TEST
Nikon D4s et hauts ISO
 
 


 
 
 
 


Le Nikon D4s a suucédé en 2014 au modèle D4 de 2012 (testé sur le site Le monde de la photo, l'article est ici) et bien qu'il y ait peu de modifications apparentes la marque a indiqué que la nouvelle électronique de l'appareil (capteur et processeur) offrait une amélioration significative en qualité d'image en hauts ISO. Pourtant si les mesures DxO Mark montrent une amélioration de la sensibilité réelle, la dynamique maximale mesurée par ce laboratoire ne présente qu'un écart de 0,5 IL au delà de 6400 ISO, et paradoxalement les mesures sont un peu moins bonnes que celles du D4 et de son cousin le Df doté du même capteur (testé ici même en hauts ISO) aux sensibilités plus basses. Un test terrain sévère s'imposait au delà des essais sur notre habituelle scène "Nessie" où le D4s et le Df ont été confrontés, équipés du même exemplaire de l'objectif Nikkor 50 mm f/1,8 AFS. Notre test se fait toujours en mode manuel, à partir d'une mesure de base, et le fait qu'à même couple vitesse/diaphragme les images du D4s soient plus claires confirme que le nouveau capteur est plus sensible.
 
 

Mesure de dynamique absolue DxO Mark entre les Df, D4 et D4s





Mais c'est en JPEG qu'il nous semble que le gain annoncé est le plus conséquent, ce qui est un atout pour un appareil de reportage dont les usagers attendent qu'en cas de scoop...ou en reportage sportif, ils puissent transmettre très rapidement, par exemple en Wifi, des images immédiatemment exploitables en définition "presse". Aussi notre premier essai a consisté à comparer le rendement en JPEG et en RAW converti avec le meilleur logiciel quant à la réduction du bruit numérique, soit DxO Optics Pro version 9 dont le traitement "Prime" est sans égal pour conserver des couleurs saturées.

Nos exemples de test sont constitués de fichiers A4 enregistrés en qualité JPEG maximale de telle sorte que si vous imprimez ces fichiers, qui s'affichent naturellement  à l'écran en "crop 100%", vous retrouviez sur papier photo brillant exactement l'image qu'offrirait un morceau d'agrandissement au format natif de l'appareil et à la résolution de 254 ppp, soit 33 x 49 cm (A3+ courant). On voit aisément d'ailleurs en procédant à un tel test que certains défauts qui apparaissent à l'écran sont trop petits pour être vus sur le papier. Inversement, il est frustrant de constater que certains détails sont estompés sur le tirage, même regardé de très près.

Notre test a donne des résultats corrects jusqu'à la sensibilité "normale" du D4s, soit jusqu'à 25600 ISO, au delà la perte de netteté des petits détails est notable...mais ce n'est qu'un premier round.
 
 

Scène de test en lumière artificielle balance de blancs automatique (D4s à 12800 ISO)







En JPEG la qualité de base reste très élevée jusqu'à 12800 ISO, les détails commencent à être brouillés à 25600 ISO, et la "mire RVB Nessie" se désature, mais sur un tirage ces défauts sont minimisés. Si la finesse se
dégrade sévèrement à 51200 ISO, le bruit chromatique reste discret.
 
 


 
 
 
 


 

En RAW converti par DxO Optics Pro 9, la qualité perçue sur un tirage à 25600 ISO n'est pas très éloignée de celle du JPEG de 6400 ISO, la saturation apparaît même comme un peu trop intense. Les détails
s'estompent à 51200 ISO et le contraste est trop violent à 102400 ISO, un réglage personnalisé très fin d'imposerait sans pour autant réussir à sauver les détails.
 
 


 
 
 
 


 

Enfin une comparaison bord à bord des images prises avec le Df à 12800 ISO en JPEG et à 25600 ISO en RAW converti avec DxO montre que le D4s gagne environ 1 IL en qualité en hauts ISO sur les D4/Df dotés du même ensemble capteur processeur. Le choix d'une moindre saturation des JPEG permet de reculer le niveau de bruit chromatique et le picture control standard est vraisemblablement légèrement moins accentué.
En RAW le logiciel égalise la saturation mais l'image du Df reste un peu plus sombre, et les détails à 25600 ISO sont moins fins qu'avec le nouveau capteur du D4s.
 
 


 
 
 
 


 

Notre test s'est ensuite poursuivi au bord de la piste des 24 heures du Mans, d'une part pendant la "grande course" de juin, puis au cours des courses de nuit du Mans Classic en juillet.

Quelques images d'ambiance pour commencer avant que la nuit tombe, ici des filés au 1/125ème de seconde pour lesquels même à cadence maximale le D4s n'induit pas de vibrations parasites !
 
 


 
 


 
 
 


 
 
 

Suite...les essais de nuit !
 
 


 
 
 
 
 
 

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