NUMERIQUE

Logiciel DXO Optics Pro
option "Film Pack"
version 4.1


 
 






DxO Labs a annoncé le 4 décembbre 2006  le lancement immédiat de DxO FilmPack, un nouveau produit qui vient compléter le logiciel d'amélioration automatique des images développé par la société, DxO Optics Pro. Ce module s'installe dans la nouvelle version 4.1 qui est disponible simultanèment. Grâce à DxO FilmPack, on peut donner aux photos numériques l'aspect d'une vingtaine de pellicules diapositives, noir et blanc ou couleur, et ce aussi bien en termes de couleur que de grain. DxO FilmPack permet même à ses utilisateurs de combiner le rendu couleur et les profils de grains de différents types de pellicules. Le pack est offert ratuitement à tous les utilisateurs de DxO Optics Pro v4.1 jusqu'au 31 décembre 2006.

DXO explique dans son communiqué de presse que le développement de DxO FilmPack a fait l'objet d'un processus d'étalonnage précis et scientifique, au même titre que les modules de correction boîtier et objectif DxO Optics Pro v4.1. Tout comme pour les corrections de la qualité d'image offertes par version 4.1 du logiciel DXO Optics Pro  , qui sont basées sur l'étalonnage individuel des défauts de chaque combinaison boîtier/objectif, DxO Labs a analysé et modélisé les caractéristiques de couleur et de grain de chaque pellicule incluse dans DxO FilmPack. Afin d'obtenir les meilleurs résultats possibles, DxO Labs a collaboré avec deux prestigieux laboratoires de traitement de film, Duggal (New York) et Picto (Paris). Les rendus couleur de DxO FilmPack se basent sur une analyse et un étalonnage de la sensibilité de surface de chaque pellicule, à partir desquels DxO Labs a extrait des courbes RVB spécifiques.

L'analyse et le rendu du grain des différentes pellicules ont fait l'objet d'une approche similaire : chaque type de grain est défini par extraction directe d'une "matrice de grain" à partir de la pellicule. Celle-ci peut ensuite être appliquée à des photos numériques. "Les autres produits se contentent de modéliser un "grain standard" de manière empirique. DxO Labs est remonté à la source pour rester aussi fidèle que possible à l'original", a expliqué Luc Marin, vice-président du Développement - Photographie chez DxO Labs. A partir d'un grain type mesuré pour un format de film 24 x 36, le grain de DxO FilmPack peut être ajusté en termes d'intensité (visibilité du grain par rapport à l'image) et de taille.

Les effets de DxO FilmPack peuvent être appliqués à n'importe quelle image numérique, quelle que soit sa source (appareil numérique, compact zoom, réflex numérique, scan numérique, etc). L'application se fait sur les images JPEG ou RAW, bien que l'utilisation d'images RAW offre des résultats plus précis.

DxO FilmPack (v1) comprend les profils de pellicules suivants :

Pellicules diapositives
Kodak Ektachrome 100VS
Kodak Kodachrome 25
Kodak Kodachrome 64
Kodak Kodachrome 200
Fuji Astia 100
Fuji Provia 100
Fuji Velvia 50
Pellicules noir et blanc Kodak T-Max 3200
Kodak Tri-X 400
Kodak BW 400CN
Fuji Neopan Acros 100
Illford XP2
Ilford Pan F Plus 50
Ilford HP5 Plus 400
Illford Delta 400
Ilford HPS 800
Négatifs couleur Kodak Portra 160NC
Kodak Portra 160VC
Fuji Fujicolor Supéria Réala 100
Fuji Fujicolor Supéria X-tra 800
Fuji Fujicolor Supéria HG 1600
Rendu neutre Kodak Elite 100 --> croisé en C41
Fuji Supéria 200 --> croisé en E6
 
 
 

DXO explique la création du Film Pack: (communique de presse)
 

A la poursuite du grain d’argent 
Pour relever un tel défi, le respect d’une démarche scientifiquement rigoureuse s’avère critique. Afin de disposer d’une base de travail la plus fiable possible, l’équipe d’ingénieurs de DxO Labs a ainsi réalisé une série de prises de vues intégrant à la fois des mires de calibration étalonnées et des sujets réels (natures mortes, objets aux couleurs et textures variées…) ; en outre, les films ont été exposés en assurant un contrôle précis des conditions d’éclairage.
 

