Test numérique

SIGMA SD9
Prise en main
 

Le SIGMA SD 9 équipé du zoom 15-30 mm

 Pictchallenge a pu faire un test rapide du nouveau reflex Sigma SD9, prêté par SIGMA France avec les objectifs et flash permettant de le confronter à des situations de prise de vue comparables à nos autres essais.

Le Sigma SD9 se présente comme le premier boitier équipé d’un capteur révolutionnaire, le Foveon, qui comme un film tri couche restitue les trois couleurs primaires (R, V, B). De fait, le capteur de 3 millions de pixels est constitué de 10 millions de photosites.

Le Sigma SD9 est à la base un boitier reflex pouvant recevoir toute la gamme des optiques Sigma, qui jouissent d'un excellent rapport qualité prix, en monture propriétaire. La partie photographique ne déroutera pas un habitué de reflex argentique, les modes d'exposition étant similaires (priorité diaph, vitesse, programme, manuel) et les commandes bien placées sur le dessus de l'appareil pour les fonctions photographiques, et sur le dos pour les commandes de la partie numérique.
 
 
 

Le test qui suit a été réalisé en décembre 2002. Depuis, un nouveau firmware a été développé, que nous allons nous efforcer d'essayer rapidement. Mais surtout, il convient de tenir compte du nouveau prix de l'appareil (tarif juillet 2003) dans les bases de comparaison. Le SD9, qui représentait en décembre 2002 un investissement proche de celui d'un Nikon D100 ou d'un Canon D60 (calcul sur la configuration testée: SD9 + 15-30, comparé à Nikon D100 + 18-35) est désormais proposé en kit à 1799 euros avec un zoom 24-70 - 3.5-5.6, équivalent à une couverture de 41-119 mm compte tenu du facteur de grandissement du capteur. Il est même possible d'acquérir ce kit pour 1499 euros sur certains sites internet ou magasins discount. 
Ce nouveau positionnement prix met l'appareil en concurrence avec le haut de gamme des "bridge cameras" (de 1300 à 1500 euros). Les possibilités photographiques, et surtout la gamme d'optiques disponible, sont évidemment sans commune mesure avec un bridge camera, dès lors que l'on fait le choix de la monture Sigma qui offre une gamme extrèmement étendue.
jms 2/07/2003

 

Une forme très "carrée" et des commandes très accessibles
 
 

Imposant, le zoom Sigma 15-30 offre à peu près le même range réel que le Nikon 18-35
compte tenu de la différence de dimension des capteurs


 Le capteur Foveon est un peu plus petit que ceux qui équipent les reflex numériques Nikon, il donne un facteur de grandissement de 1.7. Sigma a choisi un viseur très innovant, qui présente un champ plus large, en délimitant la zone du capteur par un léger grisé. Ce concept, proche d’un télémétrique « à la Leica » est très utile pour pour voir un sujet sur le vif « entrer dans le cadre ». Mais revers de la médaille, par éclairage faible ou nocturne, il est difficile de composer son cadrage, faute d’un encadrement lumineux (ou blanc brillant, comme dans les viseurs collimatés) de la zone utile. Ennuyeux pour un reflex, il faut se fixer avec une attention considérable sur les zones grisées pour composer un paysage urbain de nuit !
 

Le Sigma SD9 équipe du Sigma Macro 50 mm de référence

La prise en main de l'appareil est rapide, avec peu de recours au mode d'emploi, d'autant que la partie numérique, au menu très clair, n'offre que peu de possibilités de réglages...et donc d'erreurs: dans le menu (très convivial) de configuration, on recherche vainement les réglages fins disponibles sur les autres reflex numériques, et même sur les compacts évolués : variation dès la prise de vue du contraste, de la saturation des couleurs…réglages fins permettant de se sortir de sujets très délicats. Dans le cas du Sigma, il faut faire confiance aux automatismes de l'appareil, car le cliché pris en mode "brut" XF3 dit être "developpé" par le logiciel Sigma pour donner naissance à une image imprimable ou diffusable sur le web, et c'est à ce stade que les possibilités d'ajustement et de correction existent.

