
NUMERIQUE
DOSSIER
NIKON D2h
(3)
Efficacité
de l'autofocus
Nikon D2h, objectif 70-200 VR 2.8 à
pleine ouverture
séquence de 24 images en 3 secondes
3 dixièmes

Pour cet essai d'autofocus en basse lumière, j'ai poussé le D2h à la faute en choisissant un sujet clair sur fond sombre, au petit matin très gris...Opérant en JPG normal (le fromat des reporters pressés) soit de fichiers d'environ 1 MO, je me suis calé à 1250 iso en balance de blanc automatique. Le zoom 70-200 VR à pleine ouverture était en position anti vibration pour tester sa cadence de réaction et la séquence en autofocus multicapteur mode C (continu, priorité déclenchement) a été débutée sur le capteur central. J'ai de plus suivi l'évolution de l'autobus en panoramique, en tentant de toujours laisser le groupe de capteurs du centre sur la cible...mais çà va très vite...même si le véhcule respectait les 80 km/h réglementaires !
A noter qu'aucune marge d'erreur (focale de 200 mm, soit un cadrage équivalent à 300, diaph de 2.8, faible vitesse due à l'éclairage existant...soit une vitesse choisie par l'appareil en priorité diaph entre 1/500 et 1/250 selon les vues...soit une exposition qui aurait été correcte autour de 1/30 à 2.8 à 200 iso !) n'a été autorisée au malheureux D2 h !
Les 24 images ont
été prises en exactement 3 secondes et 3 dixièmes...soit
presque les 8 images seconde de la fiche technique ! La totalité
de la séquence est publiée, les vignettes ayant été
légèrement éclaircies (luminosité) pour passer
une compression "musclée". Par contre les crop 100% sont faits directement
sur les fichiers d'origine sans aucune correction.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Sur les 24 vues
de la séquence, 4 montre une netteté perfectible, l'AF ayant
légèrement décalé sur 2 d'entre elles et sur
la dernière vue de la séquence...qui resterait cependant
exploitable. L'exposition automatique matricielle a cependant trop
basculé en sous exposition en privilégiant la zone cible
(blanche !) du capteur de départ, qu'elle traduit en gris trop foncé
et entaché de bruit, et les nombreux phares qu'elle tente de préserver
sans percer les hautes lumières . On corrigera volontiers d'un 1/2
diaph ce genre de sujet...l'aspect général de petit matin
sombre étant cependant très bien restitué sur la vue
d'ensemble du début de séquence.
Plusieurs essais sur cette voie routière et avec cet éclairage calamiteux m'ont d'ailleurs montré que généralement le D2h est calé d'origine trop sombre pour certains sujets...dans le doute il faut appliquer +0.5 ou +0.7...sachant que le D2h a tendance ce à moins griller les hautes lumières que d'autres capteurs, mais par contre à faire monter très rapidement le grain en haute sensibilité dans des plages moyennes sous exposées...
Texte et photos :
JMS

Ci-dessus nous avons publié un essai en très faible lumière. En janvier 2004, j'ai refait des essais dans la même configuration optique (70-200 VR, à pleine ouverture mais sans stabilisation) et à la focale de 200 mm sur deux trains qui montrent des pièges particuliers.
Le premier test a
visé un convoi en contre-jour sur une zone brumeuse (une fumée
venant de la forêt se diffusait sur la zone de test (merci aux
pompiers d'avoir programmé un exercice avec fumigènes dans
ce bois!).

