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2000...les premiers articles Pictchallenge sur le numérique ! Ces
textes n'ont pas été actualisés.
IMAGE
NUMERIQUE
ET
PHOTO NUMERIQUE.....
Si vous consultez un site web...comme celui-ci, vous n'avez sous les yeux que des images...numériques. Les tons de la photo d'origine ont été "interprétés" par un scanner et un logiciel de traitement d'images, qui transforme toutes les informations en points ("pixels" ) en trois couleurs (Rouge, Vert et Bleu, dit codage RVB) afin que puissiez les voir à l'écran et les imprimer.
La plupart des images de PICTCHALLENGE.COM sont des prises de vues "argentiques", faites avec du matériel photo traditionnel (24 x 36, avec pellicules négatives ou diapositives). Ensuite, l'original (négatif ou diapo) est transformé en fichier informatique (image "numérique") avec un scanner à films, en ce qui me concerne un Nikon LS30.
LA PRISE DE VUE NUMERIQUE EST-ELLE AU POINT?
Mais de plus en plus, tous les photographes sont confrontés à la mise en place massive, sur le marché, d'appareils photographiques 100% numériques....plus de film, diverses solutions de stockage (disquettes, cartes Compact Flash ou Smart Media, mini disque dur, momory stick, etc). Ces appareils sont ils capables de remplacer nos "bon vieux" appareils argentiques?
Pour l'usage Internet....OUI, dans la plupart des cas ! Une fois les photos "dimensionnées" au format d'affichage sur Internet, qui peut voir la différence?

La vue du haut est une prise de vue 100% numérique, effectuée avec un appareil Nikon Coolpix 800...celle du bas une prise de vue argentique sur diapositive, avec un Nikon F60.
Autre petit exemple:
Le cliché du haut est argentique.....celui du bas est numérique !
Encore plus délicat: comment reconnaître sur une photo 10 x 15 le cliché argentique du cliché numérique? Avec un bon matériel de prise de vue, il est devenu impossible de distinguer un tirage photo "traditionnel" d'un tirage sur papier photo d'un fichier numérique.
Quand on imprime soi-même ses images avec une imprimante "qualité photo", au format A4 (21 x 29,7 cm, soit environ 18 x 24 cm avec des marges blanches) il est quasiment impossible de déterminer la SOURCE de l'image: scan d'un négatif...ou fichier numérique direct.
Aujourd'hui, les solutions numériques professionnelles (modèle Nikon D1, par exemple) permettent de travailler avec les mêmes optiques que les boîtiers traditionnels (F90, F100 ou F5, par exemple) et de réaliser des agrandissements de format 30 x 40 cm (format A3 des imprimantes)...Un tel cliché publié dans une revue au format courant pleine page de 20 x 30 cm ne pourra pas être "reconnu" comme prise de vue numérique !
QUEL APPAREIL POUR DE TELS RESULTATS?
Le problème du rapport "QUALITE-PRIX" du numérique se pose de façon différente pour un amateur et un professionnel. Ce dernier va faire des choix économiques, en comparant le surcoût du matériel et l'économie réalisée sur les films, les développements, etc. L'amateur peut être tenté par la facilité du numérique (s'il utilise beaucoup Internet, par exemple) mais devra tenir compte du fait qu'à qualité photographique équivalente (optique, possibilités) le numérique coûte encore deux à trois fois plus cher que le matériel argentique, et que certaines possibilités de l'argentique lui sont interdites.
Le choix raisonnable, si les moyens financiers le permettent, est de pouvoir utiliser les deux technologies en fonction des besoins. Ne jamais oublier que si on paie plus ses films...on paie des cartes de stockage, des piles, du papier pour l'imprimante, de l'encre, etc...Tout le monde peut faire ses comptes !