Ce concept garantit que les clichés seront toujours de qualité maximale, mais il a des inconvénients sérieux, d'autant que les fichiers pèsent 10 mégas pixels environ (mode Hi) et permettent de faire un 24 poses…sur une carte 256 à 150 euros ou 200 euros. Certes, des fichiers de Nikon D100 pèsent aussi fort lourd…mais pour des sujets peu délicats (reportage, famille, etc) on sortira 250 vues de 1 mégas (JPG qualité moyenne) sur la même carte avec un reflex 6 mégapixels. De surcroît, il arrive que des pros se satisfassent (eh oui !) de fichiers de 300 ou 400 Ko pour envoyer un scoop d’actualité (politique ou sportive, par exemple) à leur agence ou journal, même par téléphone portable. Cette utilisation est condamnée a priori par le concept de « négatif numérique développé exclusivement sur ordinateur »…de même qu’est condamné l’usage ludique consistant à bombarder de mel ses amis dès l’anniversaire terminé ! En fait, la solution Canon permettant (sur les derniers modèles) d’enregistrer simultanément un RAW et un JPG du même cliché est sans doute une  voie d’avenir...

La  voie Sigma, expliquée sans doute par la complexité du post traitement, exigerait en utilisation nomade un micro ordinateur portable musclé permettant le traitement par lots dès les images transférées depuis l'appareil (prise Firewire) ! Dans ce sens, il est d'ailleurs regrettable que le logiciel Sigma ne permette pas une interpolation ou une réduction fine de la dimension des images en vue d’en aligner la taille sur les besoins du photographe...il sera nécessaire de redimensionner sous Photoshop les clichés JPG ou TIFF procurés par le "décodeur" de RAW...

Mais les tests de piqué effectués sur nos sujets habituels permettent déjà de trancher un point qui fait l'objet de toutes les interrogations : les capacités d'un capteur de 3 millions de pixels multipliés par 3 infos de couleur sont elles à la hauteur de la concurrence ? En définition, la réponse est oui, sans aucune réserve...
 
 

Définition et piqué

Exemple de test de piqué, plein format d'un essai à la focale de 50 mm (60 mm sur Nikon)









Le test de piqué du Sigma SD 9 a été conduit avec les mêmes "cibles" que pour nos essais habituels, les briques et les fers forgés étant de nature de montrer concrètement les différences de définition. Le Sigma SD9 a été confronté aux Nikon D1 (2.7 Mp)  et D100 (6 Mp). Le Sigma était équipé de l'optique la plus "piquée" de la marque dans les focales courantes, le 50 mm Macro EX de 2.8 (5 étoiles techniques Chasseur d'Images) ...les Nikon du même exemplaire du Micro Nikkor 60 de 2.8 (5 étoiles également).

La prise de vue ci-dessous a été faite à f 5.6 par temps gris.
 
 









A résolution approchante (le fichier du Nikon D1 fait 2000 pixels de large, celui du Sigma à la plus haute définition 2268 pixels) la définition réelle du Sgma SD9 apparaît supérieure : notez les détails dans le sigle apposé sur la banderole à droite de l'extrait découpé. Il est à noter que le Sigma était réglé à sa sensibilité nominale de 100 iso, et le le Nikon D1 à 200 iso.

Les deux exemples qui suivent montrent que le Sigma SD9 se compare au Nikon D100 à capteur 6 mégapixels, pour cet essai les appareils étaient à la sensibilité minimale et les optiques étaient à leur piqué maximal (diaph de 8).

A partir des fichiers RAW, il a été tenté une réduction du fichier du Nikon D100 à la même dimension que le fichier Sigma, puis un agrandissement sous Photoshop du fichier JPG issu du logiciel Sigma, ce dernier programme ne permettant pas (sous réserve d'investigations supplémentaires dans le paramètrage) l'interpolation fine "au pixel près" qu'offre Nikon capture.
 


 

Ci-dessus, le fichier Nikon réduit à la dimension de celle du Sigma offre une résolution inférieure sur les branches d'arbre et le contour des briques. Par contre ci-dessous, le fichier Sigma agrandi à la dimension d'origine de celui du Nikon D100 est un peu moins précis (effet de bord) sur les branchages et les lamelles du volet.
 


