NUMERIQUE
 
 
 

DOSSIER NIKON D2h
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Les premières page de ce dossier d'essai ont été réalisées lors de démonstrations Nikon auxquelles j'ai eu le plaisir d'assister, les tos premiers essais en septembre 2003 sur firmware 0.30 n'ont d'ailleurs jamais été publiées. Ensuite j'ai pu disposer le 19 novembre 2003 d'un boitier "prêt à la vente" à plusieurs reprises, notamment pour mes traditionnels et féroces "tests de nuit" que vous découvrirez dans ces pages, et globalement les possibilités de configuration de l'appareil, et j'ai également pu effectuer une première approche au flash...puis refaire deux rounds de test entre les 12 et 18 décembre 2003...en attente de livraison de l'exemplaire commandé. Ensuite j'ai reçu la livraison de mon exemplaire le 26 décembre, au total mes observations initiales n'ont pas été démenties par 4000 prises de vues au total avec ce modèle. Les pages qui clotûrent cet essai ont été faites avec mon exemplaire personnel...

Finalement, vous trouverez dans ces pages des prises de vues avec quatre exemplaires différents du D2h en "firmware 1.00" et des optiques très variées, puisqu'au cours de ces divers essais ont été montés sur les appareils les 10.5 f 2.8 AFD (fish eye), 12-24 f 4 AFS DX, 17-35 f 2.8 AFS, 17-55 f 2.8 AFS DX, 24 f 2.8 AFD, 24 f 2 Ais,  28 f 1.4 AFD, 35 1.4 Ais, 50 1.4 Ais, 50 f 1.8 AFD, 50 f 2 Ai, 60 f 2.8 Micro Nikkor, 85 f 1.8 AFD, 105 2.5 modifié Ai, 70-200 VR 2.8, 200-400 f 4 AFS VR, 500 f 8 Reflex Nikkor...et même un zoom Angénieux 3.5 de 70-210 en monture Ais ! Je n'ai jamais rencontré de problème notamment de mesure de la lumière, toutes ces optiques ont fonctionné parfaitement.

Nos pages ne peuvent montrer qu'un aperçu des possibilités du D2h, ...à partir de JPG et de RAW, ces derniers convertis avec le nouveau logiciel NC4 version française, en essai gratuit 30 jours depuis le 19 novembre 2003 et disponible à la vente en version complète. Le logiciel est absolument indispensable pour les travaux avancés, car NC 3 n'est pas compatible avec le D2h. Nikon mérite des critiques fortes  sur ce point: une offre commerciale de mise à jour de NC3 vers NC4 aurait évité l'achat forcé du logiciel complet...incompréhensible d'autant qu'en France NC4 est livré en bundle avec les D100 !

Des tirages de contrôle en 20 x 30 (avec pour partie des fragments d'images 30 x 45) sur machines argentiques Agfa Dlab et Fuji Frontier ont bien ententu également été effectués...mais nous touchons là les limites du web: un scan de ces tirages ne peut donner un aperçu exact de la qualité d'image...qualité qui est l'interrogation première des passionnés d'image numérique dans les forums internet comme dans les mels que je reçois à partir de Pictchallenge.

Le Nikon D2h, en effet, présente un quasi "sans faute" sur le plan de l'ergonomie et des fonctions photographiques, mais le fait que son capteur n'offre que 4 millions de pixels a suscité beaucoup d'interrogations, du fait de la généralisation en gamme amateur des reflex numériques de ...6 millions de pixels, tout à fait aptes aux tirages en 30 x 45, voire plus. Le D2h permet il un usage assez universel avec une qualité proche de ce standart, ou bien est-il voué uniquement au reportage et à la double page magazine avec une trame offset somme toute assez grossière ?

Nos essais permettent de répondre en partie à toutes ces questions, en RAW on arrivera à fournir des 30 x 45 de haute qualité, très comparables à ceux que l'on obtient à partir de RAW de D100, et des JPG Fine en sensibilité courante pourront aussi être "gonflés" sans état d'âme, car les fichiers ont moins de pixels, mais "plus propres" que ceux du D100...l'équilibre final peut être équivalent.

Dès lors que l'on travaille pour cet usage sur des fichiers JPG Fine entre 200 et 800 iso, on obtiendra donc un niveau de qualité 30 x 45 très comparable à celui du 6 MP. Les sensibilités supérieures à 800 iso nécessitent cependant un certain travail de post traitement en RAW pour obtenir des 30 x 45 du standart de qualité que l'on obtient assez facilement en JPG avec le meilleur 6 MP du marché actuellement, j'ai cité le Fuji S2 Pro. A noter qu'un petit achat supplémentaire à 50 $ facilitera encore les choses : l'efficacité du logiciel "Noise Ninja *" pour nettoyer de leur bruit les images  prises à une sensibilité de 1600 iso et plus...l'informatique fait des miracles de plus en plus nombreux pour améliorer nos prises de vues !