Dans le marché actuel, la qualité photo minimale pour faire des tirages entre 10 x 15 et 18 x 24 s'obtient avec un matériel de bonne marque (voir en particulier les tests des revues spécialisées, "Chasseur d'Images" par exemple) dont le capteur oddre une résolution de 2 MégaPiels (2 millions de points de définition). Depuis peu, les appareils dotés decapteurs de 3,3 MégaPixels sont sur le marché, ils permettent d'obtenir des tirages de format A4 de belle qualité...Mais un appareil avec un tel capteur...et un mauvais objectif aura du mal à faire de belles images, comme un 24 x 36 de piètre qualité, même si vous le chargez avec le film le plus fin du marché !
LA RESOLUTION ET LE POIDS DES FICHIERS :
La notion de base est que
plus l'image comporte de points (pixels) meilleure sera la qualité.
Pour comprendre à quoi correspond le "poids informatique" d'un fichier,
quelques calculs simples permettent de comprendre le débat/
"Des GRAINS....et des PIXELS
Pour être interprétée par l’oeil, toute image est composée d’une multitude de «points» microscopiques, qui sont à l’image ce que l’atome est à la matière.
Ces «points» s’appellent des GRAINS en photographie traditionnelle, des PIXELS (pour PICTure ELement) en photographie numérique. La finesse de l’image dépendra évidemment de la quantité de ces grains ou de ces pixels au millimètre carré.
En photographie argentique (ou «traditionnelle»), la finesse de ces grains est telle qu’il faut arriver à un taux d’agrandissement élevé pour que l’oeil constate leur présence. Il y en a plusieurs dizaines de millions dans un négatif de 24x36 mm.
En photographie numérique, la technique est différente. Le nombre de pixels est fixé par celui des photosites du CCD, un peu comme les alvéoles d’un nid d’abeille. En 1998, les appareils photonumériques étaient équipés de CCD comportant un tiers de million de pixels. L’année suivante on grimpait entre 1,5 et 2,5 millions de pixels. Les 3 millions ont été dépassés en l’an 2000, et la courbe peut encore monter. Dans une certaine mesure parce qu’à l’inverse d’une émulsion argentique où il «suffit» (?) de jouer sur la taille et le nombre des grains d’argent en suspension (un coup de chapeau aux chercheurs, qui nous annoncent pour "incessamment sous peu" des progrès stupéfiants dans ce domaine), en numérique il faut multiplier le nombre de photosites, donc d’«alvéoles» du «nid d’abeille», déjà microscopiques avec les appareils actuels (dans un «bimégapixel» on loge plus 1200 colonnes de plus de 1600 photosites dans un rectangle qui fait moins d’un centimètre et demi de diagonale)."
Extrait du site d'Yves DETON, partenaire de PICTCHALLENGE
Un appareil numérique avec un capteur de 2 MegaPixels fournit des clichés d'environ 1600 x 1200 pixels...soit 1,9 MO (on est bien dans les mêmes zones que l'annonce de "2 MegaPixels"). en trois couleurs, le fichier deviendra un fichier BMP de 5,7 MO. Si l'appareil est livré avec une carte de 8 Mo...vous ferez une photo avant de vider la carte dans un ordinateur !
Mais, heureusement, un traitement informatique va "compresser" les images de telle façon qu'on puisse les stocker, les envoyer sur Internet, etc....Avant de donner quelques informations de base sur la compression, je voudrais proposer une règle simple et mnémotechnique:
L'expérience vécue prouve que si l'on divise le nombre de pixels d'une image par 100, on a une juste appréciation que la qualité "photo" visuelle que l'on pourra obtenir de l'image en l'imprimant ou en la faisant agrandir sur un papier argentique. Ainsi, notre diapo scannée à 2400 x 3600 supportera un agrandissement de 24 x 36 cm. Le cliché numérique de 1600 x 1200 se prêtera à un tirage de 16 x 12 cm (proche du "13x18" traditionnel).
Avec de bons outils informatiques de traitement d'image, si l'original convient (lumière, netteté...les critères sont strictement les mêmes qu'en photo traditionnelle) il est enfin possible de gagner "un cran" en dimension d'agrandissement: 30 x 45 depuis le scan de diapo, 18 x 24 depuis le fichier pris par l'appareil numérique.
Oublions toutes les "normes" de résolution (2400 dpi, 300 dpi...etc) et concentrons nous sur le nombre de pixels, cette méthode est tellement simple que je ne comprends pas pourquoi elle n'est pas plus répandue...