Un autre essai a été conduit en comparant les appareils, dans les mêmes conditions, à la sensibilité de 400 iso.
 


 
 


Le Sigma SD9 offre un piqué de très haut niveau, permettant sans aucun doute des impressions au format photographique 30 x 45 (ou A3+ en imprimante jet d'encre).

Dans les mêmes conditions, les zooms "de base" retenus pour l'essai ont été confrontés.
 
 

Exemple de test de piqué, plein format d'un essai à la focale de 18 mm (15 mm sur Sigma)










Le test de piqué du Sigma SD 9 a été conduit avec les mêmes "cibles" que pour nos essais habituels, les briques et les fers forgés étant de nature de montrer concrètement les différences de définition. Pour l'essai des zooms, les prises de vues ont été faites d'une part avec le Sigma SD9 équipé du remarquable 15-30 mm EX, d'autre part avec un Nikon D100 équipé du 18-35 mm AFD. Il est à noter que l'on compare ici des configurations assez proches en "prix catalogue" ( prix public tarif "Phox hiver 2002:NikonD100 + 18-35 = 3.859 euros , et pour 660 euros de moins, Sigma SD9 + 15-30 = 3.199 euros) et en couverture d'image réelle, compte tenu des différences de taille des capteurs.
 
 

NIKON                                    SIGMA







La résolution du capteur Foveon du Sigma est très impressionnante dans ces conditions, qui correspondent à un angle "de reportage", puisque le 15-30 équivaut environ à un "25.5-51 mm" pour le format 24-36...le Nikon couvrant...27 - 52.5 mm !

Les fichiers natifs du Sigma sont, dans tous les cas de figure, impeccables question "piqué". Une interpolation sous Photoshop permet de comparer la résolution aux fichiers natifs du D100 (JPG sans correction à partir de fichiers RAW).


 
 


 

Piqué avec interpolation...

Exemple de test de piqué, plein format d'un essai à la focale de 18 mm (15 mm sur Sigma)










Le test de piqué du Sigma SD 9 a été conduit avec les mêmes "cibles" que pour nos essais habituels, les briques et les fers forgés étant de nature de montrer concrètement les différences de définition. Pour l'essai des zooms, les prises de vues ont été faites d'une part avec le Sigma SD9 équipé du remarquable 15-30 mm EX, d'autre part avec un Nikon D100 équipé du 18-35 mm AFD. Il est à noter que l'on compare ici des configurations très proches en "prix catalogue" et en couverture d'image réelle, compte tenu des différences de taille des capteurs.
 
 

NIKON                                    SIGMA



 

Sur cet ensemble de test, le Sigma (ensemble capteur + optiques de la marque + logiciel propriétaire) n'a jamais été pris en défaut. Comme on dit de façon familière, cet appareil offre un "piqué d'enfer"...

...reste maintenant à donner un aperçu de sa capacité photographique sur le terrain !
 
 

Au flash...

Fill in avec le flash ES 500 DG super, 100 iso









Le Sigma SD 9 a fait l'objet d'un trop bref essai au flash en mode "programme". Comme tous les boitiers numériques, il semble délicat à régler au flash, et faute de temps pour multiplier les essais, nous avons fait confiance à l'automatisme de l'appareil.

Malgré cela de nombreuses images ont été surexposées. Il faut impérativement contrôler l'exposition au flash en activant sur l'écran arrière l'affichage (en rouge) du contrôle de surexposition et prêter attention au sujet principal visé par le collimateur d'autofocus. A titre de comparaison, des vues similaires ont été prises au Nikon D1 avec un flash SB80dx, en mode programme et sans aucune correction d'exposition. Sur les deux premières vues, le Nikon a mieux respecté l'aspect "ambiance" de la lumière. La "froideur" du bonhomme de neige est par contre mieux rendue avec le Sigma.
 

Sur le terrain...

Fin de journée, zoom 15-30 mm









Le Sigma SD9 donne par défaut des images très saturées, piquées et contrastées...un peu trop contrastées, peut-être ! Il a été essayé en fin d'après midi à 200 iso et au petit matin à 400 iso.

Le zoom 15-30 mm a été utilisé pour les prises de vues à 200 iso.


