Test numérique

SIGMA DP1
 


 

Le compact à capteur de reflex









Le SIGMA DP1 est attendu depuis sa première présentation à la Photokina 2006. Il était alors pourvu d'un look plus ciblé "compact" et était surtout dépourvu de griffe porte accessoires. Déjà il avait suscité une grande curiosité, pour être le premier compact équipé d'un capteur de reflex numérique, en l'occurence celui du SD14. A la PMA 2007, la carosserie actuelle était dévoilée, ainsi qu'un viseur optique permettant le cadrage "à la volée" en s'affranchissant de la visée sur l'écran arrière, de quoi retrouver les sensations de la prise de vues en compact argentique. Il a cependant fallu attendre une année avant que le modèle commercial soit disponible,  et depuis un an et demi la technologie a beaucoup évoluée, tant pour les reflex que pour les compacts, la guerre à la "haute sensibilité présentable" battant son plein !

Dès sa présentation, le DP1 a agité les forums internet du fait que son optique - équivalent 28 mm, avec une lentille asphérique - n'ouvrait qu'à f/4, alors que la règle marketing "pro-expert" demande f/2.8, et que cette ouverture est naturellement utile par faible lumière. L'absence de viseur optique a par contre été rapidement compensée par la présentation d'un très joli viseur auxiliaire - de surcroît lumineux et assez précis - qui donne un look rétro à l'appareil ...





Par contre si on veut utiliser un flash externe en cas de faible lumière, on perd l'usage du viseur optique...à quand un module intégrant le viseur et le flash ? Un tel accessoire original pourrait rendre des services, mais je préfère quand même l'utilisation discrète en "availible ligth" à un déploiement d'accessoires qui pourrait doubler la taille de l'appareil...
 

Caractéristiques : source Sigma
 

Capteur Capteur CMOS FOVEON X3®

Taille du capteur 20.7×13.8mm  (x 1.7 par rapport au 24 x 36)

Nombre de Pixels Pixels effectifs 14.06 Millions (2652×1768×3 couches)

Ratio d'image 3:2

Focale de l'objectif 16.6mm F4?équivalent 28mm en 24x36

Formule optique 5 Groupes 6 Eléments

Mise au point minimum 30cm

Zoom numérique Approx. x 3.0

Stockage Cartes SD /Compatible SDHC, Multi Media Card

Modes d'enregistrement Compression sans perte RAW (12-bit), JPEG (High, Wide, Medium, Low), Vidéo (AVI), Mémo vocal (10 sec.), Audio (WAV)

Taille des fichiers
 RAW : 2640×1760
JPEG : 2640×1760
JPG Wide : 2640×1485

Taille de fichiers vidéo QVGA: 320×240, 30 images par seconde

Balance des blancs  8 types (Auto, Soleil, Ombre, Couvert, Incandescent, Fluorescent, Flash, Personnalisée)

Sensibilité équ. ISO 100-200-400-800

Type d'Autofocus : par détection de contraste, 9 zones

Mise au point manuelle par molette

Obturateur  Contrôlé électroniquement : 1/1000sec à 15sec (entre F4 et F5.0), 1/1250sec à 15sec (entre F5.6 à F7.1), 1/1600sec à 15sec (entre F8.0 à F9.0), 1/2000sec à 15sec (entre F10 à F11). La vitesse maximum d'obturation dépend de la valeur F (ouverture utilisée).

Systèmes de mesure Mesure evaluative, mesure moyenne pondérée central, spot

Contrôle de l'exposition Mode Auto, [P]Programme, [S] Priorité vitesse, [A] Priorité ouverture, [M] Manuel

Correction d'exposition Par 1/3 IL jusqu'à ±3IL

Auto Bracketing 3 vues par 1/3IL jusque ±3EV.

Flash intégré Pop-up (Manuel) Nombre Guide 6 ISO100

Flash externe sur griffe

Déclenchement [1]Vue par vue, [2]Continu (3 images/seconds), [3]Retardateur (2sec./10sec.)