Il est à noter néanmoins que le poids mesuré des RAW de D2h et que les performances de son buffer font que travailler en rafale et en  RAW sur le D2h n'est pas un obstacle similaire à celui que l'on rencontre dans la même configuration sur un D100 ou un S2 qui ne "rendent la main" qu'après ...un certain temps...sur une rafale de RAW ! Sur le S2, le RAW est interpolé donc très lourd, sur le D100 le RAW compressé semble très long à sauvegarder sur la carte.

Avec le D2h, par contre, une configuration "RAW compressé + JPG normal " est devenue..ma configuration par défaut ! Deux fichiers séparés (et non encapsulés comme sur certains appareils) sont enregistrés simultanèment, ce qui permet de tenir une cadence élevée sans états d'âme en images courantes vue par vue, jamais le buffer ne bloque des prises de vues assez soutenues, et le poids total des deux fichiers est approximativement de 6 MP maximum. En pratique, on loge facilement 50 vues de ce mix sur une carte CF de 256 Mo. Je conseille donc d'entrée, avant même que vous ne vous fassiez une opinion personelle en parcourant ces pages d'un oeil critique, à privilégier le post traitement RAW au delà de 1250 iso dès lors que l'éclairage et délicat et que vous souhaitez dépasser le 20 x 30 en tirage minilab argentique.

Pour les vues sportives en cadence soutenue et afin de bénéficier de la pleine disponibilité du buffer (40 images) le choix le plus rationnel est le JPG Fine, mais la combinaison RAW+JPG diminue la capacité de la rafale, non sa vitesse ! Le JPG normal, qui permet de loger environ 250 vues sur une carte 256, est quand même d'une qualité suffisante pour du 20 x 30 argentique...et sera sans doute le choix favori de beaucoup de pros qui auront besoin de fichiers légers pour la transmission rapide par téléphone ou Wifi.
 
 
 



 
 

Présentation technique







 
 
 

Le NIkon D2h est désormais livré en France...depuis sa présentation le 22 juillet 2003, nombreux sont les photographes de sport ou de reportage, tout comme les "fans" de la marque, qui ont attendu de pouvoir vérifier s'il tenait...ses promesses !
 

La présentation de l'appareil est du niveau de finition du F5, il est un peu plus compact car il ne possède pas de viseur interchengeable et de place pour la cartouche de film , mais  les fonctions visibles sur la face avant sont très similaires, à la différence de la deuxilème touche sous la commande de test de profondeur de champ: cette touche peut-être affectée à une fonction souvent utilisée par le photographe. En ce qui me concerne, j'ai programmé que son appui permette de régler instantanément, avec les molettes de réglage, la focale et le diaph des optiques Ai/Ais sans consulter le menu à l'arrière de l'appareil !
 
 







Le D2h présente une fiche technique très complète, principalement axée sur la vitesse et l'absence de latence au déclenchement...en le prenant en mains, on constate en effet qu'il réagit ...comme un F5, et  selon les mesures des spécialistes, même un peu plus vite. Il pas le confort de visée des meilleurs argentiques Nikon...mais presque : le viseur est HP, présente une couverture à 100%, cependant la taille de l'image est plus petite que celle du boitier pro 24 x 36. Selon les photographes, certains apprécieront d'avoir toutes les informations, d'autres trouveront que cela ...distrait un peu l'oeil...et donne l'impression de viser "sur la gauche" du cadre ! En pratique, on s'habitue très vite à pouvoir vérifier les données de sensibilité, balance, et qualité, à droite de l'image, et des touches au dos du boitier permettent de modifier ces réglages, par appui simultané par l'index gauche sur la touche et action du pouce droit sur la molette arrière, sans quitter le sujet de l'oeil. Très rare en reflex numérique ! A noter que le poignée verticale possède aussi les deux molettes de réglage, mais que dans ce cas la lecture des informations est plus déroutante...
 
 











On se fait très vite à cadrer "au centre de l'oeil", puis à donner rapidement des coups d'oeil à droite (permettez moi l'expression routière, comme quand on donne rapidement un coup d'oeil au rétro de droite quand on est en ville et que des cyclistes essaient de se faufiler !) pour vérifier la sensibilité, le format et la balance !