 

Découpages à partir de fichiers plein format de la série ci-dessus, 200 iso, piqué et rendu de très bon niveau


Des prises de vues au petit matin, à 400 iso, (50 mm 2.8), donnent également de beaux résultats globaux.
 

Cependant, un examen détaillé montre que dans certaines conditions la sensibilité de 400 iso est porteuse de défauts gênants avec un bruit numérique dans certaines zones sombres...par sécurité il vaut mieux se limiter à 200 iso pour éviter ce désagrèment !
 
 

Ci dessous 4 découpages du fichier d'origine, faisant apparaître du bruit numérique sur le "cul du bus"
comme sur la route, alors que les immeubles du hait de l'image, mieux éclairés, y échappent.


 
 

Nous avons également essayé le Sigma SD 9 sur nos redoutables sujets "de pénombre" et "de nuit", et nous avons hélas constaté que certains défauts gênants en faible lumière étaient très accentués dans certaines conditions critiques.
 
 

Nuit noire...

Sujet examiné, Nikon D1, 85 mm f 4, 800 iso.










En conclusion de notre trop rapide essai, nous avons  confronté le Sigma SD 9 aux sujets analysés dans notre "essai de nuit Nikon D100 contre Fuji S2"...et nous avons eu des surprises sur certains éclairages fluorescents. Comme le montrent les images qui suivent, les fichiers XF3 ( JPG sauvegardés en réglage "automatique"par le logiciel Sigma) montrent des variations de couleur incontrôlables sur les tubes néons de la façade du theatre...que nous avions déjà photographié avec deux modèles Nikon et un Fuji S2...le tout à 800 iso.
 


Fuji S2


Nikon D100


Essai au Sigma SD 9,  50 2.8 Macro Ex, sur pied Manfrotto

Pour quelle raison l'enseigne "orangée fluo" présente-t-elle de telles variations, n'apparaissant qu'à 400 iso, mais de façon irrégulière (pixels blancs dans le "A") alors que la façade est bien rendue, tout comme l'enseigne carrée "Edouard VII" ? Je n'ai aucune explication plausible à présenter. Un autre test a été conduit sur une autre façade très délicate à rendre en numérique...et nous avons essayé la gamme de correction possible dans le logiciel Sigma ...sans grand succès face à un problème mystérieux !
 
 

Façade multicolore...

Sujet examiné, prise de vue exemple au Fuji S2 pro









Le test publié page précedente nous avait plongé dans le doute quant au rendu de tubes fluorescents rouge orange. La façade examinée en détail dans notre grand test de nuit nous a permis de vérifier qu'il existait un problème (logiciel ?) sur ce type de sujets...certes peu courant, mais impitoyable sur la qualité des systèmes numériques.


Nikon D1


Nikon D100


Essai au Sigma SD 9,  50 2.8 Macro Ex, sur pied Manfrotto

Détails ci-dessous 400 iso 

On observe que les néons rouge orange ("American Dream"), comme les néons jaune orange perpendiculaires à la façade, sous l'enseigne "King Opera", apparaissent en blanc sur les clichés à 100 et 200 iso, et qu'à 400 iso les lettres orange apparaissent "mangées de pixels blancs". L'encadrement rose des enseignes circulaires se devine seulement. Les pixels blancs de l'enseigne "King Opera" correspondent à des points surexposés qui se remarquent aussi sur les clichés effectués avec les toris autres boitiers à mointure Nikon. Par contre les néons bleus et verts, dont l'intensité lumineuse est équivalente, sont correctement rendus. Les zones sombres de la façade (et le panneau "parking" en contre jour) sont rendues de façon correcte par le Sigma SD9, dont le piqué fait merveille sur l'inscription "Restaurant" dans la pénombre.

Alors, c'est peut-être un problème logiciel (élimination du bruit, situé principalement sur les pixels de la couche rouge du Foveon ?) qui pourrait être réglé par une mise à jour du firmware...car d'autres vues "rouges" ont été très bien rendues au cours du même essai...

Lumières infernales !

Petit matin, 50 mm 2.8









Certaines prises de vues en lumière très difficile nous ont donné des résultats ...variés. Alors que les vues ci-dessus sont très flatteuses, dans d'autres situations le capteur s'est hélas averé dépassé par des des contrastes excessifs.

