
NUMERIQUE
Nouveautés
9/2003 :
OLYMPUS
E1
première
prise en mains

Dans le secteur des appareils reflex numériques, les offres actuelles s'appuient sur les montures existantes en argentique, avec des solutions offrant de remplacer le film par un capteur de même taille (le leader: Canon Eos1ds, mais il exsite aussi les Kodak Pro 14n, Contax N, Horseman), mais beaucoup plus fréquemment par un capteur plus petit (facteur de recadrage de 1.3 à 1.7 selon les marques).
Un des arguments fréquents en faveur du petit capteur est qu'il n'utilise que le centre de l'optique, là où la définition est la meilleure...et les risques de vignetage et de flou sur les bords les moins importants...Un autre argument relatif aux petits capteurs est qu'en longues focales on obtient le même facteur de cadrage qu'un très onéreux téléobjectif avec une optique moins couteuse, ou plus lumineuse pour le même budget. Les limites de la présentation tiennent au fait qu'il est difficile et couteux d'offrir de très grands angles pour les petits capteurs (il est rarissime de trouver d'ailleurs des compacts à très petit capteur et à très grand angle...), et d'autre part que la gestion de la profondeur de champ n'est pas la même.
Enfin même avec un petit capteur sur reflex numérique la qualité de l'objectif (conçu à la base pour le 24 x 36) joue beaucoup plus que sur le film, d'où notamment le "recalibrage" de certaines optiques Nikon ( voir nos essais) en faveur des particularités du numérique. Si les pixels (situés au fonds de "trous" dans le capteur, sous un filtre de micro lentilles focalisantes, et non en surface diffusante comme sur film) eçoivent des rayons lumineux trop "obliques", l'image a une qualité finale altérée, voire présente des flous et de l'aliasing sur les angles du capteur même petit.
Olympus adhère tellement à cette défense des petits capteurs et des optiques "ad-hoc" spéciales numériques qu'il présente un appareil reflex offrant le plus...petit capteur de cette partie du marché, car le facteur de recadrage est de 2 par rapport à l'argentique 24-36. Ainsi, le zoom standart 14-54 correspondrait à peu de choses près à l'habituel 28-105 bien connu des habitués du reflex 24-36, mais avec une luminosité de 2.8-3.5...au lieu des 3.5-4.5 ou 4-5.6 usuels sur cette gamme. De même, le zoom 50-200 offre un cadrage très enviable...équivalent à 100-400, mais avec une ouverture de 2.8-3.5, alors qu'un 100-400 Canon, par exemple, est un 4.5-5.6 (mais avec réduction des vibrations, ce que n'offre pas encore Olympus). Les deux zooms de base couvrent donc un équivalent de 28 à 400 mm...
Le talon d'achille du système se
situe cependant à mon avis actuellement du côté des
angles larges, ...équivalents à l'habituel 17-35 du pro en
24 x 36 argentique. Quatre objectifs seulement sont en effet disponibles
dès maintenant :
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Un objectif 11-22 f 2.8-3.5 est annoncé de façon officielle, mais il ne couvrira que l'équivalent des focales 22-44...en recouvrement du range du 14-54 de base ! Or, le rapport d'image du capteur (4/3), trés séduisant en portrait, par exemple, est moins propice aux larges images que le 3/2 du 24x36 ou des petits capteurs des reflex concurrents (Canon, Nikon, Sigma, Fuji...), ensuite retailler en panoramique impliquera de perdre beaucoup plus de pixels utiles à un agrandissement que quand on "découpe" une faible partie d'un cliché numérique pour "l'allonger" ! Or le capteur annoncé est un 5 mégapixels, tandis que la concurrence offre des 6 mégapixels imposant moins de recadrage en panoramique.
Cette absence d'annonce d'optique à très grand angle est donc pour moi un handicap pour le système vis à vis de l'habitué du 24 x 36...mais a contrario les adeptes des moyens formats ne sont pas autant accros aux si grands angles de champ, et ils peuvent être séduits par le concept...dès lors qu'ils se satisferaient de format d'agrandissement moins grands qu'en MF (résolution du capteur oblige).
Ceci étant dit, les caractéristiques photo proprement dites de l'appareil sont tout à fait à la hauteur: boitier magnesium, visée reflex à miroir, obturateur 1/4000 ème, modes d'exposition ne déroutant pas un habitué des reflex. La sensibilité annoncée va de 100 à 3200 iso, mais ni l'autofocus ni la cadence de tir ne semblent le destiner au sport (malgré la sortie du 300 de 2.8...soit un cadrage de 600 !): seulement trois capteurs sagement alignés au centre du viseur, rafale à 3 images seconde.
L'offre Olympus s'adresse vraisemblablement à l'amateur expert plus qu'au professionnel du reportage...même si sans risque d'erreurs on peut augurer que pour certains travaux pro une définition de 5 MP et des optiques de haut niveau (spécialement calculées pour offrir des rayons de lumière perpendiculaires aux pixels) suffiront parfaitement.
Oui, mais...beaucoup sont déjà
équipés dans une marque leader en marché pro ou amateur
expert. Choisir Olympus implique de changer complétement de système...le
prix de l'ensemble sera déterminant au moment du choix ! Nul doute
que ce système va être enrichi, et qu'Olympus peut par exemple
se cibler sur des domaines où excellaient les argentiques de la
série OM, notamment la macro, le portrait, et le paysage.
source: Olympus
J'ai pu faire
une première prise en mains de l'E1 lors sa présentation
à l'Apple Expo de Paris (septembre 2003) et l'appréhension
du système est très favorable: le boitier est très
bien construit, avec une "qualité perçue" et un "toucher"
de haut niveau, tombe très naturellement en mains, les commandes
sont bien indiquées.