Si les touches de configuration de ces paramètres, tout en bas ...du dos (du boîtier) étaient un peu plus grosses et moins enfoncées derrière un rebord, çà serait le sans faute absolu, car on pourrait encore plu rapidement changer la sensibilité d'un coup de pouce droit sur la molette arrière tandis que pouce gauche appuie sur le bouton Iso...Comme ces touches sont un peu petites, on doit parfois s'y reprendre à deux fois pour bien appuyer sur la touche, mais quand on a pris le coup ça fonctionne de nuit sans regarder l'afficheur externe .

Les 11 capteurs peuvent être sélectionnés individuellement, ou regroupés. Les capteurs en crois couvrent en fait une surface très supérieure au collimateur (surligné en rouge) assurant en suivi de sujets rapides une sorte de "quadrillage autofocus" sur la plus grande partie du champ.

La construction comme la finition du boitier sont magnifiques, le chassis est en magnesium et des joints sont placés aux points pouvant laisser passer l'humidité. Reste à voir comment vieilliront les collages des gainages (instruit que je suis par l'expérience du D1 et de sa trappe à pile !).
 
 


 

La prise en main est de toute façon extrémement confortable en cadrage horizontal comme vertical...pour qui apprécie les appareils assez massifs. Beaucoup plus dense en mains qu'un D100, un peu plus compact qu'un D1, le D2h pèse presque le même poids cependant, mais il est beaucoup plus équilibré à tenir d'une main, et les batteries plus compactes allègeront quand même le fourre tout.
 
 


 
 

Selon la logique habituelle de Nikon, des combinaisons de touche et de double molette permettent de régler tous les paramètres de prise de vue. Les commandes sont accessibles au dos et sur le dessus du boitier...étant très habitué à cette ergonomie, j'ai retrouvé mes marques sans difficultés...d'autres trouveront qu'il y a peut être trop de commandes à mémoriser !
 
 








Les principaux paramètres de prise de vue se règlent sur le dessus de l'appareil, comme un F5, un F100...ou un série D1, et comme ces derniers les paramètres numériques sont accesibles principalement à l'arrière. C'est le petit rebord tout en bas sous l'écran secondaire qui est l'objet de mes critiques, il est un peu "haut" par rapport à la taille des touches qui sont au dessus (iso, qual, wb) et on a du mal à appuer facilement dessus sans lâcher le viseur de l'oeil, alors que la molette arrière idéalement placée sous le pouce permet de régler les paramètres sans quitter le sujet dans le viseur, puisque l'affichage à droite de l'image visée permet de voir ces trois facteurs essentiels de la qualité d'une série de prise de vue. Des touches de la taille de celles qui sont à gauche de l'écran de visualisation arrière, avec le même affleurement, me conviendraient mieux...
 
 
 


FICHE TECHNIQUE (source: Nikon)

