
Le multiplicateur de focale Kenko
Compte tenu du prix de ces accessoires, cette solution peut apparaître tentante ! En effet un multiplicateur de base se trouve à partir de 100 euros, nettement moins en occasion. Même un multiplicateur très cher (Nikon TC14E...900 euros !) est beaucoup plus abordable que le 400 mm de la même marque !
Cependant, il faut prendre en compte plusieurs
éléments importants:
- le multiplicateur diminue la qualité
de l'optique...même le plus cher.
- le multiplicateur absorbe de la lumière.
En gros, un multiplicateur de 1,4 ou 1,5 "mange" un diaphragme...le 300
mm de f4 devient un 420 mm de 5,6. Un doubleur absorbe 2 diaph...votre
300 mm de 4 devient un 600 mm ...de 8 !
- avec cette perte de lumière,
l'autofocus de l'appareil devient plus lent...voire, sur certains modèles,
inactif!
Le choix d'un multiplicateur doit tenir compte de ces contraintes. En outre, il est prudent de vérifier s'il fonctionne bien sur votre appareil et avec votre objectif. En tout état de cause, les multiplicateurs sont déconseillés avec les zooms, parce que ces derniers - sauf les modèles professionnels - sont peu lumineux et d'une qualité optique plus faible à la plus longue focale.
Néanmoins, le multiplicateur peut servir, en paysages, photo de sport, animaux, etc, à certaines conditions.
1) l'optique de base doit être de
bonne qualité, car le multiplicateur multiplie aussi les défauts.
2) il faut utiliser un film très
rapide pour pouvoir travailleur à main levée. En effet, pour
reprendre notre exemple, un 420 mm de 5,6 impose une vitesse de base de
1/500 ème de seconde (vitesse égale à la focale) pour
éviter le flou de bougé. Si le sujet est en mouvement, il
faut choisir le 1/1000 ème ou le 1/2000 ème de seconde.
3) il est d'autant plus nécessaire
d'utiliser un film très rapide que pour atténuer les défauts
du multiplicateur il est conseillé de fermer le diaph de l'optique
de base d'au moins 1 valeur notamment pour limiter le vignettage, c'est
à dire le centre de l'image plus clair que les bords (fermer à
f 5,6 pour une optique ouvrant à f 4...soit un luminosité
réelle de f 8).
4) pour utiliser un film lent, ou pour
gagner un peu de profondeur de champ en fermant le diaph, il faut absolutment
se servir d'un pied.
J'ai été moi même confronté à ces problèmes en désirant "doper" mon Nikon 300 mm AF f 4. J'utilisais autrefois un multiplicateur Nikon TC16AF, incompatible avec les nouveaux boitiers de la marque. Les nouveaux multiplicateurs Nikon (TC14e) sont par contre incompatibles avec l'objectif, ils sont réservés à la gamme "pro" à moteur interne AFS.
Exemple : Le test du KENKO x1,4 PRO 300
J'ai essayé ce nouveau modèle
KENKO x1,4 PRO 300, spécialement conçu pour les longues focales
- à partir de 200 mm - en monture Nikon AFD. Ce modèle à
5 lentilles fonctionne en transmettant l'autofocus et le diaphragme sur
la nouvelle génération Nikon. Par contre il est incompatible
avec les Nikon AFS
| Mise
à jour février 2007 :
les
modèles récents du Kenko Pro, notamment tous ceux qui sont
notés sur la boîte " for Digital" et estampillés "DG"
sur la monture sont non seulement traités pour le numérique,
mais encore compatibles avec la plupart des longues focales Nikon au dessus
de 100 mm (200 conseillé pour l'ancienne version), non seulement
AFD mais aussi AFS ! Dans ce cas la stabilisation VR est conservée.
Il est conseillé de faire un essai préalable, mais en principe
cela fonctionne très bien, contrairement à...ce qu'indique
la notice en français contenue dans la boîte.
|
Le premier test du multiplicateur KENKO x1,4 PRO 300 a été conduit avec un boitier NIKON F100, un objectif AF Nikkor 300 mm f4, fermé au diaph de 5,6, avec un film diapositif Kodak Elitechrome 200 iso. A cette sensibilité, compte tenu que le convertisseur diminue la luminosité d'une valeur de diaph, il faut compter que l'optique est ouverte en réalité à f 8 (l'affichage dans le viseur, comme la profondeur de champ d'ailleurs, restent celles du 300 mm ouvert à f 5,6, sa meilleure valeur en termes de qualité), ce qui implique de disposer d'asez de lumière pour obtenir une vitesse supérieure à 1/500ème pour opérer à main levée. Plusieurs images du test sont floues...vitesse d'obturation trop basse !
Vue prise en contre jour,
avec un très haut contraste entre les rails et le ballast.
Peu de flare sur le rail,
vignettage quasi imperceptible, mais meilleur piqué au centre que
sur les bords.
Couleurs saturées et bon contraste malgré le reflet du soleil sur le parebrise du camion.
On note un bon dégradé
de gris, mais un léger vignettage dans les angles et une faible
profondeur de champ,
l'arrondi du chateau d'eau
implique une perte de netteté sur les bords.
La mesure matricielle du
Nikon fonctionne parfaitement avec le convertisseur.
Sur l'original, on distingue
bien les sculptures des pneus de l'Estafette.
Définition correcte
sur la plaque d'imatriculation, bonne saturation et dégradé
de couleurs.
L'appareil était réglé en AF dynamique, mode C (AF CONTINU) et prise de vues en rafale à 3 images seconde. Dans la pratique, durant la première seconde (trois à quatre images) l'autofocus cherche à s'aligner, puis il suit le mouvement quasiment sans défaut...le sujet se déplaçant à environ 140 km/h en direction du photographe. La série qui suit a été prise en 1,4 seconde eniron.