La vue qui suit a été prise avec le 50 mm de 2.8 au petit matin, en balance de blancs automatique.














Comme le montrent les extraits ci-dessous, l'enseigne du restaurant qui est normalement d'un rouge-magenta  brillant est devenue blanche sur sa partie en hauteur (le reflet dans le capot de la voiture donne sa vraie couleur) et a gravement saturé le capteur sur l'auvent au dessus de la porte. La camionnette grise et la veste verte sont mieux rendues par contre.
 
 

Découpages à partir de fichiers plein format de la série ci-dessus, 200 iso, piqué et rendu de très bon niveau


Une vitrine prise de nuit sur pied voit son rendu varier très sensiblement selon la sensibilité adoptée...aucun autre réglage (balance, mise au point, etc) n'avait été modifié.
 
 

En conclusion provisoire, la prise de vue de jour avec le Sigma SD9 nous a donné des clichés très flatteurs, d'un niveau de piqué égal voire supérieur aux appareils de la classe "6 mégas pixels", mais nous restons interrogatifs sur certains résultats en lumière délicate (sous balance de blancs automatique) et par faible lumière à 400 iso.

Il est parfaitement possible que les défauts constatés soient d'ordre logiciel et qu'une mise à jour rapide puisse y remédier. Dès que nous en aurons l'occasion, nous conduirons de nouveaux tests en photo de nuit en ayant recours aux réglages de balance manuels et au bracketing.


Nouveauté numérique

SIGMA SD 10
 


 

Le SIGMA SD 10 équipé du zoom 18-50 mm

 SIGMA vient d'annoncer une série de nouveautés qui marquent l'ancrage de la marque dans le numérique. Le boitier SD9 va être bientôt remplacé par un SD10 qui reprend les mêmes caractéristiques de base en améliorant l'ergonomie et la qualité d'image. Nous ne manquerons pas d'essayer rapidement ce nouveau boitier, pour voir s'il reprend les qualités de définition...et atténue les défauts en haute sensibilité de la version SD9 essayée l'an dernier sur notre site.

Le capteur Foveon® X3™ du Sigma SD10 reste l'unique système de capture numérique directement en couleurs. Ses 10,2 millions de pixels saisissent les trois couleurs RVB pour chaque pixel de l'image finale grâce à une structure en trois couches de pixels sensibles chacune à une couleur. Avec ces trois niveaux de pixels couchés dans le silicium et positionnés de manière à tirer parti de la faculté du silicium d'absorber les ondes rouges, vertes et bleues à des profondeurs différentes, le capteur FOVEON X3® est capable saisir l'intégralité des couleurs et des détails pour chaque pixel de l'image finale, sans interpolation, contrairement aux capteurs classiques où les pixels sont justaposés.
 
 

L'enregistrement des images au format RAW (données natives) du SIGMA SD10 permet d'optimiser la haute définition des images tout en limitant le poids des fichiers. La procédure de compression sans perte du format X3F, véritable "négatif numérique" prévient toute détérioration de l'image lors de l'enregistrement et assure un résultat final optimal grâce à la préservation de la qualité originelle de l'image dont il conserve tous les détails. Il n'en reste pas moins que beaucoup de photographes regretteront que l'appareil n'intègre pas en interne un traitement JPG. Quand on fait des photos de famille, par exemple, quel confort de pouvoir directement donner à carte à un minilab !