Type :  Appareil numérique de type reflex à objectif interchangeable
Pixels effectifs :  4,1 millions  Capteur :  JFET LBCAST; taille : 23,1×15,5mm; total de 4,26 millions de pixels
Taille de l’image :  [L] 2464×1632 pixels / [M] 1840×1224 pixels
Autofocus :  détection de phase TTL avec module autofocus Nikon Multi-CAM2000; 11 capteurs dont 9 en croix
plage de détection : -1 à +19 IL (équivalent 100 ISO, à température normale)
Pilotage de l’objectif :  AF ponctuel [S] , AF continu (C), Mise au point manuelle [M]
Modes de zones AF :  AF sélectif, AF dynamique avec suivi et mémorisation (Lock on™) de la mise au point,
AF dynamique avec priorité au sujet le plus proche,  AF dynamique groupé
Modes de prises de vues :  Mode vue par vue [S] , Mode continu haute vitesse [CH] : 8 vues par seconde (vps) (jusqu’à 40 (JPEG) / 25 (NEF : RAW) vues consécutives) ,Mode continu basse vitesse [CL] : 1 à 7 vps (sélection à partir des menus)
Mode retardateur : possibilité de programmer la temporisation
Mode miroir relevé : première pression: levée du miroir, deuxième pres-sion: déclenchement
Mode visualisation : mode Menu
Mode PC: transfert des données par ordinateur
Mode intervallomètre disponible
Modes d’exposition :  [P] Auto programmé (possibilité de décalage du programme),
[S] Auto à priorité vitesse, [A] Auto à priorité ouverture, [M] Manuel
Système de mesure d’exposition :  Système de mesure d’exposition à pleine ouverture TTL ;
Les objectifs Nikkor de type D ou G prennent en charge la mesure matricielle couleur 3D, à l’aide du capteur DTC 1005 photosites.
Les autres objectifs Nikkor AF à microprocesseur intégré prennent en charge la mesure matricielle; (il est nécessaire de saisir manuellement les données de l’objectif pour les objectifs sans microprocesseur typoe Ai/Ais)
Mesure pondérée centrale (75% de la sensibilité de la mesure concentrée sur un cercle de 8 mm de diamètre)
Mesure spot (cercle de 3 mm de diamètre, environ 2% du cadre de visée); la position de la mesure peut être associée au collimateur de mise au point lors de l’utilisation d’objectifs Nikkor à microprocesseur intégré
 Plage de mesure de l’exposition :  Mesure matricielle couleur 3D : 0 à 20 IL , Mesure pondérée centrale : 0 à 20 IL, Mesure spot : 2 IL à 20
[à température normale (20°C), équivalent 100 ISO, objectif f/1.4]
Correction d’exposition :  Dans une plage de ±5IL par incréments de 1/3, 1/2 ou 1 IL
Mémorisation de l’exposition auto :  Mémorisation de la valeur d’exposition détectée en appuyant sur la commande AE-L / AF-F.
Bracketing auto :  Nombre de vues : 2 à 9 vues
Correction par incréments de 1/3, 1/2, 2/3, ou 1 IL
Balance des blancs :  Auto (hybride avec capteur DTC 1005 photosites, capteur LBCAST et capteur externe de lumière ambiante)
Manuelle (6 réglages ajustables précisément), Prédéfinie (5 réglages), Réglage de la température de couleur (31 incréments disponibles)
Bracketing sur la balance des blancs (nombre de vues : 2 à 9 vues, variable par incréments : 10, 20, 30 MIRED)
Sensibilité :  Equivalente à 200-1600 ISO (variable par incréments de 1/2, 1/3, 1 IL), Peut être augmentée par incréments de une ou deux valeurs après 1600 ISO  soit équivalent 3200 et 6400 iso.
Obturation :  Type plan focal à translation verticale, contrôlé électroniquement ; 30 à 1/8000 s et pose B
Synchronisation :  Contact X uniquement : synchronisation du flash jusqu’au 1/250 s
Contrôle du flash :  Nouveau système d’éclairage créatif : dosage automatique flash/ambiance i-TTL contrôlé par multi-capteur TTL à cinq segments avec flash Nikon SB-800 : système évolué de flash asservi sans câble, mémorisation de la puissance du flash (FV lock), transmission des informations colorimétriques du flash pour la balance des blancs auto, synchronisation ultra-rapide AUTO FP, mode lampe pilote
Dosage automatique flash/ ambiance D-TTL : utilisé avec le flash SB-80DX ou SB-50DX et en fonction de l’objectif utilisé, le contrôle par multi-capteur TTL à cinq segments permet le dosage automatique flash/ ambiance par multi-capteur 3D, le dosage automatique flash/ambiance par multi-capteur et le dosage automatique flash/ ambiance D-TTL standard
Flash type AA (Ouverture auto) disponible avec un flash SB-800/80DX et un objectif à microprocesseur intégré TTL (Flash de type A) avec un flash comme le SB-30, 27, 22s etc.
Modes de synchronisation :  Synchro sur le premier rideau (synchro normale), Atténuation des yeux rouges, Atténuation des yeux rouges avec synchro lente,
Synchro lente, Synchro sur le second rideau
Objectifs compatibles :  AF Nikkor (dont AF-S, DX, VR et type D/G) : accès à toutes les fonctions
Nikkor de type D, à mise au point manuelle : accès à toutes les fonctions sauf autofocus et certains modes d’exposition
AF Nikkor autres que type D/G : accès à toutes les fonctions sauf mesure matricielle couleur 3D et dosage flash / ambiance par multi-capteur 3D
AI-P Nikkor : accès à toutes les fonctions sauf mesure matricielle couleur 3D, dosage flash/ ambiance par multi-capteur 3D et AF
AI Nikkor sans microprocesseur : utilisation possible en modes [A] ou [M], avec mesure matricielle, mesure pondérée centrale ou spot.
Indication de la valeur d’ouverture, après la saisie de la valeur f/ d’ouverture et la focale f=mm à l’aide du sélecteur multi-directionnel.
Télémètre électronique utilisable avec les objectifs dotés d’une ouverture maximale de f/5.6 ou plus lumineux
Viseur :  Pentaprisme à hauteur d’oeil fixe de type optique; réglage dioptrique intégré (-3 à +1d) ; obturateur d’oculaire intégré
Dégagement oculaire :  19,9mm (à –1d)  grossissement env. 0,86x avec un objectif 50mm f/1.4 réglé sur l’infini et avec un réglage dioptrique de –1d
Couverture de l’image de visée :  Environ 100%
Angle de champ :  L’équivalent en 24×36mm est 1,5x la focale de l’objectif utilisé
Plage de visée :  Verre de visée BrightView de type B III; interchangeable avec le verre de visée (à quadrillage) de type E optionnel
Eléments optionnels :  Système de communication sans fil WT-1, antenne d’extension WA-E1,
Enregistrement des images :  NEF (RAW (brut) non compressé sur 12 bits ou compression sans perte), Fichier Exif 2.2, TIFF-RVB ou JPEG compressé
Support d’enregistrement :  Carte CompactFlash™ (CF) (Type I/II) et Microdrive™
Ecran à cristaux liquides :  TFT polysilicium basse température 2,5 pouces, 211 200 pixels avec rétro-éclairage par DEL; réglage luminosité
Fonction visualisation :  1 image plein format, Vignette (planche de 4 ou de 9), Visualisation agrandie par pression d’une simple touche,
Diaporama, Histogramme et affichage des zones surexposées
Sortie vidéo :  NTSC ou PAL (au choix)
Interface :  USB 2.0 (Hi-Speed) (connecteur Mini-B)
Système de contrôle de l’accumulateur :  L’écran ACL situé à l’arrière de l’appareil affiche les informations suivantes relatives à l’accumulateur EN-L4 :
Charge restante (%);Nombre de vues prises depuis la dernière recharge;Etat de l’étalonnage (recommandé/non nécessaire);Autonomie (5 stades)
Mémo vocal :  Mode d’enregistrement : automatique ou manuel : enregistrement possible immédiatement après la prise de vue ou en mode visualisation.
Durée maximale de l’enregistrement : 60 secondesmono WAV.
Mode lecture : haut-parleur intégré ou câble audio/ vidéo
Saisie texte :  Possibilité de saisir jusqu’à 30 caractères alphanumériques avec l’écran ACL et le sélecteur multi-directionnel ; stocké sous forme d’en-tête Exif
Retardateur :  Contrôlé électroniquement; temporisation : 2, 5, 10, et 20 secondes
Télécommande :  Par prise télécommande à 10 broches
Filetage de fixation pour pied :  1/4 pouce (ISO 1222)
Alimentations :  Accumulateur Li-ion rechargeable exclusif EN-EL4 (11,1V DC),
chargeur d’accumulateur MH-21, adaptateur secteur exclusif EH-6