Le second test a ciblé un convoi moins rapide, mais les wagons en inox généraient en plein soleil des reflets désagréables à l'oeil et aptes à "éblouir" l'autofocus.
Ces deux conditions (brume ou reflets de soleil) sont celles qui sont indiquées dans le manuel...comme pouvant empêcher une mise au point automatique !
Essai 1:
Pour l'essai à contre jour j'ai choisi f 2.8, pour n'avoir aucune marge de profondeur de champ. La sensibilité de 400 iso a été utilisée en mode priorité ouverture, mesure matricielle. J'ai déclenché après une seconde de pointage du sujet environ, puis j'ai accompagné le convoi en essayant de garder le capteur central (mode C multi capteur avec départ capteur central) sur la face sombre de la locomotive. Les vitesses d'obturation automatiques se sont échelonnées entre 1/2000 et 1/3000 ème.
La séquence a débuté à 11h08 4 secondes 9 dixièmes et s'est terminée après 40 vues à 11h08 9 secondes 7 dixièmes, soit 40 vues en 4 secondes 8 dixièmes, les 8 images secondes sont bien là.
Sur les 40 vues,
on compte 34 vues nettes: un décrochage s'est produit sur les vues
7 et 8, puis 24, 25 et 26, et enfin vue 31. Ceci peut-être imputable
au mouvement du photographe par rapport au sujet, mais la mise au point
s'est recalée aux vues 9, 27 et 32, sans décrochage enfin
jusqu'à la vue 40.
Vue n°1...dans la fumée !
![]() |
![]() |
|
|
|
![]() |
![]() |
|
|
|
Vue n° 40...le
souffle du convoi a dissipé la fumée !

Essai 2:
Pour l'essai en plein soleil et à f 2.8, pour n'avoir aucune marge de profondeur de champ, j'ai réglé la sensibilité à 250 iso mais j'ai bloqué l'appareil en mode manuel à 1/2500 ème de seconde. Le déclenchement a été immédiat sans latence de pointage du sujet, d'autant que j'étais ébloui par les reflets du soleil sur l'angle droit du convoi.
La séquence a débuté à 11h51 6 secondes et 9 dixièmes et s'est terminée après 40 vues à 11h51 11 secondes et 6 dixièmes, soit 40 vues en 4 secondes 7 dixièmes, les 8 images secondes sont bien là également !
Sur les 40 vues,
on compte 33 vues nettes: un décrochage s'est produit sur les vues
2 et 3, avec recalage à la vue 4, puis sur les vues 5, 12,
22 et enfin 26 et 27, avec un retour à la bonne netteté des
vues 28 à 40.
Vue n°1
![]() |
![]() |
|
|
|
![]() |
![]() |
|
|
|
Vue n° 40

Le pourcentage de décrochages sur ces séries est proche des essais réalisés en faible lumière...dans les deux cas la netteté revient après 1 à 2 images manquant de netteté, soit un réajustement en 1/3 de seconde maximum environ. Il reste conseillé, comme il étaiti indiqué dans les essais autofocus des autres boitiers Nikon, de laisser l'autofocus se caler au début de la séquence...et si possible de ne pas bouger l'appareil pour ne pas perturber le suivi du sujet. Mais dans le feu de l'action ceci n'est pas toujours possible !
Très impressionnant,
mais pas parfait...dans ces conditions délicates (volontairement
!).
Essai
au flash SB80dx (D-TTL)
Nikon D2h, flash SB80DX réglé
à -0.3
ci dessus 50 mm AFD, ci dessous 50 mm
Ai. Photos JMS

Ce n'est pas par erreur que notre page s'ouvre par deux images identiques prises au flash avec le Nikon D2h couplé à mon SB80dx habituel (réglé suite à de longues expériences au D1 et D100 à -0.3 par défaut !) cer elles permettent d'illustrer le fait que le flash fonctionne en mode DTTL avec les optiques AFD...mais aussi en mode matriciel et avec un résultat similaire avec un antique (mais d'un piqué exceptionnel) 50 mm f 2 Ai...dont j'ai rentré les données en mémoire de l'appareil pour bénéficier du matriciel flash avec une optique manuelle des seventies !
A ce propos, j'ai
été étonné par la détectivité
de l'AF en mode de mise au point assistée, ce bateau étant
dans un coin sombre de mon salon...la mise au point a été
faite en AF avec l'éclairage infrarouge du flash sur l'AFD, et en
mise au point assistée avec l'Ai...Non seulement le D2h fonctionne
"comme un F4" avec matricielle en lumière ambiante et au flash avec
les anciennes optiques manuelles, mais encore il affiche le diaph dans
le viseur et sur l'afficheur externe !
|
|
|
![]() |
![]() |
Les quelques vues
au flash qui illustrent cette page ont été faites avec ces
deux optiques, dans le double but d'appréhender le comportement
général du D2h au flash et de tenter de le "pièger"
avec des sujets de couleur variées...avec ces deux optiques. Cette
prise
en main rapide a été faite à 400 iso en mode priorité
diaph.
50 mm AFD

