ESSAIS NUMERIQUE
Nikon
AF 24 mm f 2.8
mesures
de piqué
en
RAW selon douze logiciels
utilisés
pour la conversion
(1)
méthode
d'essai
avec
la mire et le logiciel DXO Analyzer
mise à jour 25 octobre 2006
texte et illustrations JMS
NOTICE: méthode
de mesure
La sortie d'un nouveau boîtier Nikon destiné aux amateurs experts voire aux pros ne pouvait que m'inciter à reprendre une campagne d'essais sous DXO Analyzer, après les premiers résultats publiés en 2004. A l'époque j'échangeais des idées et analyses avec René Bouillot (voir le chapitre 2 du "Cours de traitement numérique de l'image", éditions Dunod) et "Chasseur d'Images " avait défrayé la chronique en adoptant ce nouveau système d'analyse du piqué subjectif des couples optiques - boîtiers.
Aujourd'hui DXO Analyzer est utilisé en tout ou partie par toute la presse photographique française, mais les données synthétiques globales publiées apparaissent parfois un peu frustrantes pour les photographes "accros" de la technique. C'est en pensant à de nombreuses questions tant théoriques ("peut-on tout chiffrer par ce système d'analyse?") que pratiques ("une optique bien notée sur 4 millions de pixels est elle bonne sur 10 millions de pixels?") posées par mes correspondants ou dans les forums que j'ai entrepris cette nouvelle campagne de mesures.
Par rapport aux anciennes fiches de Pictchallenge, ces nouvelles mesures s'appliquent sur 4 zones au lieu de 2 ou 3. La notation a été revue pour s'aligner sur des normes plus courantes (de 0.5...un zero pointé symbolique, en fait....à 5) et la cartographie des point de mesure, sous forme de symboles en face d'une échelle de valeur en couleur, (de nul à excellent) est complétée d'un tableau avec une charte de couleur qui permet de visualiser immédiatemment les zones (vert intense et vert vif) de haute qualité, en fonction du diaph et de la position dans l'image !
Les zones de mesure sont donc au nombre de quatre:
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| Le centre de l'image fait l'objet d'une mesure unique. C'est là qu'est effectuée la mise au point de référence pour chaque prise de vue, avec le système autofocus de l'appareil (assistance électronique pour les optiques manuelles). Le moindre décalage du système dégrade fortement la note à pleine ouverture. On verra que certaines optiques notamment des zooms DX "special numérique" parviennent à une note de piqué "excellent" dès leur pleine ouverture, puis le piqué décline à partir de f/8 voire de f/5.6 ! | Alors que tous les auteurs recommandent aux photographes de ne pas cadrer "dans la pastille" (c'est à dire au centre) et au contraire de s'appuyer sur les lignes "des tiers" (qui divisent l'image en neuf zones) pour construire leur composition (notamment en reportage), il existe peu d'indications dans la presse sur le piqué dans ces zones. La note "tiers" des tableaux et graphiques est pour moi la plus importante pour toutes les vues où le sujet principal est dans ces zones et où le fond (donc les bords et les angles) sont dans le flou. |
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| La note de piqué "sur les bords" fait une moyenne entre une zone assez favorable (en haut et en bas du centre) et une zone plus délicate proche des angles à droite et à gauche de l'image. Une mauvaise note de "bords" est généralement causée par la dégradation de cette zone par de mauvaises notes proches de celles des angles extrèmes. Ce défaut est gênant en paysage, et on aura intérêt à choisir une valeur de diaphragme de zone de couleur homogène entre centre, tiers et bords (si possible très bon ou excellent !) pour éviter toute déconvenue (photos architecturales avec détails, par exemple). | La mesure dans les angles est la plus sévère notamment pour les optiques à haute luminosité et pour les zooms grand angle. La concentration de certains défauts dans les angles...points les plus éloignés du centre dans le cercle de couverture de l'optique (vignetage, aberration chromatique) a des effets destructeurs cumulatifs sur l'impression de piqué. En pratique cependant une mauvaise note dans les angles a pleine ouverture a peu d'incidence car ces zones de l'image sont généralement dans le flou d'arrière plan. Par contre une note qui reste faible en fermant le diaphragme (paysage) est un motif pour mal noter l'optique dans son ensemble. |
Quelques
précisions supplémentaires peuvent être données
pour la compréhension de nos fiches.