Mais lisons d'abord les explications données par l'article d'un excellent partenaire de PICTCHALLENGE, le photographe belge Yves DETON:
Un peu de théorie :
"Pour rappel, le scaning est l’opération permettant de transformer l’information optique (texte, dessin, photo) en information numérique, c’est-à-dire une succession de 1 (le courant passe) et de 0 (le courant ne passe pas). Le pixel est à l’image numérique ce que l’atome est à la matière, c’est-à-dire l’équivalent du «grain» en photo traditionnelle. DPI sont les initiales en anglais de «dots per inch» en français «point par pouce» ou PPP(ndlr: voire "Points per inch...ppi").
(...)
LE
FICHIER SOURCE
Le document photographique sous forme de fichier numérique, le «fichier source» peut être le résultat :
1) d’une prise de vue avec un appareil photo numérique : le nombre total de pixels contenu dans l’image dépend des performances de l’appareil d’une part, du niveau de qualité choisi lors de la prise de vue d’autre part : SHQ (Super Haute Qualité) non comprimée, SHQ comprimée, HQ (Haute Qualité), SQ (Qualité Standard). En descendant en qualité, on augmente le nombre de prises de vues stockables sur le même support puisque celui-ci a de la place pour un certain nombre de pixels, p.ex. 32 Mo : moins l’image contient de pixels, plus le support peut enregistrer un grand nombre d’images. C’est arithmétique...
2) du scaning d’un tirage photographique : le nombre total de pixels qui sera enregistré dépend du format de la photo originale, du niveau de qualité paramétré sur le scanner d’autre part. Le fichier source, résultat de ce scaning, sera meilleur si on a scanné un tirage 20x30 que si on a scanné un 13x18 ou un 10x15, ne serait-ce que parce que la quantité d’information «enregistrable» est quatre fois plus grande sur un 20x30 que sur un 10x15 : toujours l’arithmétique.
3) du scaning d’un négatif ou d’une diapositive : le nombre total de pixels qui sera enregistré dépendra du niveau choisi au niveau de la «résolution d’entrée» qui est en quelque sorte le coefficient d’acuité optique du balayage : dans tel scanner par exemple on pourra opter (en arrondissant) pour 300, 600, 1200, 2400 dpi ce qui donnera respectivement un fichier source de (en arrondissant) 0,5 Mo, 1,5 Mo, 6 Mo, 24 Mo.
Nous disposons maintenant d’un fichier source, qui contient une quantité d’information très variable. Qu’allons nous faire de lui? Soit l’envoyer par l’Internet, soit l’utiliser uniquement sur notre écran d’ordinateur, soit l’intégrer dans une mise en page (en PAO ou DTP), soit l’imprimer en tant que photo. Même si le terme n’est pas très orthodoxe, nous reprendrons ces diverses présentation sous le terme générique de «fichier cible» par opposition à «fichier source»
LE FICHIER CIBLE
Il faut partir d’un principe qui relève du bon sens le plus élémentaire : on n’utilise pas un marteau pneumatique pour casser des noisettes. Il faut toujours adapter l’outil au besoin.
La définition d’une image photographique sur le moniteur d’un PC est optiquement très inférieure à celle de la même image imprimée sur du papier photographique traditionnel («argentique») : une petite centaine de dpi suffit largement sur le moniteur, 300 dpi étant la norme généralement admise pour l’impression sur papier de qualité photographique.
Il y a donc lieu de préparer le fichier source pour obtenir un fichier cible adapté à l’usage escompté. Prenons trois hypothèses de travail, étant entendu que les dimensions d’images en pixels sont ici données à titre indicatif, approximatif, et arrondie pour plus de clarté.
1) Nous voulons envoyer cette photo par le Web. Nous avons besoin d’un fichier en 72 dpi qui est la résolution de l’écran, et dimensionné en 600x400 pixels.
