PARIS 1er janvier 2008

(images au Nikon D3, 6400 ISO, 35 mm f2 mod.Ai)

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1/30 f/4, photo sollicitée par de grands gestes amicaux...derrière la vitrine du restaurant !




Dans la nuit séparant le 31 décembre 2007 du 1er janvier 2008, je me promenais dans un Paris en fête...fêtes privées car rien n'est organisé pour rassembler les foules comme dans les capitales étrangères. D'ailleurs, par crainte d'incident sans doute, on ferme la Grand Roue de la place de la Concorde...reste à flâner sur les Champs Elysées, où des groupes de jeunes s'amusent.

J'ai pris quelques images avec comme fil conducteur la photo souvenir, généralisée avec de plus en plus de compacts numériques, de téléphones, de bridges, peu de reflex rencontrés. Il est vrai que shooter les passants avec un appareil équipé d'un zoom et d'un flash, çà fait tellement paparazzo que l'on risque plus les mauvais coups que les bons clichés.

C'est pour cela que j'ai décidé d'essayer le reportage à l'ancienne en équipant un boîtier certes massif mais peu clinquant, le Nikon D3, d'une optique âgée de 40 ans qui a ses qualités et ses défauts: un Nikkor O 35 mm f/2, non traité multicouches donc offrant des halos très vintage, mais modifié Ai par l'usine à la fin des seventies, donc 100% compatible avec le premier numérique 24 x 36 de la marque. La mesure matricielle fonctionne en automatique priorité diaphragme grâce à la programmation logicielle du D3, et l'assistance électronique de mise au point est rapide et intuitive, car des flèches rappellent dans quel sens tourner la bague de mise au point.

Le photographe équipé d'une optique métal noir et alu n'impressionne guère les foules et fait même assez démodé quand on le voit prendre son temps et ajuster la bague de mise au point, c'est beaucoup moins agressif qu'un zoom peint en blanc ! J'ai donc été accepté du regard pour toutes les images publiées ici.

Pour pouvoir faire des instantanés, j'ai réglé le diaph entre 2.8 et 5.6 selon les moments, et j'avais configuré le D3 à sa sensibilité maximale avant de passer aux grades "boostés", soit 6.400 ISO; la balance des blancs était en automatique, ce qui n'est pas le meilleur choix, car ce nouveau modèle souffre du même défaut que tous les numériques Nikon depuis 2000, c'est à dire une balance trop jaune en présence d'éclairage incandescent. Comme je photographiais en RAW, j'ai opéré des corrections, automatiques (balance incandescent plus froide dans Nikon Capture NX) ou manuelle (balance incandescente réajustée à vue avec Capture one 4). J'ai fait une autre erreur de configuration en activant le d-ligthing actif en présence de grands écarts lumineux, ce qui entraîne l'appareil vers une sous exposition inutile génératrice de bruit, alors qu'en exposition pour les ombres moyennes et une récupération des blancs par le logiciel de traitement RAW (les deux convertisseurs essayés le font très bien) fait mieux. Enfin j'ai appliqué une réduction de bruit minimaliste pour garder un petit effet de grain qui donnera de la matière au tirage, mais le grain ne choque pas plus à l'écran en vision 100% que celui d'un scan de Kodachrome...200.

C'est en pensant à ce film mythique que j'ai cherché certaines ambiances sombres et saturées...qui aurait pensé il y a 7 ans lors de la sortie des premiers reflex numériques offrant une position 1600 ISO que l'on aurait ce rendu à 6400 aujourd'hui ?

JMS 04-01-2008

 

1/80 f/4

1/40 f/5.6

1/15 f/5.6

1/60 f/5.6

1/00 f/4

1/40 f/2.8

1/100 f/4

1/25 f/4

1/40 f/4

1/60 f/5.6

1/80 f/5.6

1/80 f/5.6

1/80 f/5.6



1/125 f/4



 
 


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