Des laboratoires prestigieux 
Il s’agit ensuite de garantir que la phase de développement des négatifs et des diapositives n’induit pas de variables parasite dans les résultats produits : pour cela, deux laboratoires professionnels de grande réputation ont été mis à contribution. Deux jeux de l’ensemble des films ont été développés séparément, l’un par Picto à Paris, l’autre par Duggal à NewYork. Seule exception, les films Kodachrome ont été développés par le laboratoire professionnel de Kodak (qui reste la dernière usine capable de traiter ce film mythique). Une fois les films développés, la chaîne de calibration incluait un processus de numérisation rigoureux, utilisant un scanner couleur professionnel. Cela a permis d’obtenir des scans calibrés haute résolution, d’environ 20 mégapixels. Deux chaînes d’exploitation distinctes ont ensuite été mises en place : le calibrage des rendus couleur d’une part, qui s’est appuyé sur l’ensemble des scans des différentes prises de vues ; et la détermination du grain d'autre part. 
 

Une procédure innovante 
La méthode mise en œuvre pour le grain mérite d’être explicitée. Quand il s’agit de « recréer » un grain argentique, les solutions logicielles disponibles jusqu’à aujourd’hui se limitent à générer artificiellement une texture de synthèse, dont l’aspect est « calé » pour imiter tel ou tel film. Il faut reconnaître que l’empirisme d’une telle approche rend peu crédibles les résultats obtenus. Au contraire, la démarche de DxO Labs a consisté à extraire des « matrices de grain » directement depuis les images-test. Pour chacun des films, ces modèles étalons ont été moyennés afin de pouvoir être réappliqués aux images numériques avec le maximum de réalisme. 
 

La touche finale 
Une fois l’ensemble de la procédure achevée, il restait à valider les résultats : fidèle à l’approche habituelle à DxO Labs qui cherche à associer la démarche scientifique avec la compétence des professionnels de l’image, les rendus ont été vérifiés à la fois par des techniciens du laboratoire DxO Labs et par des photographes experts. Ceux-ci ont également participé à l’élaboration de l’interface du FilmPack, lequel se présente donc sous la forme d’un module intégré à DxO Optics Pro. Un outil, aussi sophistiqué soit-il, doit à la fois rester suffisamment simple à mettre en œuvre par un néophyte, et assez complet pour laisser l’expert moduler librement ses effets. L’IHM (Interface Homme/Machine) du FilmPack permet ainsi une sélection directe de la référence du film ; elle propose en option des options complètes de paramétrage séparé du profil de rendu couleur et du grain. 
 
 

Il est ainsi possible d’explorer des styles originaux, qui font appel au rendu couleur d’un film et au grain d’un autre ; mieux, la finesse du grain et son intensité restent modulables. Ainsi trois préréglages proposent de reproduire le grain d’un 24x36, d’un 6x6 ou d’un grand format. Naturellement, l’ensemble des outils de réglage qu’offre DxO Optics Pro permet de moduler l’effet du FilmPack. Dans le cas des films négatifs couleur, l’utilisateur peut ajuster son propre « tirage couleur », en jouant par exemple sur les curseurs des palettes Lighting et Balance des Blancs. 

 


 

Pour avoir été associé au projet comme testeur de versions "beta" ...et à partir d'expériences tout à fait empiriques (relatées dans le numéro 1 du journal "PhotoFan") pour "retrouver" des rendus argentiques en numérique, je ne vous cacherai pas que la démarche exposée ci-dessus, consistant à implanter des "vrais grains" de films (parfois en recherchant de vieilles archives de négatifs et diapositives) me semblait au départ assez délicate à mettre en oeuvre.

Et puis, en découvrant le module terminé et en l'essayant sur un très large échantillon d'images, quel plaisir de retrouver le caractère et les nuances d'une diapo Kodachrome ou Velvia avec le Film Pack... À partir d'un fichier RAW, on a vraiment des perspectives enthousiasmantes quand on aime les anciens rendus argentiques !

Je cite le RAW a dessein, car lui seul permet de jouer au mieux avec des paramètres fins qui vont personnaliser les images selon le caractère de chaque film, dont le rendu sera forcèment un peu moins sophistiqué en JPG: ajuster finament la balance des blancs et  la récupération des hautes lumières par rapport aux ombres débouchées par le DXO ligthing est un "plus" qui n'appartient qu'aux RAW. Par contre on pourra peaufiner utilement les JPG avec les courbes LST...mais il faut partir d'une image exposée de façon rigoureuse, alors que le RAW autorise quelques ajustements supplémentaires.
 