2) Nous voulons intégrer cette photo dans une page de bulletin en dimension 50x75mm (environ 2 pouces sur 3 pouces) et nous travaillons avec une imprimante autorisant le 300 dpi. Nous avons besoin d’un fichier de (2x300) x (3x300) = 600x900 pixels / 300 dpi.
3) Nous voulons réaliser un tirage de qualité photographique avec un imprimante travaillant à 300 dpi (attention : voir plus loin) : si nous voulons un tirage 20x30 cm (donc 8x12 pouces) nous avons besoin d’un fichier de (8x300)x(12x300) = 2400x3600 pixels / 300 dpi.
Dernière hypothèse : la même photo doit pouvoir servir aux trois usages : le fichier source satisfera aux exigences les plus élevées (exemple n°3) mais à l’aide d’un bon logiciel de traitement d’images nous créerons des fichiers de travail correspondant aux fichiers cibles recherchés.
En
résumé, si un utilisateur averti vous conseille de sauvegarder
vos images «en 2700 dpi» (ou en 1200 dpi), il vous parle de
la RESOLUTION D’ENTREE : une RESOLUTION DE SORTIE de 300 dpi siéra
très bien au même fichier... " Yves DETON
Un peu de pratique :
Sauvegarder les fichiers
à la résolution maximale....fort bien, mais mon ordinateur
vient de rendre l'âme ! Pourquoi? Parce que j'ai essayé de
sauvegarder à résolution maximale une belle photo en couleur
de format 20 x 30 cm, sur mon scanner à plat ! Démonstration:
sur un Agfa Snapscan offrant une résolution d'entrée de 2400
ppi, mon image fait 1.444 Méga Octets....j'ai besoin de 1000 disquettes
pour la sauvegarder ! Au secours ! Trop tard, écran bleu, Windows
est bloqué...etc.
Pourquoi? Parce que vous
n'avez pas bien lu ce qu'écrit mon ami Yves dans la partie thérique
de la réponse: "le scanning d'une diapositve ou d'un
négatif...à
2400 dpi donnera environ un fichier de 25 Mo...lequel fichier sera suffisant
pour obtenir un tirage 20 x 30 à 300 dpi" !
Alors, que puis-je faire pour vous....tout simplement vous donner à imprimer un petit tableau aide mémoire qui indique deux choses:
1)
quel est le poids du fichier et le nombre de pixels nécessaires
pour obtenir à partir d'une diapo ou d'un négatif 24 x 36
un tirage sur imprimante jet d'encre, en qualité photo, dans tous
les formats photos courants.
2)
quel est le réglage d'entrée sur un scanner à plat
pour obtenir le même résultat à partir d'un tirage
10 x 15 courant....attention, ce tirage ne sera pas aussi piqué
qu'un néga, et vous serez déçu de l'agrandissement,
mais ce n'est pas la faute du scanner qui voit...ce qu'il y a à
voir !
La taille des fichiers a été évaluée à l'aide de la boîte de dimensionnement de Photoshop LE, à partir d'un scan de base d'une diapositive, à résolution maximale d'un scanner Nikon LS30. Le fichier d'origine BMP pèse en effet 25,9 Megaoctets, soit 2445 pixels x 3705 pixels. La surface imprimable à une résolution de sortie de 300 dpi est exactement de 20,7 x 31,4 cm. Une impression sans interpolation utilisant la règle "du centième" : 2400 pixels x 3600 pixels, divisés par 100 = 24 cm x 36 cm imprimables en 255 dpi en sortie, quasiment sans possibilité de voir la différence à l'oeil nu avec une résolution de 300 dpi..
Le tableau qui suit présente
donc, pour chaque format photo arrondi, le nombre de pixels à obtenir
pour une image à sortir en 300 dpi, le poids du fichier BMP résultant
après interpolation ou réduction, et enfin le réglage
à sélectionner sur un scanner Agfa Snapscan pour obtenir
le même rapport d'agrandissement à partir d'un tirage 10 x
15 cm.