Ecran ACL Moniteur couleur ACL TFT Taille d'écran 2.5" / Env. 230 000 pixels

Langues  Anglais/Japonais/Allemand/Français/Espagnol/Italien/Chinois (Simplifié)/ Coréen

Interfaces  USB (USB2.0), Video Out (NTSC/PAL),Audio Out (Mono)

Alimentation Batterie dédiée Li-ion BP-31 Env. 250 vues

Dimensions 113.3mm(L)×59.5mm(H)×50.3mm(P)

Poids 250g sans batterie ni carte

Accessoires fournis avec le DP1 :  Batterie Li-ion BP-31, Chargeur BC-31, Bouchon d'objectif LCP-11, Dragonne NS-11, Etui CS-70, Couvercle de griffe flash HSC-11, câble USB, câble vidéo, CD SIGMA Photo Pro, mode d'emploi
 

Accessoires optionnels :

VF11 Viseur externe pour SIGMA DP1

HA-11 Pare soleil pour SIGMA DP1

EF140 DG Flash pour SIGMA DP1

SAC-3 Adaptateur secteur pour SIGMA DP1

Flash accessoire EF140 DG


Ergonomie et prise en mains

L'ergonomie du DP1 reprend les modes de réglage d'un reflex et la prise en main d'un compact.  On visera le plus souvent avec l'écran arrière, qui est le seul apte à montrer la zone où l'on veut faire la mise au point, ou à afficher la distance choisie pour la mise au point manuelle. A ce propos, on peut regretter de ne pas disposer d'un réglage d'hyperfocale, par exemple pour f/5.6 et F/8 (en fait les distances de mises au point sera approximativement 4 m et 2,5 m...), mais cette idée peut certainement être intégrée dans un futur firmware. Sinon, la mise au point manuelle par la molette arrière est très pratique et même assez précise pour du reportage, mais je trouve le crantage de la molette beaucoup trop souple...on peut dérégler trop facilement la distance de façon involontaire.

Alors que la construction générale du boîtier en aluminium est flatteuse, je regrette le choix du plastique noir (sans inscription blanche des commandes, qui seraient pourtant utiles dans la pénombre) pour les touches de commandes situées au dos de l'appareil. Des touches métalliques (voire même de couleur alu avec gravure des symboles en noir) seraient mieux assorties à la gamme de l'appareil.

Ces touches de commandes sont de surcroît un peu petites, tout comme le pad de navigation...
 
 

Le dos de l'appareil et les touches de commande, un peu petites et trop "plastique" à mon goût, tout comme la molette de mise au point manuelle






Le maniement de l'appareil reste agréable...car on n'est bien entendu pas tout le temps en train de changer les commandes ! Par contre, ce n'est pas un modèle prévu pour le sport : l'autofocus a toujours été précis, sur des prises de vues variées, mais il manque de vitesse. On sait que la mise au point est vérrouilliée quand le collimateur s'illumine en vert, mais il est souvent nécessaire d'attendre 1/2 voire 1 seconde en faible lumière, d'où une latence peu propice à l'instantanté. Par contre, il n'y a pas de latence au déclenchement en choississant la mise au point manuelle, ce que j'ai fait pour plusieurs essais de photo de rue...

Une fois la photo prise, on peut déclencher après environ 1 seconde, mais si on est trop impulsif le buffer va se signaler à votre bon souvenir...en RAW on peut patienter 5 à 6 secondes après une série de 3 ou 4 vues...

Si l'on utilise le viseur optique on se croira alors revenu au temps des compacts avec armement en tournant une molette...on comprendra par là que le Sigma se prête plus au cadrage composé et au déclenchement quand le sujet apparaît au bon endroit dans la scène, plutôt qu'au mitraillage...on notera qu'en JPG on peut s'amuser à shooter directement en noir et blanc, mais c'est irréversible ! La position noir et blanc n'existe par contre pas en RAW, mais la conversion en noir et blanc est immédiate avec un logiciel de post-traitement. Au total l'usage du DP1 est très ludique et discret.
 
 
 


 



 

Technique et rendement photographique
 

Le Sigma DP1 est équipé comme le SD14 d'un capteur Foveon X3 tri-couche qui restitue les trois couleurs primaires Rouge, Vert, Bleu dans son épaisseur même, et non avec un filtre de Bayer comme tous les autres capteurs de la concurrence. De fait, il comporte 14 millions de photosites, mais sur 4,6 millions de positions par rapport à l'objectif, puisque trois photosites sont superposés l'un au dessus de l'autre.
 