Face à cette critique Sigma explique que le SD10 est livré avec la version 2.0 du logiciel SIGMA Photo Pro 2.0 qui permet de modifier les données des fichiers images RAW originaux. Les ajustements - tels que la balance des blancs, l'exposition, la balance de couleurs, le contraste, etc... - sont disponibles selon trois modes faciles à mettre en oeuvre. Le mode X3F enregistre les données originales telles que saisies par le boîtier. En mode Auto, le logiciel analyse l'image et ajuste les données X3F de manière à optimiser l'image finale. Le mode personnalisé permet à l'utilisateur d'ajuster lui-même l'exposition, le contraste, les zones sombres, les zones claires, la saturation et la netteté. La dernière version 2.0 de Sigma Photo Pro ajoute la fonction "X3 Fill Light" de débouchage des ombres. Cette fonctionnalité facilite la correction des images comprenant de forts contrastes d'exposition ou de violents contre-jours.  Les zones sous-exposées peuvent être éclaircies sans surexposer pour autant les zones plus claires. A l'inverse, il est possible d'améliorer le rendu de détails des zones surexposées sans plonger les zones sombres dans l'obscurité totale.
Le logiciel SIGMA Photo Pro permet la conversion rapide des images aux formats TIFF 8-bit, TIFF 16-bit et JPEG. Il dispose en outre de quatre espaces colorimétriques. Lors de la conversion, le niveau de résolution de sortie d'image est par défaut identique à celui de la capture d'image. (HI, MED ou LOW). Il peut être diminué de moitié ou doublé avec un haut niveau de qualité résultant de la grande qualité du fichier d'origine.
 


 

En fonction du type de prise de vues, le SIGMA SD10 permet au photographe de sélectionner le niveau de résolution de l'image par la simple pression d'une touche. Le mode HI (2 268 x1 512 x 3 couches) apporte le résolution d'image la plus performante. Le mode MED (1 512 x 1 008 x 3 couches) présente un équilibre entre résolution et capacité de stockage. Le mode LOW (1 134 x 756 x 3 couches) est utile pour enregistrer un nombre maximal d'images pour une capacité de mémoire donnée.

La sensibilité est réglable entre 100 et 1600 ISO. En mode d'utilisation courante (par défaut), la sensibilité en équivalence ISO du SD10 peut être réglée sur 100, 200, 400 et 800. En mode étendu, la plage de sensibilité est portée à 1600 ISO, et les vitesses d'obturation disponibles vont de 1/6000 sec. à 30sec.

En ce qui concerne l'ergonomie, le SD10 est alimenté par 4 accumulateurs "AA" Ni-Mh (ou 2 piles lithium CR-V3 ou 4 piles Nickel Zinc). Il peut aussi fonctionner sur le secteur (adaptateur dédié fourni). La poignée d'alimentation (optionnelle), alimentée par 8 accus "AA" assure une large autonomie, et fait fonction de grip avec déclencheur vertical.

Le SD10 conserve naturellement les atouts du SD9 en matière de protection du capteur et de visée "large" par rapport au champ du capteur.
 
 


 

Principales caractéristiques du SIGMA SD10
Support d'enregistrement CompactFlashTM (CF) (TypeI/II), IBM MicrodriveTM
Taille du capteur  20,7mm ×13,8mm
Objectifs Objectifs à monture Sigma SA
Angle de champ  Equivalent à 1,7x la longueur focale de l'objectif au format 135mm
Monture d'objectif Baïonnette SA
Capteur d'images FOVEON® X3™ (CMOS)
Nombre de pixels 10,29 Millions (2268 colonnes x 1512 lignes x 3 couches)

Ratio d'image 3 : 2
Format d'enregistrement   Compression sans perte de format natif RAW (12bit)
Résolutions (taille de fichiers) (1) HI (haute)?2268 × 1512 x 3 couches (Approx. 8MB)  (2) MED (moyenne) : 1512 x 1008 x 3 couches (Approx. 4MB)(3)
LOW (basse) : 1134 x 756 x 3 couches  (Approx. 2MB)
Prise de vue en continu HI : 1,9 i/s. sur 6 images, MED : 2,4 i/s. sur 14 images, LOW : 2,5 i/s. sur 30 images
Interfaces  IEEE1394, USB (1.1), Sortie Vidéo (NTSC/PAL)
Balance des blancs 8 types (Auto, Soleil, Ombre, Couvert, Incandescent, Fluorescent, Flash et Perosnnalisée)
Type de viseur Viseur reflex par Pentaprisme
Couverture du Viseur  98% horizontal, 97% vertical
Agrandissement  0,77x (50mm F1,4??)
Dégagement 18mm
Correcteur dioptrique  -3dpt ~?1dpt
Type d' Auto Focus  Système par détection de différence de phase TTL
Sensibilité AF  IL 2 ~ +18 (ISO100)
Modes AF AF spot, AF Continu(avec AF prédictif)
Systèmes de mesure Mesure évaluative sur 8 segments, Mesure Centrale, Mesure moyenne pondérée
Sensibilité de mesure IL -1 ~ 20 (avec 50mm F1,4 à 100 ISO)
Modes d'exposition (P)Programme Auto décalable (S) Priorité Vitesse (A)?Priorité Diaphragme, (M)Manuel