| Format photo (arrondi) | Pixels à 300 dpi imprimés. | Poids en Mo | Interpolation | Equivalent 10 x 15
Agfa Snapscan |
| 30 x 45 cm | 3507 x 5315 | 53,3 Mo | Agrandissement | 900 ppi |
| 24 x 36 cm | 2884 x 4370 | 36,1 Mo | Agrandissement | 750 ppi |
| 20 x 30 cm | 2338 x 3543 | 23,7 Mo | Réduction | 600 ppi |
| 16 x 24 cm | 1871 x 2835 | 15,2 Mo | Réduction | 500 ppi |
| 13 x 19 cm | 1481 x 2244 | 9,5 Mo | Réduction | 400 ppi |
| 10 x 15 cm | 1169 x 1772 | 5,9 Mo | Réduction | 300 ppi |
| 9 x 13 cm | 1013 x 1535 | 4,5 Mo | Réduction | 265 ppi |
| 6 x 9 cm | 701 x 1063 | 2,3 Mo | Réduction | 200 ppi |
| Ecran à 72 dpi | 640 x 422 | 0,8 Mo | Réduction | 120 ppi |
Comment se servir du tableau :
Admettons que vous vouliez
partir d'une diapo et faire destirages 10 x 15 pour la famille...dans la
palette de réglage de votre scanner de diapos, vous changez la résolution
jusqu'à voir affiché un poids de fichier de 6 Mo....c'est
tout !
Si vous avez déjà
sauvegardé un fichier d'archives de 25 Mo, sous Photoshop...ou tout
autre logiciel offrant cette fonction, redimensionez l'image en prenant
1500 pixels de large, jauteur automatique et 300 dpi de sortie...
Pour agrandir en 24 x 36
cm, choisissez 4370 pixels en largeur, hauteur automatique, 300 dpi de
sortie...rééchantillonage bicubique...et c'est tout également
!
Enfin si avec un scanner
à plat et que vous voulez faire un 13 x 19 à partir d'un
10 x 15, sélectionnez simplement une résolution de 400 dpi...normalement
la boîte de dialogue du scanner affichera un fichier d'environ 9
Mo. Voilà. A vos essais !
COMPRESSER LES FICHIERS :
Un fichier "d'origine" est ingérable par un appareil numérique, et le stockage se fait généralement à la norme JPEG qui permet de transformer un fichierde 6 Mo par exemple en fichier de 0,6 Mo (gain...10 fois) sans perte visible de netteté. Quand on retraite un tel fichier avec un logiciel de traitement d'images (par exemple le célèbre "Photoshop" d'Adobe) l'image s'affiche avec son nombre de pixels d'origine.
Mais un tel fichier ne passe pas sur le web...alors qu'il conviendra pour un tirage sur papier. Alors, que faire?
Voici une première
recette pour publier sur un site des photos de moins de 30 Ko et compresser
encore plus....
Cette manipulation permet
de partir d'un fichier haute définition BMP d'un scan de diapositive
(les miens sont stockés sur CD, car sinon bonjour le disque dur)
d'environ 20 à 25 MO, on peut compresser l'image en réduisant
le poids du fichier...par 1000.
Bien sur, on peut faire
de petits fichiers en scannant en basse définiiton ! ...mais cette
méthode vaut pour des clichés déjà scannés,
et aussi pour les fichiers produits par les appareils numériques.
.
Processus sous PHOTOSHOP
4 ou 5 LE:
- ouvrir le fichier BMP
- dans le menu image, choisir
Taille et prendre une largeur en pixels compatible avec un affichage Web
sur un écran 14" (eh oui, certains internautes en ont encore), ici:
550 pixels de large. Photoshop calcule tout seul la hauteur.
- dans le menu fichier,
choisir "Enregistrer sous...JPG" et changer le nom du fichier
- dans le menu "enregistrer"
choisir le format de base optimisé, et la qualité moyenne
(indice 4).
Résultat: un fichier
de 27 Ko au lieu de 19,9 Mo.
Vous pouvez me croire, on
arrive à en imprimer une photo visible au format 8 x 13 cm environ
sans carrés ! Faites l'essai...

Encore plus compressé....