Dimensions  (L x H x E) :  Environ 157,5×149,5×85,5mm
Poids  (sans accu.) :  Environ 1070g



 
 

Sensibilité et bruit en lumière artificielle
Fichiers JPG


 

AFS DX 17-55 2.8, 55 mm, pleine ouverture, 1/60ème, 800 iso, netteté normale, contraste auto. Photo JMS
 


 

base d'essai focale 20 mm avec le 12-24 f 4 pleine ouverture
découpages 100% au centre de JPG Fine
CI DESSUS 200 ISO, CI DESSOUS 3200 ISO
 







Le D2h "firmware 1" a été essayé en balance de blanc automatique, lumière artificielle dominante, avec le 12-24 à la focale de 20 et à pleine ouverture. La vitesse d'obturation (à main levée !) étant très basse pour les sensibilités de départ, on ne saurait retenir ce test pour apprécier son piqué ni d'ailleurs la balance des couleurs, un retraitement du point blanc et du contraste (automatique)  sous Photoshop donnant un aspect bien différent à notre vue d'essai ! Mais faire un essai de bruit sur un fichier retraité introduit bien d'autres biais ! Nous compléterons notre test avec les mêmes clichés optimisés quant à la balance et contraste, pour voir l'influence de ce dernier sur le grain perçu.
 
 

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Cependant, la combinaison de couleurs primaires de la reproduction picturale avec une balance trop chaude  permet d'apprécier le niveau de bruit numérique par couleur ! Deux crops à 100 % des fichiers "bruts de capteur" des JPG Fine ont été effectués sans aucune correction, sur les couleurs sombres comme sur le jaune.

Les découpages ont été sauvegardés en qualité 90% sous Ulead Photo-Impact.
 

Textes et photos. JMS

Pour un sujet correctement exposé, y compris sur le noir, le bruit n'est pas gênant jusqu'à 1600 iso, car il ne détature que très peu les couleurs et donne au tirage un aspect de grain argentique, qui densifie l'image en donnant "de la matière". La bascule semble se produire en fait entre 1250 et 1600 iso, ce qui est un comportement très proche de celui du D1h, et en tout état de cause meilleur que celui du D100.