 
 

Utilisation du Film Pack :







L'ergonomie du module s'intègre dans les commandes de la version 4 dont la prise en main   est en ligne sur Pictchallenge.

On découvre juste de nouvelles lignes de commande dans le menu DXO color: un choix de type de films et un choix du grain à appliquer:  couleurs:
 
 






Le grain peut être ajusté pour faire des expériences audacieuses...comme d'appliquer un moutonnement de TMax 3200 à un Kodachrome 25 ! Je ne suis pas partisan d'une telle...créativité...mais c'est possible en effet !



 

La visualisation des effets de chaque profil se voit immédiatemment, mais il est conseillé d'agrandir à 100% pour examiner le grain et procéder le cas échéant à des ajustements précis. Ici j'ai un peu forcé le grain de la Tri-X pour simuler un développement un peu plus vigoureux.
 
 


 

Augmenter la saturation peut aussi donner un aspect plus "arc en ciel" au célèbre grain de la Kodachrome 200, ici visualisé à 200 % !
 

Par contre, même en saturation élevée, on n'observera pas de "montée de grain" sur une simulation de Kodachrome 25 !
 
 


 
 


Réglages expert :




Le tableau ci-dessous présente quelques réglages de base utilisés au cours de mes tests sur la toute dernière version "beta". J'ai vérifié rapidement que mes presets s'installaient sans problème dans la version définitive diffusée le 4/12/2006 ! Ces réglages sont une première approche qui peut être affinée image par image - ou par lot - selon les caractéristiques des fichiers de base. Vous noterez que j'ai un peu plus saturé les Kodachrome...à la mode des seventies...parce que j'ai constaté que les traitements Kodak récents étaient un peu plus "clairs" que ceux d'autrefois. J'ai aussi un peu "chargé" le Tri-X et le T-Max 3200, tout comme la Velvia. Le charme de DXO est qu'une fois ces réglages type enregistrés dans des "presets", on peut en décliner des variantes !
 
 

Exemples de réglages pour des fichiers NEF de Nikon D200,
de sensibilté proche de celle des films à reproduire
(100 à 400 ISO)






note: paradoxalement, l'effet du Tmax 3200 sera plus saisissant avec un cliché d'origine en basse sensibilité !
Si vous utilisez un cliché de 3200 iso, il faut d'abord enlever le bruit numérique avant d'appliquer le grain !
 

Dxo Noise Correct. expo * Hautes lumières Dxo Ligthing Contraste  Saturation Grain Accentuation ***
Film simulé
Kodachrome 25 Auto - 0.3 IL Aucun Léger Moyen bas Moyen haut Défaut  -0.5/ 1.48 - 0.5 - 2
Kodachrome 64 Auto - 0.15 IL Aucun Moyen Moyen bas Moyen haut Défaut  -0.5/ 1.48 - 0.5 - 2
Kodachrome 200 Néant ** - 0.25 IL Aucun Léger Original Moyen haut 105 - 4.8  0/ 1.48 - 0.5 - 2
Ekta 100VS Auto Néant Léger Moyen Original Original Défaut  -0.5/ 1.48 - 0.5 - 2
Fuji Velvia 50 Auto Néant Moyen Néant Original Moyen haut Défaut  -0,5/ 1.48 - 0.5 - 3
Fuji Provia 100F Auto Néant Moyen Léger Original Original  Défaut  -0.5/ 1.48 - 0.5 - 2
K 400 bw CN Auto Néant Moyen Moyen Original Original Défaut -0.5 / 0.80 - 0.6 -1
K Tri X 400 Auto Néant Aucun Léger Original Original Défaut 0 / 1,60 - 0.5 - 2
K TMax 3200 Auto Néant Néant Néant Original Original 111 - 4.9 0 / 1,60 - 0.5 - 2

notes du tableau :

* à ajuster le cas échéant selon l'image...en diapo aussi il y avait les fans de l'expo juste et ceux de la sous ex - 0.5 pour saturer la projection !

** je conseille de ne pas lisser le fichier destiné au Kodachrome 200, sauf s'il est de plus de 400 ISO

*** l'accentuation est à doser selon la présence ou pas du module d'objectif dans DXO. On peut choisir une correction de piqué modérée (-0.50) et une accentuation légère (1,25 - 5 - 2) ou la correction de piqué à 100%. En cas d'absence du module objectif on peut choisir une accentuation 1,50 - 0.5 - 2.
 