Sensibilité  ISO 100, 200, 400, 800. Mode étendu : 100, 200, 400, 800, 1600
Correction d'exposition ±3IL (par 1/3 IL)
Verrouillage d'exposition par bouton (paramètres d'exposition bloqués avec touche enfoncée)
Auto Bracketing Sur trois niveaux : Approprié, sous exposition, surexposition. Variation maximale de ±3IL par 1/3 IL
Obturateur Obturateur à rideaux à défilement vertical contrôlé électroniquement
Vitesses d'obturation 1/6000 à 15 sec. (100, 200 ISO), 1/6000 à 4 sec. (400, 800 ISO), Pose B (jusqu'à 15 sec. Sur 100, 200 ISO)Mode étendu : 1/6000 à 30 sec. , pose B jusqu'à 30 sec (100 à 1600 ISO)
Synchronisation flash externe Sabot avec contact X, synchronisation à 1/180 sec. ou moins, avec contacts pour flash dédié
Moniteur couleur ACL TFT ACL polysilicium 1,8" Couleur de 130 000 points à basse température
 Angle de couverture : 100%  Rétro éclairage : LED blanc
Visualisation des images Vue par vue, Agrandissement d'image, Mosaïque de 9 vues, Diaporama
Langues Japonais / Anglais / Français / Allemand
Alimentation 4 Accus AA Ni-Mh ou 2 x piles lithium CR-V3 ou 4 piles Nickel Zinc PrimaryAlimentation secteur avec adaptateur dédié
Dimension et Poids Dimensions : 152mm (largeur) × 120mm(Hauteur) × 79mm(Epaisseur)
 Poids : 785g?
* L'apparence extérieure du produit et ses caractéristiques peuvent être modifiées sans préavis pour amélioration

Accessoires livrés avec le SD10?
CD logiciel SIGMA PhotoPro, adaptateur secteur dédié SAC-1, câble USB dédié, câble
IEEE1394 dédié (FireWire), câble vidéo dédié, capot de moniteur ACL, oeilleton, bouchon de
baïonnette.

Prix public : 1699 €, en kit dans les magasins Shop Photo avec 24-70 3.5-5.6 : 1799 €
 
 

Les nouvelles optiques  Sigma sont très intéressantes, car si elles sont optimisées pour les SD9 et SD10, elles seront aussi disponibles pour les reflex numériques petit capteur en montures Canon, Nikon et Pentax.

Les photographes numériques connaissent le problème : du fait de la taille réduite des capteurs, un grand angulaire classique se transforme irrémédiablement en objectif standard ! C'est maintenant terminé ! Ultra grand angulaire unique au monde avec 122° d'angle de champ sur un boîtier argentique, le SIGMA 12-24mm F4,5-5,6 DG EX est aussi le premier vrai grand angle étudié pour tous les boîtiers numériques. Très compact, il dispose de la motorisation HSM pour les montures Sigma, Canon et Nikon.
 
 










Le SIGMA 12-24mm F4,5-5,6 DG EX est le premier zoom au monde à posséder un angle de champ de 122° en full frame. L'angle de champ diagonal passe de 122°au 12mm à 84,1° au 24mm et permet des prises de vues exceptionnelles tant en intérieur qu'en paysage. Sa formule optique est de très haut niveau fait appel à quatre lentilles en verre spécial à faible dispersion (SLD) qui permettent une correction efficace des aberrations chromatiques courantes dans les optiques grandes angulaires, et à trois éléments asphériques (2 lentilles moulées et une hybride) qui apportent une excellente correction de la distorsion et d'autres aberrations.  La motorisation HSM (Hyper Sonic Motor) permet une retouche permanente du point pour les montures concernées. La distance minimale de mise au point est de 28mm. L'objectif est équipé d'un pare-soleil en corolle intégré qui le protège des lumières incidentes indésirables. Il sera disponible fin octobre en montures HSM Sigma, Canon et Nikon.