Imaginez maintenant que vous souhaitez une vignette pour afficher votre photo sur le web. Avec le même dispositif que ci-dessus, et en utilisant également PHOTOSHOP, on peut choisir, depuis le même fichier BMP de 19,9 Mo une largeur de 199 pixels seulement (cela permet d'afficher les images à trois de front sur une page Web visible plein écran avec un écran réglé en 640 x 480. Le fichier résultant ne fait que 8 Ko, soit une réduction du poids de fichier de 2500 fois ! Inutile bien sûr de cliquer sur la photo pour l'imprimer...sauf au format diapositive.

Record du monde?
En gardant ce format vignette de 200 pixels de large, et en baissant le niveau de qualité JPG, on réussit à obtenir un fichier (joint) de 3,1 Ko, soit une compression de plus de SIX MILLE FOIS par rapport au BMP d'origine. Imaginez que vous mettiez 20 imagettes de cete taille sur une page web, le surfeur n'aura que 60 Ko à télécharger.
PHOTOGRAPHIER AUTREMENT avec le Numérique ?
FETE FORAINE
La
faible sensibilité du numérique (100 Iso environ), le fait
de cadrer sur l'écran arrière, d'effacer les images inutiles,
conduit à multiplier les essais ...quasi gratuits ! Ci dessous la
"chenille" d'une fête foraine au village.
Les
photos ont été pruses avec un appareil Nikon Coolpix 800
Redimensionnement
et compression sans retouches sous PhotoImpact
FEU D'ARTIFICE
La
faible sensibilité du numérique (100 Iso environ), le fait
de cadrer sur l'écran arrière, d'effacer les images inutiles,
conduit à multiplier les essais ...quasi gratuits ! Ci dessous un
feu d'artifice villageois.
Les
photos ont été pruses avec un appareil Nikon Coolpix 800
Redimensionnement
et compression sans retouches sous PhotoImpact
photos
JM Sepulchre
Une
des plus grandes critiques faites à la photo numérique, c'est
que ce n'est plus ....de la photo ! Et en plus, c'est si facile,
qu'il n'y a nul besoin d'être un artiste. Sans renier ma "passion"
photographique, je suis bien obkigé d'admettre que cette réflexion
n'est pas fausse ! Ci dessous à gauche, le scan d'un paysage volontairement
épuré, avec un brin de flou et de fondu dans les lointains.
Et puis à droite, l'idée à son terme, l'application
d'un effet "peinture" a fait disparaître la réalité
photographique .....
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Le
pire de la facilité c'est que beaucoup de logiciels permettent de
générer des effets très variés avec la plus
grande aisance.
De
plus, compte tenu du fait que toutes les manipulations dans ce registre
n'ont pas besoin d'une grande définition, nul besoin de scanner
performant pour obtenir un original "à travailler". Un tirage 10
x 15 passé dans un scanner à plat basique convient.
J'utilise pour ce type de modifications le plus souvent le logiciel Ulead PhotoImpact qui permet une large gamme de réglages et une mise en mémoire des effets, alors que pour la photo traditionnelle pour préféré est Adode Photoshop. Mais beaucoup d'effets existent aussi dans PhotoSuite, PictureIt, PhotoMagic, PhotoDraw, Corel Draw, PhotoPaint...Bon, je les tous essayés, et puis l'habitude fait que sauf réglage ou effet très spécial disponible dans un logiciel seulement, je me concentre sur deux outils de base...
Ci-dessous
j'ai progressivement modifié, (de gaucge à droite...puis
de haut en bas) à partir d'un scan d'origine sans corrections
(1), la luminosité et le contraste (2). ensuite j'ai transposé
l'image en noir et blanc (3) puis j'ai appliqué un effet de fuite
grand angulaire (4). Enfin j'ai solarisé (5) et enfin transposé
au trait (6).
Pour
l'anecdote, j'ai pris ces exemples basiques à partir d'une prise
de vue "minimaliste" parce que chacun de ces effets faisait autrefois l'objet
d'une réalisation possible avec des manipulations diverses. Il y
a 25 ans, j'ai bien réussir à agrandir des diapos sur des
films lith d'imprimerie (films trait de format 30 x 40) puis réaliser
des positifs de ce format par contact. J'ai solarisé, incliné
la colonne de l'agrandisseur tout en pliant les coins du papier pour créer
du flou, etc. Ce qui ce faisait en une heure...ou une après midi...se
réalise aujourd'hui en quelques minutes.