Evidemment à partir de fichiers JPG les capacités de réglage sont un peu moindres, car on ne peut pas jouer avec finesse sur la température de couleur, la récupération des hautes lumières et la correction d'exposition. Mais à partir d'un JPG équilibré à la prise de vue les résultats obtenus seront très proches de ceux d'un fichier RAW.

Les exemples ci-dessous ont été traités avec les paramètres du tableau ci-dessus, sauf la référence "fichier de base" qui est un développement du RAW natif sous Nikon capture NX.
 
 

Exemples de résultats pour des fichiers NEF de Nikon D200,
 

Soleil et ombre en fin d'après midi



 
 
 
 
 
 

Fichier de base
Kodachrome 25
Ektachrome 100 VS
Kodachrome 64
Velvia 50
Provia 100 F
Kodak 400 CN
Kodak Tri X

 

Soleil et ombre en milieu de journée



 
 
 
 
 
 

Fichier de base
Kodachrome 25
Ektachrome 100 VS
Kodachrome 64
Velvia 50
Provia 100 F
Kodak 400 CN
Kodak Tri X

Soleil voilé en milieu de journée



 
 
 
 
 
 

Fichier de base
Kodachrome 25
Ektachrome 100 VS
Kodachrome 64
Velvia 50
Provia 100 F
Kodak 400 CN
Kodak Tri X

Temps gris en milieu de journée



 
 
 
 
 
 

Fichier de base
Kodachrome 25
Ektachrome 100 VS
Kodachrome 64
Velvia 50
Provia 100 F
Kodak 400 CN
Kodak Tri X

 






Ces premiers essais sont vraiment rapides, et je conseille de peaufiner les réglages à partir de tirages sur papier ! Appréhender le grain à l'écran peut être trompeur - d'autant qu'il apparaîtra plus fort sur un écran LCD que sur un écran CRT ! - et l'ajustement fin doit être effectué en fonction du format de tirage envisagé. Par défaut, pour des fichiers de D200, c'est le format A3 qui "rendra" bien le grain "de base" du Filp Pack. J'ai procédé à des tirages pour vérifier l'impact du grain, très significatif pour faire ressortir les films à grain" comme les Kodachrome 200 ou Tri-X ! Il s'avère que j'aurai tendance à l'avenir de renforcer un peu le grain sur certaines images en Kodachrome 200, par exemple en appliquant avant tirage un filtre "plus net" sous Photoshop !
 
 

Crops 100% de fichiers JPG taille d'origine du Nikon D200
 

Kodachrome 64
 

Kodachrome 200
 

Fuji Velvia
 

Tri X


 

BW 400 CN

TMax 3200





Actuellement, DXO propose des "promotions de Noël', avec le Film Pack gratuit pour un achat ou mise à jour de DXO 4. A signaler aussi un bundle promotionnel DXO 4.1 + le logiciel de catalogue iView. Pour vos propres essais, je vous conseille donc de procéder par la méthode du téléchargement d'essai   afin de vous faire une idée rapidement avant la fin des promotions du père Noël!
 
 

REPRODUCTION INTERDITE - COPYRIGHT



 
 

retour à l'index test numérique
 

retour à l'index général
 

copyright www.pictchallenge.com



 
 
 
 

toujours disponible le livre de JMS 
et des correspondants PICTCHALLENGE

"Tout photographier en numérique", ouvrage rédigé par Jean-Marie Sepulchre (JMS), créateur des sites "Pictchallenge", présente en une trentaine de chapitres sur près de 300 pages  et 800 photos tous les sujets courants explorés avec des appareils photographiques numériques...du compact au D2x ! De nombreux invités ou correspondants de Pictchallenge ont participé au projet en mettant en images leur sujet de prédilection. Des chapitres techniques présentent les bases du réglage et du post-traitement.Disponible dans toutes les librairies et sur les sites de vente en ligne (Fnac, Amazon, Alapage, Chapitre...)...ainsi que directement auprès de l'éditeur. Prix conseillé : 29 euros. 

cliquez sur l'image ! 

Chez le même éditeur, vous apprécierez aussi, à destination des débutants, "Apprendre à photographier en numérique" (12 euros) et "Photographier avec son téléphone" (9,90 euros).