La locomotive est suivie
...tant bien que mal...par le photgraphe pendant que le déclenchement
s'opère en rafale.
La photo ci-dessous est
la dernière de la série, sur l'original la netteté
est correcte sur la poignée de la porte

Le même type de sujet a été pris en contre jour, les reflets et l'enchevêtrement des caténaires rendant la mise au point encore plus délicate. En comptant les images floues depuis le lointain, on peut estimer à 1 seconde (3 images floues) le temps nécessaire à la stabilisation de l'autofocus. Ensuite, les images sont nettes jusqu'au moment où le sujet disparait.

Entre la première image nette - ci dessus - et la dernière -ci dessous- il s'écoule 2,5 secondes...8 photos, toutes nettes.

En conclusion l'autofocus du boîtier, à partir du moment où le sujet est "accroché", fonctionne bien malgré la présence du multiplicateur. Dans la pratique, il sera conseillé d'anticiper la prise de vue en activant l'autofocus (pression à mi course du déclencheur) environ 1 seconde avant de commencer une telle série, pour que le suivi du mouvement soit correct.
Le dernier test a consisté a opérer quelques prises de vue en paysage, avec du Royal Gold 400 iso permettant d'être au moins à 1/500 ème sur des sujets peu mobiles. On note un léger vignettage sur le ciel...moins sensible dans le pré !


Bon pour le service...en
se souvenant qu'il ne faut cependant pas attendre de miracle d'un accessoire
vendu environ 1.700 F.
REPRODUCTION INTERDITE - COPYRIGHT
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et des correspondants PICTCHALLENGE "Tout photographier en numérique", ouvrage rédigé par Jean-Marie Sepulchre (JMS), créateur des sites "Pictchallenge", présente en une trentaine de chapitres sur près de 300 pages et 800 photos tous les sujets courants explorés avec des appareils photographiques numériques...du compact au D2x ! De nombreux invités ou correspondants de Pictchallenge ont participé au projet en mettant en images leur sujet de prédilection. Des chapitres techniques présentent les bases du réglage et du post-traitement.Disponible dans toutes les librairies et sur les sites de vente en ligne (Fnac, Amazon, Alapage, Chapitre...)...ainsi que directement auprès de l'éditeur. Prix conseillé : 29 euros. cliquez sur l'image ! Chez le même éditeur, vous apprécierez aussi, à destination des débutants, "Apprendre à photographier en numérique" (12 euros) et "Photographier avec son téléphone" (9,90 euros).
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