50 mm Ai

50 mm AFD

50 mm AFD

La qualité d'exposition automatique constatée impliquerait de renoncer à la correction volontaire de -0.3 appliquée au flash, par précaution générale contre les "blancs grillés"...Or, en lumière ambiante comme au flash le D2h semble avoir été programmé par ses concepteurs pour éviter à tout prix ce défaut très difficile à effacer en post traitement...Ces essais au flash - les clichés sans retouche publiés ci-dessus en témoignent - démontrent que l'excellent équilibre général de l'appareil entre piqué et finesse est confirmé...Il me restera désormais à essayer le nouveau SB800...
Utilisation
du flash SB 800
Mode i-TTL à 400 iso JPG Fine
Nikon D2h - SB800. Micro Nikkor 60 mm AFD 2.8 à f 7.1. 400 iso JPG Fine
L'utilisation du flash est souvent une préoccupation en numérique, qu'il s'agisse de l'exposition ou de la balance...Avec le SB 800, Nikon présente une nouvelle norme "CLS" (soit Creative Ligthing System) qui n'existe pour l'instant que sur le ...D2h (le flash SB 800 est compatible en D-TTL sur les autres boitiers numériques, et en TTL matriciel sur les argentiques). N'étant nullement adepte de l'éclairage au flash, j'ai laissé faire l'appareil sur des sujets variés en restant en mode auto priorité diaph par défaut...
Après quelques essais j'ai estimé que le "meilleur" réglage était en légère surexposition (+0.3 sur le D2h, +0.3 sur le SB 800) pour avoir des vues JPG Fine (400 iso, balance de blanc automatique) directement exploitables sans retouche de luminosité. L'optique utilisée était un Micro Nikkor 60 mm 2.8 à l'ouverture de f 7.1...mais également pour les deux dernières images "fruits et légumes" de la page...un 20 mm F de 3.5, modifié Ai...qui a fonctionné parfaitement en mesure matricielle au flash ! Enfin le portrait a été réalisé au flash indirect en i-TTL avec un 105 2.5 modifié Ai.
Toutes les
images de cette page sont brutes - hors redimensionnement sous Photo Impact
6 et compression en qualité web 75 ou 80%.







Le flash SB800
semble donc particulièrement adapté au D2H, même en
cadence rapide (avec le booster livré)...puisque les modes avancés
ne sont pas accessibles au SB80, et que ce dernier peine parfois au recyclage.
Texte et photos : JMS
retour
à l'index test numérique
copyright www.pictchallenge.com
|
et des correspondants PICTCHALLENGE "Tout photographier en numérique", ouvrage rédigé par Jean-Marie Sepulchre (JMS), créateur des sites "Pictchallenge", présente en une trentaine de chapitres sur près de 300 pages et 800 photos tous les sujets courants explorés avec des appareils photographiques numériques...du compact au D2x ! De nombreux invités ou correspondants de Pictchallenge ont participé au projet en mettant en images leur sujet de prédilection. Des chapitres techniques présentent les bases du réglage et du post-traitement.Disponible dans toutes les librairies et sur les sites de vente en ligne (Fnac, Amazon, Alapage, Chapitre...)...ainsi que directement auprès de l'éditeur. Prix conseillé : 29 euros. cliquez sur l'image ! Chez le même éditeur, vous apprécierez aussi, à destination des débutants, "Apprendre à photographier en numérique" (12 euros) et "Photographier avec son téléphone" (9,90 euros).
|
|
191 rue de Courcelles
75017 PARIS
|