A 1600 iso, le vert commence à être altéré par quelques points tirant sur le bleu, mais le noir et le rouge restent très propres. Il est remarquable de constater qu'à 3200 iso, la ganulation importante garde globalement la couleur de la plage de teinte concernée, y compris pour le noir. Mais les couleurs claires sont sérieusement altérées,nécessitant un post traitement pour un beau tirage. Enfin la position 6400 iso est une position "de secours" à ne pas utiliser en usage courant ! Convertie en noir et blanc...c'est une autre histoire très utilisable en photo de presse dans les situations "impossibles" !
 
 

 centre
 
200 iso
250 iso
320 iso
400 iso
500 iso
640 iso
800 iso
1000 iso
1250 iso
1600 iso
3200 iso
6400 ISO
 couleur claire
 
200 iso
400 iso
800 iso
1600 iso
3200 iso
6400 iso


 
 

1250 iso...limite raisonnable en JPG  sans retouche ?



 
 
 
 
 
 
 


 

Pour avoir un recoupement objectif sur l'impression que les JPG sont exploitables (sans aucune retouche) jusqu'à 1250 iso inclus, les "bruts de capteur" JPG Fine d'origine ont été donnés à tirer sans indication particulière ("chaîne amateur") au laboratoire Fuji afin d'en tirer des 20 x 30 sur Frontier (papier Crystal archive). Les tirages à 400 iso ne montrent aucun effet de bruit numérique parasite, cette sensibilité (proche des habitudes du reporter en noir et blanc ou Kodak négatif supra, par exemple) pourra à mon avis être la bonne sensibilité par défaut. 800 iso est une sensibilité exploitable par défaut en faibles lumières, au prix d'une faible dégradation de l'image et avec une apparition visible d'un petit "effet grain".

Le tirage à 1600 iso ne montre une granulation visible à distance normale d'observation que dans la plage bleu foncée, la netteté apparente de l'ensemble de l'image étant élevée, comme en argentique "un peu trop de grain" favorise l'acutance perçue. A 3200 iso, le grain est visible, dans sa plage de couleur, de façon marquée...mais sans les dérives de points colorés "hors de la plage de couleur" que l'on constate facilement sur un JPG de 3200 iso de D100, par exemple. Pour avoir utilisé un D100 sur des milliers d'images en haute sensibilité (de 800 à 3200), je pense que le résultat JPG à 3200 iso du D2h est équivalent voire meilleur à celui du D100 en RAW.

Cependant, sur les sensiblités de 800 et 1600 iso, le D2h ne me semble pas à première vue apporter en matière de compromis "piqué-bruit" d'avantage très marquant par rapport au traitement d'image d'un D1h...ce dernier "bascule" entre 1250 iso et 1600 iso, comme le D2h dans ces conditions particulières d'essai.

Mais notera que la cadence de tir est presque doublée et que la taille plus importante du fichier...permet sans difficulté majeure l'interpolation à partir de JPG pour des tirages 30 x 45...alors qu'il est fortement conseillé de partir des RAW sur la série D1 !
 
 


Bruit numérique par temps gris
Nikon D1h ou D2 h ?...








Par temps gris on peut avoir besoin de fichiers de qualité en haute sensibilité, et nous avons essayé de comparer à cet égard le comportement du D2h en l'opposant au boîter pro Nikon qu'il remplace, le D1h dont les qualités en hautes sensibilité (usage presse et sport) sont incontestables.

Le même sujet a été photographié sur pied avec le zoom pro 70-200 AFS VR, à la focale de 200 mm et au diaph de 5.6, entre 800 et 6400 iso. Les deux boitiers avaient exactement le même paramètrage: netteté normale, profil "doux" IsRVB, pas de traitement du bruit.
 
 

Texte : JMS
Photos: Sevgin
 
 
 
 

Nikon D2h 70-200 VR à 200 mm f 5.6. Photo Sevgin
Détails agrandis pour le test
 
 

PROCEDURE D'ESSAI:







Pour comparer les crops à 100%, découpés en carrés de 350 x 350 pixels pour affichage à 100% sur un écran 800 x 600, et compressés par Ulead Photo Impact, les fichiers du D1h avaient préalablement été interpolés par lot (sans aucune retouche) sous Nikon capture 4, de façon à amener leur largeur d'origine (2000 pixels) exactement au même grandissement que les fichiers du D2h qui font 2464 pixels natifs.  Cette prodédure permet de simuler le fait qu'à format d'agrandissement égal (i.e : 20 x 30 argentiques de production) le fichier du D1h serait interpolé dans les mêmes proportions par le logiciel de la tireuse.
 