 







En principe, ce système permet une plus grande précision et une plus grande pureté des couleurs, puisque chaque pixel final bénéficie d'informations parfaitement localisées sur chaque point illuminé par l'optique, alors qu'un capteur traditionnel reconstitue (c'est l'opération de "dématriçage") cette information avec les données des photosites voisins, ainsi que le montre la figure ci-dessous. Ce système est à même de combattre les artefacts de couleur et le moiré.
 
 








Cependant, le principe même du capteur Foveon X3 qui est de donner une information de la plus haute précision à chaque emplacement n'est-il pas mis en cause quand une interpolation est ensuite appliquée pour dupliquer les détails en vue d'obtenir une image finale de plus haute résolution...là est la question que nous allons essayer d'examiner ci-après, comme nous l'avions fait pour le SD14. Ce dernier fournit des JPG directs de 14 millions de pixels, mais le DP1 en est resté à la résolution optique native de 4,6 Mpix, ce qui laisse à penser qu'il serait limité au format A4...avec un très haut niveau de piqué, certes, mais une telle résolution semble insuffisante pour sortir des A3 d'une bonne netteté.
 
 

Image test JPG natif

Ci-dessus et ci-dessous, crop 100% de l'image test JPG natif 4,6 Mpix



 

Une première approche pourrait être tout simplement d'interpoler le fichier JPG comme nous l'avons fait avec Photoshop Elements (redimensionnement bicubique plus net) à défaut que l'appareil ne le propose dans son menu. On verra ci-dessous l'effet de cette opération, qui augmente le grain de l'image - mais cette matière donnera de la densité au tirage - et génère de petits artefacts de crênelage sur certaines obliques, mais ce défaut sera quasiment invisible sur un tirage observé à distance normale...n'oublions pas que nos crops simulent une image écran de près de 1,5 m de large ! .
 

Ci-dessus et ci-dessous, crop 100% de l'image test JPG interpolée en format A3 soit 12 Mpix


Une approche plus qualitative pour de grands tirages consiste à choisir de préférence le RAW - dommage que l'enregistrement simultané RAW + JPG soit impossible - et de choisir le format de sortie 14 Mpix dans le logiciel Sigma Photo Pro. On peut d'ailleurs noter une petite complication à cet égard : la version du logiciel livrée avec le SD14 ne sait pas ouvrir les fichiers du DP1, mais heureusement la version livrée avec le DP1 pourra également traiter les fichiers issus du reflex. Or la version DP1 est référencée 2.4, alors que la version SD14 est une 3 ! Heureusement, cette version 2.4 ne contient pas le bug signalé au sujet de la version 3 dans notre essai du SD14: la sortie des fichiers agrandis se limite à 14 Mpix, alors que la version livrée avec le reflex tirait beaucoup trop sur le fichier en quadruplant sa résolution native.

L'image ci-dessous, prise avec une très mauvaise lumière, au contraire de l'exemple qui précéde, permet de constater que l'interpolation directe du RAW au développement donne des résultats efficaces, très comparables par exemple aux fichiers d'un Fuji S5 dont on sait qu'ils permettent sans difficulté de tirer des A2 ! On notera que l'accentuation native est très discrète et que l'on pourra renforcer sans danger les contours des détails, ce qui est une qualité si l'on veut faire des grands tirages qui ne présentent pas un aspect artificiel.
 
 

Image RAW agrandie en 14 Mpix par Sigma Photo Pro,

ci-dessous crops 100%







 
 



 
 
 
 
 


 

J'ai testé une seconde solution, proche de celle que j'avais testé pour le reflex SD14, et qui consiste à développer les RAW à leur résolution native sous Sigma Photo Pro et à les agrandir à la demande par l'interpolation bicubique standard de Photoshop Elements, ici en 2400 x 3600 pixels soit 8,6 Mpix, proche de la résolution doublée. Il en résulte un équilibre idéal pour des A3 de haute qualité, mais les logiciels de Rip des tireuses plus grands formats, qui possèdent leur propre alghorithme d'interpolation basé sur les fractales, assureront ensuite sans difficultés des conversions en A2. L'avantage de cette méthode est qu'elle permet d'ajuster très exactement le format de sortie, alors que Sigma Photo Pro ne donne le choix qu'en taille standard ou résolution triplée.
 