- les mesures sont faites à partir de fichiers JPG Fine à 100 ISO pour le Nikon D200, netteté et contraste normal. Nous publierons ultérieurement à titre de comparaison d'une part des mesures à partir de RAW, d'autre part des mesures avant et après optimisation par DXO Optics Pro ;
- si les symboles (centre, tiers, etc) sont illisibles car superposés l'un sur l'autre, c'est un très bon signe pour la qualité globale (homogénéité du piqué)...sous réserve qu'ils soient superposés dans une zone...verte ;
- les notes et zones de couleur souffrent comme toute statistique de l'effet de seuil. Par exemple, une mesure "excellent" de 4,51 n'est pas extraordinaire par rapport à un grade "très bon" de 4,49 ! Mais il faut bien fixer des zones de transition. La lecture des chiffres apporte un élément complémentaire de compréhension des notes globales. A contrario, la limite entre "mauvais" et "nul" est plus artificielle. Ces zones sont peu exploitables en pratique même pour une image de petite dimension ;
- les notes de base sont pondérées en fonction du nombre de pixels pour un format de sortie donné, ici le format A3+ sans marge. Une même mesure brute donnerait une note un peu meilleure avec un boitier de 12 ou 13 millions de pixles. Par contre un boitier de 6 millions de pixels sera comme par le passé jugé sur la base d'un A3 avec marge. Le format de sortie auquel se réfère la note est toujours indiqué en haut à droite de la fiche.
- les notes globales à gauche de la carte ds couleurs ( de 1 à 5) sont données par usage d'application. - reportage, portrait, paysage - en fonction de la répartition des zones de piqué. Ainsi une optique qui ne présente pas de zone homogène du centre aux bords ne pourra obtenir la note maximale en paysage. Par contre, si la netteté est très élevée au centre et sur les lignes de tiers elle pourra "crever le plafond" en catégorie reportage ;
- les "plus" globaux (les "+" de Pictchallenge) tiennent compte de la catégorie
de l'optique. Par exemple, une optique ouverte à f/1.8 pourrait
obtenir une note de "5+" au vu de notes de piqué exceptionnel de
f/4 à f/11, si...sa pleine ouvertue était à f/4 !
Mais l'acquéreur qui paye une optique haute lumlnosité a
besoin d'un piqué correct à pleine ouverture au centre et
tiers...nous en tenons compte pour l'attribution ou non des 4 '+' pour
cette catégorie, jai noté "+++" certains objectifs de 50
mm qui sont pourtant excellents entre f/2.8 et f/8, mais qui restent trop
mous pour les 10 millions de pixels du D200 autour de f/2 !
Douze
logiciels comparés
Un traitement automatique variable et une accentuation différenciée
Les interrogations sur l'écart de performance entre RAW et JPG, d'une part, et entre traitements pour transformer le RAW en JPG d'autre part sont une constante des forums de photographes ! Les comparaisons tournent souvent à la polémique parce que chacun aime bien "son" logiciel et "ses" réglages de dévéloppement des RAW...j'ai donc essayé d'être un minimum objectif en traitant en automatique le même fichier de prise de vues avec...10 logiciels.
La mire DXO a été photographiée avec un Nikon D200 ( 100 ISO, réglages netteté normale, contraste normal, saturation normale) en prise de vue, avec une sauvegarde en NEF non compressé + JPG Fine priorité qualité. L'optique était un ancien mais incontestable "4 étoiles argentique", un 24 mm 2.8 AF Nikon tout juste sorti de révision au service après vente.
Les mesures de piqué par DXO Alalyzer ont été effectuées sur les fichiers JPG de l'appareil, puis sur les JPG développés à partir de logiciels choisis selon leur réputation et leur rapport qualité prix: il s'agissait de ne pas de dépasser 200 euros, d'où l'élimination de Photoshop CS2 et de Capture One "pro".