 


NIKON D1H             NIKON D2H

détails n°1 à n°3 par sensibilité


800 iso
 (fond noir car un véhicule passait derrière le sujet !!!)
800 iso
 
800 iso
1250 iso
 
1250 iso
 
1250 iso
1600 iso
 
1600 iso
 
1600 iso
   
 
3200 iso
   
 
3200 iso
   
 
3200 iso
   
 
6400 iso
   
 
6400 iso
   
6400 iso

Si l'on convient que l'utilisation à 6400 iso risque d'être d'un usage très marginal...on peut constater que comparé au D1h agrandi au même facteur d'interpolation, les clichés du D2h, dont le rendu général est plus doux et nuancé par temps gris que son grand frère, sont moins bruités et que les pixels plus petits du capteur JfetLbcast du D2h génèrent moins de parasites de couleurs non désirées que les grands pixels du CCD du D1h !
 

Il est intéressant néanmoins que pousser le ...bouchon...un peu plus loin, comme nous le verrons à la page suivante, en accentuant les fichiers pour leur faire donner "ce qu'ils ont dans le ventre"...

Pourquoi continuer à appronfondir cet essai en appliquant une accentuation à ces crops 100% ? Le reflexe normal d'un amateur soigneux devrait être au contraire d'appliquer un outil de réduction du grain...

Eh bien, nous avons tenté la chose tout simplement parce que ces deux boitiers sont prévus prioritairement pour un usage presse, et qu'un cliché destiné à passer sur rotative ou presse offset est encore surracentué en post traitement !

J'ai donc appliqué le filtre "plus net" de Photoshop Elements sur les découpages haute sensibilité de notre essai temps gris...
 

Ci-dessous, les découpages ont de plus subi l'application du filtre "plus net" d'Adobe Phoshop Elements !
 
 


NIKON D1H             NIKON D2H

détails n°1 à n°3 par sensibilité


800 iso
 
800 iso
800 iso
1600 iso
1600 iso
 
1600 iso
3200 iso
 
3200 iso
 
3200 iso
   
     
 

A 800 iso et 1600 iso, l'accentuation assez vigoureuse du filtre "plus net" de Photoshop donne d'excellents effets sur les JPG du D2h, notamment en faisant ressortir les contours de ce que l'on nomme "un beau grain" en argentique, alors que les effets en sont plus grossiers sur les fichiers du D1h. A 3200 iso, par contre, on peut considérer que l'accentuation des fichiers du D2h est superflue compte tenu du niveau d'acutance apparente déjà atteint à cette sensibilité, le bruit numérique est trop net dans les zones les plus sombres pourtant très en arrière de la zone de netteté! Il sera plutôt conseillé d'utiliser un outil d'accentation plus nuancé à 1600 et 3200 iso pour obtenir des tirages de grande qualité...sachant par ailleurs et par expérience que le capteur 2.7 MP des D1/D1h permet d'obtenir après interpolation plus importante des tirages 30 x 45 de très bon niveau...on n'aura guère de soucis à cet égard pour le D2h.
 




 
 

Examen du piqué
fichiers RAW et JPG



 
 


 

Image de base pour examen des détails

Nous avons choisi pour cet essai une scène en grande partie en contre-jour ou éclairage latéral, alors que le mur de droite est éclairé par le soleil de midi. Le D2h était configuré en 200 iso, contraste automatique, netteté normale, profil IIIsRVB (paysage) et toutes les vues ont été prises simultanèment en RAW compressé et JPG Fine.
 

En guise de référence, nous commençons la comparaison par le "développement" des RAW qui donne des résultats forts différents selon que l'on utilise le plug-in Nikon pour Photoshop (à gauche) ou Nikon capture 4 en réglage par défaut (à droite). Les fichiers TIFF dont le découpage figure ci-dessous ont été obtenus avec chaque logiciel...
 

Visiblement, le logiciel intégré Nikon applique un traitement assez "viril" aux fichiers RAW et la décompression donne une image très claquante et définie, au détriment cependant de la finesse de contour des détails qui ressortent mieux avec Photoshop. Il est à noter - d'expérience - que les légers liserés blancs qui apparaissent en contour sur les images de droite renforceront l'aspect "piqué" du tirage mais n'apparaîtront pas sur les 20 x 30 de référence que l'on tirerait à partir des fichiers.
 
