 
 
 
 


 
 


 

La capacité du X100 à restituer - avec un réglage de sensibilité à 3.200 ISO pour toutes ces vues du yatch royal - des éclairages assez complexes (mélange de lumière du jour et d'incandescent, tubes fluorescents) en balance automatique est tout bonnement exceptionnelle, et maints reflex numériques, même de gamme pro, ne sont pas capables d'une telle justesse (même en bas ISO) dans la restitution équilibrée des ambiances et surtout dans la blancheur...des blancs !
 


Rien ne vaut (si l'on ne conduit pas soi-même le véhicule) une visite dans une distillerie pour se remettre des autres visites, mais attention c'est aussi très culturel de visiter de tels lieux en Ecosse. Hélas la photo est souvent interdite en dehors des salles d'accueil (risques d'explosion des vapeurs alcooliques en cas d'étincelle électrique !). Beaucoup encensent le Lagavulin, j'ai un faible pour le Talisker, mais le 18 ans d'âge est plus conseillé que le 10 ans...En fait il existe des dizaines de marques et variantes.
 
 


 

Distillierie dans les Highlands, 3.200 ISO
 


 

Extrait 100% de la vue ci-dessus, JPEG 3.200 ISO avec réduction du bruit normale









 
 

Hauts ISO : test normalisé en RAW et JPEG
 
 

Le test de bruit consiste à prendre une scène (avec toujours les mêmes éléments de base) avec un éclairage articifiel (lampe incandescente 75 watts sous abat jour orange et lampe de 100 watts au plafond) et d'examiner sur des vues agrandies quel est l'effet parasite du bruit numérique. Pour régler les paramètres de réduction du bruit d'un RAW (ici avec Photoshop Elements 9 et Adobe Camera Raw 6.4.1) on agrandit à 100% écran son image, exactement comme vous pouvez la voir à l'écran. Par contre, pour savoir si du bruit sera visible sur un agrandissement, il faut examiner le résultat autour de 50% écran, et encore mieux imprimer l'image. Je confectionne pour cela des ficghiers au format A4 à 254 dpi, dont chaque plage correspond à ce que serait un tirage A3 (le format natif du X100) dont on couperait un morceau avec des ciseaux. Le fichier ci-dessous a été compressé en très haute qualité, on peut donc le confier à un minilab qui travaille sur tireuse argentique comme une Noritsu ou une Fuji Frontier, j'utilise aussi pour ma part une imprimante Canon Pixma assez basique mais avec du papier photot Canon dédié, de haute qualité, ce qui offre un aspect quasi identique à l'argentique brillant avec un pouvoir séparateur un peu supérieur en réalité vérifiée en scannant les tirages à une tireuse argentique classique de minilab. Il faut s'adresser à un tireur artisanal ou un labo pro pour objenit la qualité maximale en papier argentique, mais dans ce cas on réalise le montage de test en TIFF et non JPEG haute qualité.
 
 


 

Scène de test  vue d'ensemble. Les prises de vues se font à F8 en mode d'exposition manuel pour éviter les écarts de mesure des appareils sur les hautes lumières..
A 3.200 ISO je suis toujours à 1/30 f/11 en 24 x 36 et 1/60 f/8 en APS pour avoir une profondeur de champ comparable
A 3200

Ci dessous: Montage à imprimer sur papier A4 de haute qualité. Les JPEG boîtier n'ont pas été retouchés, par contre la réduction du bruit des fichiers RAW a été opérée "à vue" sous Adobe Camera Raw 6.4 (versions Elements, la version CS5 permet des régages en core plus précis, de même que Ligthroom 3.4.1.
Le logiciel de conversion de RAW offert par Fujifilm présente des performances inférieures en hauts ISO par rapport aux produits Adobe récents et même aux JPEG directs du X100.
Si le JPEG est très performant à 3.200 ISO et un peu désaturé à 6.400 ISO, on constatera que le fichier RAF conserve toutes ces capacités à cette sensibilité et que la réduction de bruit des logiciels Adobe procure un petit grain compact...très argentique d'aspect. De longue expérience, je peux quand même vous assurer que la Superia X-Tra 1600 ISO 24 X 36, le meilleur film couleur haute sensibilité jamais produit, aura plus de grain sur un tirage A3 que le RAW du X100 tel qu'il est traité ici à 6.400 ISO.
 


 



 

Trucs et astuces de mise au point
 

L'ergonomie du X100 n'est pas toujours une pleine réussite pour photographier vite, surtout si on souhaiter alterner plans généraux et gros plans. Tout d'abord, il faut se souvenir qu'un viseur optique à cadre indiquant la parrallaxe, tout magnfique soit-il comme ceux des Leica M (et la clarté du viseur du X100 n'est pas en reste par rapport à cette légende, même s'il présente plus de distorsion) ne peut pas montrer un cadrage exact très proche. Dans ces conditions, la solution pratique est bien entendu de commuter d'un doigt léger le viseur en mode électronique pour savoir exactement comment est cadré son gros plan. Mais en usage normal, l'autofocus refuse de faire la mise au point sur les sujets trop proches, tant que l'on n'a pas commuté le mode macro par le trèfle arrière.

C'est là qu'intervient une astuce de génie, signalée par un lecteur ami sur le site Monde de la photo, suivez bien: pour accéder à une mise au point autofocus très rapprochée sans passer par le mode macro, il faut et il suffit de commuter l'appareil d'AF-S en...MF ! Oui, vous avez bien lu. Quand l'appareil est réglé en mode MF la touche arrière AFL/AEL qui tombe très bien sous le pouce permet de faire une pré mise au point à n'importe quelle distance - le cadrage sera évidemment bien plus précis en visée électronique - et de la mémoriser avant recadrage éventuel (voir mode d'emploi page 45, 47, 84...), ce qui pour n'importe quel sujet statique est beaucoup plus rapide que de passer par le menu macro qui commute automatiquement la visée en électronique. Avec ce système, on manie le X100 avec trois doigts de la main droite: le pouce se sert de la touche AFL/AEL, l'index du déclencheur, le majeur commute rapidement viseur optique et viseur électronique selon la distance du sujet !
 


 
 


 
 
 
 



 
 

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