 


 
 

Image RAW agrandie en 8,6 Mpix par Photoshop Elements après traitement sous Sigma Photo Pro,

ci-dessous crops 100%. La mise au point étant faite au centre (statue) on notera le dégradé des flous vers les lointains.







 
 



 
 
 


 

Actuellement, seul Sigma Photo Pro sait lire les fichiers du DP1, mais ce n'est pas obstacle puisqu'il est fourni avec l'appareil et qu'il offre en mode automatique un traitement de haut niveau. On peut choisir entre les paramètres de l'appareil, une optimisation automatique ou des réglages personnalisés. Mais hélas on ne peut pas encore sur cette version choisir au pixel près son format de sortie, d'où le recours à Photoshop pour la finition !
 
 






 

Il manque un choix précis detaille de sortie


Mesure de piqué :

J'ai fait le choix de mesurer le piqué du DP1 selon les mêmes échelles de notation que celles utilisées pour les reflex, d'autant que la vocation de Pictchallenge n'est pas de tester les compacts en priorité...sauf exception technologique marquante, comme ici ! A fin de comparaison, j'ai utilisé pour la mesure les deux méthodes évoquées ci-dessus, et les mesures sur mires confirment les impressions des prises de vues, le meilleur compromis, donnant véritablement des notes de piqué excellentes, est celui qui consiste à agrandir le fichier à résolution presque doublée. Mais le piqué à 14 MPix reste très honorable - la note serait un peu meilleure en optimisation manuelle, avec un peu plus d'accentuation, mais on aurait alors le risque de voir apparaître de petits liserés blancs en format A3+ ou A2.
 


 

En résolution 2400 x 3600 pixels, le piqué est véritablement excellent dès la pleine ouverture en zone centrale, et très bon au centre. La valeur f/8, idéale en hyperfocale, l'est également en piqué absolu, un 5+ tout à fait mérité !
 
 

En traitement direct 14 Mpix le piqué reste de haut niveau mais les angles de l'image sont toujours un peu plus à la trâine, car les fins détails seront un peu plus enveloppés par la création de pixels supplémentaires.


Autres caractéristiques optiques

Le 16.6 mm f/4 manque d'ouverture, mais il se rachète par des défauts optiques limités. La distorsion est limitée à 0,4% et elle est de forme régulière, donc facile à corriger logiciellement. Le vignetage est limité à 0,3 IL, seule l'aberration chromatique se manifeste un peu mais uniquement dans les bords et angles de l'image, avec un valeur mesurée de 1,2 pixels sur l'image de référence 2400 x 3600 pixels utilisée pour la mesure de piqué. On regrettera cependant que les contrôles de défauts optiques ne soient pas inclus dans Sigma Photo Pro.

Le distorsion est très limitée, quand on sait que beaucoup de zooms pour reflex APS
présentent une valeur supérieure à 1% à cet équivalent de focale








Rendu des couleurs

Ce n'était pas toujours faire honneur au DP1 que de le tester par temps gris, mais le testeur ne peut commander aux éléments ! Heureusement une éclaircie a permis de constater que le rendu particulier du Foveon, que certains fans comparent volontiers à de la diapo de légende (Kodachrome 64, ou certaines nuances d'Ekta Pro) s'épanouissait toujours au soleil ! A noter que contrairement aux vues de rues présentées plus haut, ici les noir et blancs ont été convertis à partir des prises de vues couleur.
 
 


 

Le cadrage type panoramique peut s'appliquer à la prise de vue JPG






Hautes sensibilités

Avec une sensibilité maximale de 800 ISO, alors que le SD14 équipé du même capteur monte jusqu'à 1.600, on ne peut pas dire que Sigma ait brossé sa clientèle potentielle dans le sens du poil...tout reflex d'entrée de gamme se doit d'offrir aujourd'hui une position 1.600 exploitable, et tous les modèles experts montent à 3.200 ISO !

On peut penser que le risque d'échauffement du capteur qui est en veille permanente ait joué dans cette limitation de sensibilité, mais nos essais ont montré qu'à partir de 400 ISO il est déconseillé d'utiliser le JPG, sauf à passer en noir et blanc où le grain semble très argentique ! Pour obtenir des résultats honorables à 400 et 800 ISO, il est bien plus efficace de toujours utiliser le RAW, et pour les travaux très soignés (tirages A3) de passer par une seconde étape de débruitage avec un logiciel spécialisé.