 

Fichier RAW compressé, 85 mm 1.8 AFD à f8, netteté normale

Photoshop Elements                                         Nikon capture 4


1
2
2
3
3
4
4
   

 

Cette prise de vue de base a été multipliée pour tous les diaphs entre 1.8 et 11, dès lors la netteté peut apparaître différente du fait de l'influence de la profondeur de champ. La mise au point était effectuée sur le détail 3, l'image centre à f 1.8 figure ci-dessous, les autres détails situés hors de la zone de mise au point étant par nature peu significatifs.
 
 

f 1.8

Fichiers JPG Fine, 85 mm 1.8 AFD, 200 iso



 
 
 
 
 
 

détail 1, f 2
détail 1, f 2.8
détail 1, f 4
détail 1, f 5.6
détail 1, f 8
détail 1, f 11
détail 2, f 2
détail 2, f 2.8
détail 2, f 4
détail 2, f 5.6
détail 2, f 8
détail 2, f 11
détail 3, f 2
détail 3, f 2.8
détail 3, f 4
détail 3, f 5.6
détail 3, f 8
détail 3, f 11
détail 4, f 2
détail 4, f 2.8
détail 4, f 4
détail 4, f 5.6
détail 4, f 8
détail 4, f 11

Les vues à f 1.8 et f 2 manquent de piqué, ce qui était d'ailleurs prévisible quand on connapit bien les performances de cette excellente optique...mais dès f 8 le piqué "surgit" et reste stable en progressant du fait de la profondeur de champ jusqu'aux diaphs de 5.6 et 8. La diffraction se fait de sentir de façon très légère à f 11, aucun aliasing n'étant cependant visible...

Le D2h mérite des optiques de très haut niveau et donne un piqué important même en JPG.
 
 



 
 

Piqué à 200 iso

Eclairage plein soleil



 
 


 

Image de base pour examen des détails







Nous avons choisi pour terminer ce premier cycle d'essais de piqué un immeuble éclairé par le soleil de midi et offrant de hauts contrastes...l'aspect final ressemble à ce que l'on obtiendrait en argentique avec une diapo "claquante"... Le D2h était configuré en 200 iso, contraste automatique, netteté normale, profil IIIsRVB (paysage) et toutes les vues ont été prises simultanèment en RAW compressé et JPG Fine.
 

En guise de référence, nous commençons la comparaison par le "développement" des RAW qui donne des résultats forts différents selon que l'on utilise le plug-in Nikon pour Photoshop (à gauche) ou Nikon capture 4 en réglage par défaut (à droite). Les fichiers TIFF dont le découpage figure ci-dessous ont été obtenus avec chaque logiciel...
 

Comme pour la vue en contre-jour, le logiciel intégré Nikon applique un traitement assez "viril" aux fichiers RAW et la décompression donne une image très claquante et définie, au détriment cependant de la finesse de contour des détails qui ressortent mieux avec Photoshop. Il est à noter - d'expérience - que les légers liserés blancs qui apparaissent en contour sur les images de droite renforceront l'aspect "piqué" du tirage mais n'apparaîtront pas sur les 20 x 30 de référence que l'on tirerait à partir des fichiers.
 
 

Fichier RAW compressé, 85 mm 1.8 AFD à f8, netteté normale

Photoshop Elements                                         Nikon capture 4


1
2
2
3
3
4
4
   

 

Cette prise de vue de base a été multipliée pour tous les diaphs entre 2.2 et 11, dès lors la netteté peut apparaître différente du fait de l'influence de la profondeur de champ. La mise au point était effectuée sur le détail 2.
 
 

Fichiers JPG Fine, 85 mm 1.8 AFD, 200 iso



 
 
 
 
 

détail 1, f 2.2
détail 1, f 2.8
détail 1, f 4
détail 1, f 5.6
détail 1, f 8
détail 1, f 11
détail 2, f 2.2
détail 2, f 2.8
détail 2, f 4
détail 2, f 5.6
détail 2, f 8
détail 2, f 11
détail 3, f 2.2
détail 3, f 2.8
détail 3, f 4
détail 3, f 5.6
détail 3, f 8
détail 3, f 11
détail 4, f 2.2
détail 4, f 2.8
détail 4, f 4
détail 4, f 5.6
détail 4, f 8
détail 4, f 11

Entre f 2.8 et f 11...le piqué est quasiment constant alors que la  profondeur dechamp gagne progressivement. A f 8, la qualité du JPG Fine est quasiment équivalente à celle du RAW compressé ouvert sous Photoshop. Mais l'utilisation du RAW compressé sous Nikon captue permettra des tiragesdont l'acutance apparaîtra encore plus impressionnante, tout en permettant de nuancer très précisement le niveau de lumière (correction d'exposition) et de de netteté.
 
 



 
 
 
 
 
 

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