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Formule optique :  12 groupes - 16 lentilles
Angle de champ :  122° - 84,1°
Ouverture minimale :  F 22
Rapport de reproduction :  1 : 7,1
Diam. filtre :   arrière (gélatine)
Distance mini. mise au point :  28 cm
Diam. x Lg :  87mm x 100mm
Poids :  615 g

Prix public : 999 €
 
 
 
 

Sigma annonce aussi le nouveau zoom 18-50mm F3,5-5,6 DC. Ce zoom a été conçu pour un usage optimal et exclusif sur les boîtiers reflex numériques. Son cercle-image réduit, qui correspond à la taille des capteurs qui équipent les reflex numériques courants, a permis de réaliser un objectif compact d'un diamètre maximal de 60cm, d'une longueur totale de 67,5mm, et d'un poids de seulement 245g. Son angle de champ varie de 76,5°à 31,7°.La présence d'éléments asphériques corrige les diverses aberrations sur l'ensemble de la plage de focales, et permet d'obtenir un haut niveau de performance optique. Le 18-50mm F3,5-5,6 DC dispose d'une distance minimale de mise au point du est de 25cm à toutes les focales, et procure un rapport de reproduction maximal de 1:3.5.

Cet objectif ne doit pas être utilisé avec un reflex numérique dont le capteur est d'une taille supérieure au format APS-C ou sur un boîtier reflex argentique, sous peine de faire apparaître un vignettage important en périphérie de l'image. Sur un boîtier Sigma SD9 ou SD10, l'angle de champ équivaut à celui d'un zoom 30-85mm. L'angle de champ effectif varie d'un boîtier à un autre en fonction de la dimension exacte du capteur.

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Longueur focale   : 18-50mm
Ouverture minimale  : F22
Formule optique    : 8 éléments en 8 groupes
Angle de champ   : 76,5° - 31,7°
Diaphragme   : 7 lamelles
Distance minimale de mise au point : 25cm
Rapport d'agrandissement   : 1:3,5
Diamètre de filtre   : 58mm
Pare-soleil    : à baïonnette (fourni)
Dimensions   : Diamètre 67,5mm x Longueur 60mm
Poids    : 245g
Montures (AF)   : Sigma, Canon, Nikon (D), Pentax

Prix public : 149 €
 
 
 


 

Enfin le nouveau zoom 55-200mm F4-5.6 DC a également été conçu pour un usage optimal et exclusif sur les boîtiers reflex numériques. Son cercle-image réduit, qui correspond à la taille des capteurs qui équipent les reflex numériques courants, a permis de réaliser un objectif compact d'un diamètre maximal de 70cm, d'une longueur totale de 84,6mm, et d'un poids de seulement 310g. Le diamètre de filtre est de 55mm. Ce zoom, à la fois remarquablement compact et très performant, convirent pour une très grande variété de sujets. La distance minimale de mise au point est de 110cm pour un rapport de reproduction de 1:4.

Cet objectif ne doit pas être utilisé avec un reflex numérique dont le capteur est d'une taille supérieure au format APS-C ou sur un boîtier reflex argentique, sous peine de faire apparaître un vignettage important en périphérie de l'image. Sur un boîtier Sigma SD9 ou SD10, l'angle de champ équivaut à celui d'un zoom 93-340mm. L'angle de champ effectif varie d'un boîtier à un autre en fonction de la dimension exacte du capteur.

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Longueur focale   : 55-200mm
Ouverture minimale  : F22
Formule optique    : 10 éléments en 9 groupes
Angle de champ   : 29,0° - 8,1°
Diaphragme   : 8 lamelles
Distance minimale de mise au point : 110cm
Rapport d'agrandissement   : 1:4,5
Diamètre de filtre   : 55mm
Pare-soleil    : à baïonnette (fourni)
Dimensions   : Diamètre 70mm x Longueur 84,6mm
Poids    : 310g
Montures (AF)   : Sigma, Canon, Nikon (D), Pentax

Prix public : 219 €
 

(source: dossier de presse Sigma, prix groupe Shop-Photo catalogue hiver 2003)


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