Le viseur est
clair et l'image de bonne grandeur, mais les trois capteurs au centre montrent
bien que son usage sera "calme", et peu propice au sport rapide. L'appareil
est remarquablement silencieux et bien amorti, avec un déclenchement
"voluptueux" mais sans retard perceptible. Pour tout dire, il st des appareils
que l'on sait efficaces, mais dont le toucher est "ingrat" ou le paramétrage
délicat...de ce point de vue l'Olympus a été pensé
et construit pour les photographes amoureux des appareils bien conçus
et finis.
zoom 14-54 à 14 mm, 1/40ème f 2.8. 100 iso
Les quelques images publiées dans cette page ont été prises lors de la présentation de L'Olympus à l'Apple Expo à Paris (16/20-9-2003), sur le stand décoré au couleurs de Ferrari (Olympus est sponsor de l'équipe de Formule 1). Il n'était bien entendu pas question de procéder à nos essais comparatifs dans ces conditions, aussi avons nous demandé en priorité à essayer les optiques à leur pleine ouverture...la sensibilité pour cette prise en main était de 100 iso...aucun réglage n'a été tenté sur l'appareil qui était configuré pour le meilleur niveau de qualité pour des sorties jet d'encre qui étaient offertes aux visiteurs.
50 macro à pleine ouverture. 1/80 ème f 2. 100 iso
50 macro à pleine ouverture. 1/50 ème f 2. Ci dessous crop à 100%

50 macro à pleine ouverture. 1/80 ème f 2. Ci dessous crop à 100%

Ci dessus 50 macro à
pleine ouverture. 1/100 ème f 2, lumière ambiante. Ci dessous
crop à 100%
Ci dessous zoom 14-54 à
52 mm, 1/160 ème f 5.6, flash studio.

zoom 50-200. 200 mm 1/320 ème f 4.5. Ci dessous crop à 100%

zoom 50-200. 70 mm 1/160
ème f 2.8. Ci dessous crop à 100%

zoom 50-200. 50 mm 1/125 ème f 2.8. Ci dessous crop à 100%

L'examen des images montre que les fichiers JPG permettent de sortir des images de haute qualité en format A4, et nous avons vus des tirages argentiques A3 de haute qualité. L'examen des extraits à 100% montre cependant que sur les réglages par défaut que nous avons souhaité essayer, sur certaines images le niveau d'accentuation du logiciel de l'appareil peut induire des effets de bords qui pourraient poser problème en cas d'interpolation "sauvage". Je préfère les fichiers un peu plus "doux" à cet égard, et un ajustement précis du niveau de netteté en post traitement. Certes, la comparaison sur écran n'est qu'une approche, et la compression JPG après découpage des fichiers d'origine (le zoom 50-200 a été essayé en Tiff !) apporte ses propres effets parasites. Et l'examen sous Photo-Shop montre des fichiers propres à être retouchés finement.
En tout état de cause, au delà de la première impression positive, nous espérons pouvoir tester bientôt un modèle commercialisé avec ses optiques de base, aux différentes sensibilités offertes et à partir de fichiers RAW, ce qui permettra la comparaison de ce nouveau concept avec des valeurs sûres en 6 millions de pixels, pour un budget "optiques" équivalent, sachant que les grandes ouvertures offertes sont déjà un atout sérieux pour les photographes aimant un appareil peu encombrant, assez luxueux, et permettant de belles performances à faible sensibilité en "availible ligth".
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et des correspondants PICTCHALLENGE "Tout photographier en numérique", ouvrage rédigé par Jean-Marie Sepulchre (JMS), créateur des sites "Pictchallenge", présente en une trentaine de chapitres sur près de 300 pages et 800 photos tous les sujets courants explorés avec des appareils photographiques numériques...du compact au D2x ! De nombreux invités ou correspondants de Pictchallenge ont participé au projet en mettant en images leur sujet de prédilection. Des chapitres techniques présentent les bases du réglage et du post-traitement.Disponible dans toutes les librairies et sur les sites de vente en ligne (Fnac, Amazon, Alapage, Chapitre...)...ainsi que directement auprès de l'éditeur. Prix conseillé : 29 euros. cliquez sur l'image ! Chez le même éditeur, vous apprécierez aussi, à destination des débutants, "Apprendre à photographier en numérique" (12 euros) et "Photographier avec son téléphone" (9,90 euros).
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