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Ci-dessous,
à partir d'un scan basique (1) d'un tirage 13 x 18, on a gagné
un filtre pola gratuit en faisant évoluer la luminosité et
le contraste (2). La saturation et le contrôle des teintes change
tout l'équilibre de l'image (3). Un léger effet "peinture
à l'huile" introduit un aspect qu'on nommait parfois "Albiccoco"
du nom d'un de ses fervents dans les années 60 (4). Le "mappage"
des teintes fait basculer l'image dans l'abstraction (5) mais une nouvelle
intervention de bamlance de couleurs permet d'obtenir un autre aspect (6).
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Vous n'aimez pas...et bien moi non plus, les corrections qui précèdent sont volontairement très abusives pour montrer les déclages possibles. Mais une retouche très subtile (luminosité, contraste, netteté, balance) permet quand même d'améiorer grandement au tirage la vue (1)...très banale, n'est ce pas.
Entre la photo...et la transformation excessive, deux autres exemples d'application:
- les quatre images ci-dessous
découlent d'une recherche pour une maquette en vue d'une couverture
de programme...Odée poussée à bout (déformations
et colorisations progressives...) et abandonnée !
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- les deux images ci-dessus
montrent le scan original d'un tirage 10 x 15 à gauche, une affichette
à
droite. Tout le fond a été supprimé, les couleurs
ont été virées, les titres et sigles rajoutés,
avec le logiciel PhotoImpact. Quand même, il y a plus de quelques
minutes sur cette image...conforme à ce que l'association souhaitait
pour un programme.
Fantaisie numérique...ou utilisation pratique ?
On le sait de plus en plus, nous vivons dans un monde d'images numériques, où le traitement informatique intervient sur nos images dès le traitement en laboratoire, au tirage, dans les revues, sans compter bien sur les sites Web.
Dans ces conditions, comme le pensebt certains, pourquoi ne pas imaginer une déclinaison artistique entièrement "graphique"...en oubliant le terme "photo"? A la limite, une image transformée au point que personne ne peut ignorer que...ce n'est plus une photo n'est-elle pas plus "sincère" qu'une photo légèrement modifiée.
Ci-dessous, on peut voir que chacun peut se prendre pour un peintre, de différentes écoles. Le cadre est fourni par le logiciel !
Une autre école
pictorialiste vous convient-elle mieux ?
Ou enore une autre?
L'imagination...talentueuse ou non, est sans limites autres que le temps, le papier pour imprimer et l'encre.
Pourant, la réalisation d'oeuvres plus "modestes" réconcilie plus le photographe avec ces effets. Préférons nous la sobriété?
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On peut aussi avoir une commande. Par exemple, un ami veut pour une illustration un arbre avec le soleil entre les branches. Il existe des filtres "étoile". Il existe aussi des effets "étoiles" que l'on déplce dans l'image jusqu'au moment où le compromis est satisfaisant. pour le "réalisme", on simulera aussi un petit coup de "flare" à gauche du soleil et un petit reflet à droite..

Enfin,
l'application d'un effet sur une série peut servir à créer
une unité graphique. Les deux mages qui suivent sont extraites d'une
série de quinze destinées à illustrer le générique
d'un film video d'une association culturelle locale. Une fois un type d'effet
défini, le même traitement est appliqué à toutes
les images. Ci-dessous, deux extraits de ce générique, obtenu,
compte tenu de la résolution video attendue, à partir de
scan de simples tirages 10 x 15. Pour être complet, après
traitement, tous lesfichiers ont été transmis par mel à
l'ami qui faisait le montage numérique. Temps pour fabriquer une
telle série, deux heures maximum. Le numérique, ça
peut être trop facile !
images JM Sepulchre
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à l'index technique pratique
Vous trouverez
des conseils liés au numérique dans le
livre
de JMS et des correspondants PICTCHALLENGE
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