Les exemples qui suivent sont faits sur la même base que mes essais reflex 2008, avec une nature morte qui est toujours éclairée avec une lampe incandescente de 75 watts placés sous un abat jour orangé, bref, le drame pour toute balance des blancs automatique.
 
 





Le crop ci-dessous est celui d'une prise de vue à 100 ISO, suivi des exemples "jpg brut de capteur" à 400 et 800 ISO.
 

100 ISO

400 ISO

800 ISO
 
 


 

A 800 ISO le noir et blanc ne manque pas de matière et de présence





Outre la difficulté d'ajuster précisément une balance de blanc en JPG, le grain coloré fait penser à un film argentique rapide des années 70, ce qui peut avoir son charme mais n'est certainement pas le but recherché en priorité. Par contre en noir et blanc les vues tests comfirment l'impression des vues de terrain, le JPG haute sensibilité offre beaucoup de présence.

En RAW par contre il est aisé de rattrapper la balance des blancs et d'éclaircir les ombres - cette dernière opération étant automatique - et bien qu'il n'y ait pas de commande de réduction du bruit, un traitement s'opère quand même sous Sigma Photo Pro. Reste que peuvent subsister des ombres tirant sur le jaune ou le magenta dans des plages neutres, ainsi qu'il l'avait été observé avec le SD14.
 
 

800 ISO RAW traitement auto Sigma Photo Pro




Le fichier RAW agrandi sous Sigma Photo Pro en résolution 14 Mpix montre un grain d'inspiration très argentique, mais les couleurs semblent un peu plus désaturées.
 
 

800 ISO RAW traitement auto Sigma Photo Pro 14 Mpix






J'ai testé sur le même fichier l'interpolation sous Photoshop en 2400 x 3600 pixels, puis un post traitement avec un logiciel de réduction du bruit, ici Noise Ninja. On peut alors craindre que le grain soit un peu trop lissé, il faudra peaufiner les réglages pour redonner un peu de matière pour ne pas avoir un tirage trop lisse, à l'aspect "plastifié".

800 ISO RAW traitement auto Sigma Photo Pro, interpolation 8.6 Mpix, Noise Ninja
ci-dessous avec réglage redonnant un peu de "grain"
 
 

Au final, on arrive donc à une qualité honorable en 800 ISO à partir des RAW, dès lors que l'on applique un traitement soigné selon le format de sortie et le rendu final souhaité;

Vue en 800 ISO après post-traitement du RAW





Flash

Les limitations en haute sensibilité pourront inciter à utiliser le flash pour les prises de vues manquant d'éclairage. Le flash interne est pratique mais hélas peu puissant et trop proche de l'axe optique. Le flash accessoire est plus pratique si l'on est amené (par exemple dans un cadre familial) à multiplier les prises de vues. L'exposition s'ajuste automatiquement de façon très fiable sauf à très courte distance où il est conseillé de multiplier les essais et de vérifier tout de suite sur l'écran arrière après déclenchement.
 
 

Prise de vue en 100 ISO flash EF140 DG en RAW






....en guise de bilan....

Bien que le Sigma DP1 offre les attributs ludiques du compact à la mode, comme les clips video, il semble bien que sa cible ne soit pas les acheteurs de modèles de luxe extra plats à 250 euros, mais bien les photographes experts voire traditionnalistes qui aimaient utiliser les compacts argentiques avec des films de sensibilité moyenne, et en prenant leur temps pour composer leur image.

Certes, le DP1 peut apparaître très cher, et les fans du rendu Foveon doivent savoir que les promotions sur le reflex SD14  le rendent paradoxalement plus accessible que le compact avec ses accessoires. J'estime franchement qu'une meilleure finition (touches arrières, parasoleil bien léger) et une offre en coffret kit de luxe (avec le viseur annexe et le flash) seraient sans doute d'excellents arguments, mais tel quel le DP1 est un "décalé" pour lequel on peut avoir le coup de foudre pour certains types d'image, les prises de vues discrètes en mise au point manuelle, avec un rendu très argentique d'aspect permettant des agrandissements certes moins fouillés dans les petits détails qu'avec un reflex expert actuel, mais pleins de punch et de matière.

Je suis donc certain que le DP1 va avoir ses fans...et même que vont vivre des blogs d'accro à la "DP1 graphie" !
 

26 mars 2008 - JMS

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