Ont donc été comparés:
- le...firmware 2 du D 200
- Adobe Camera Raw (ACR) avec Photoshop
Elements
- Adobe Ligthroom Beta 4
- Apple aperture 1.5
- DXO Optics Pro v4 (DXO)
- Nikon Capture NX (NX)
- Raw Shooter essentials 2006 (RSE)
- Silkypix (Silk)
- Bibble Lite (Bibl)
- Capture One LE (C one)
- Raw Photo Desk (RPD)
- Helicon Filter (Heli)
Il est fondamental de noter que tous les logiciels ont été utilisés en automatisme total, sauf DXO qui ne dispose pas de réglage de "piqué" en l'absence du module dédié à l'objectif: il a donc été utilisé en "non accentué" et avec une accentuation "raisonnable" (1,85) car il ne possède pas de réglage de base de sharpness dans ces conditions.
De ce fait, les mesures reflètent la capacité de chaque "développeur" de RAW de sortir sans réglage une image...correcte (ou non) à partir du fichier NEF ouvert. Chaque résultat est présenté ci-dessous avec une "note globale" qui tient compte du piqué mais aussi beaucoup des parasites colorés regroupés sous la rubrique "aberration chromatique" qui englobe en pratique l'aberration chromatique latérale et les franges cyan ou magenta.
Il est évident qu'une image très piquée sans défaut coloré aura une note maximale, au contraire d'un fichier mou entaché d'artefacts de couleurs ! Les résultats sont très différents, beaucoup plus que je ne le pensais avant le début de l'expérience !
Mais il est évident aussi qu'avec la plupart des logiciels un traitement manuel soigné de chaque image visulaisée à 100% pour doser l'accentuation et la réduction des franges colorées permettrait d'améliorer la note...
...cependant, quand vous avez une journée
de prises de vue à traiter...vous préférez un batch
automatique de qualité ou un pinaillage personnalisé ?
Les écarts de piqué
Le tableau ci-dessous présente les notes brutes (avant traitement en notes "positives" pour les graphiques, donc comparable aux exemples de copies d'écran présentées ci dessus pour les zones de mesure) pour le bord droit de l'image. La référence de base est bien sûr le fichier JPG traité par le micrologiciel du D200. On voit que le piqué est moyen à f/2.8 et f/16, très bon à f4, f/8 et f/11, et excellent à f/5.6. On considère en effet en analyse DXO que le piqué "idéal" est à 1, et qu'en pratique entre 0.85 et 1.15 on se situe correctement dans cette zone. Une note plus basse que 0.85 est un indice d'une surracentuation qui peut être gênante sur certains sujets (lignes blanches visibles) : au dessus de 1.25 on est très bon, mais pas excellent...
La comparaison des notes brutes pour le diaph moyen de 5.6 montre de sacrées différences, que l'on retrouvera sur les fiches de piqué globales. Alors que Capture NX est au sommet du piqué, ACR présente de très mauvais résultats, RSE est en surracentuation, Capture One est plus doux que DXO en accentuation raisonnable ou qu'Helicon Filter, etc.
Mais le plus étonnant est de
voir comment certains post-traitements "s'effondrent" dans les angles par
rapport à d'autres, alors qu'il n'y a eu en tout et pour tout qu'une
seule prise de vue par diaph...c'est toujours le même NEF + JPG qui
est examiné !
Piqué brut mesuré sur le bord droit de l'image
| Logiciel | JPG | Apert | NX | DXO | DXO AC | ACR | RSE | C One | Bib | Heli | Silk | RPD |
| diaph | ||||||||||||
| 2.8 | 2.04 | 1.86 | 1.65 | 2.50 | 1.94 | 2.88 | 1.58 | 2.21 | 1.71 | 1.95 | 1.55 | 2.01 |
| 4 | 1.24 | 1.24 | 1.13 | 1.69 | 1.22 | 1.79 | 1.05 | 1.44 | 1.24 | 1.20 | 1.21 | 1.25 |
| 5.6 | 1.11 | 1.07 | 0.85 | 1.43 | 1.01 | 1.50 | 0.79 | 1.13 | 1.07 | 1.01 | 1.07 | 1.06 |
| 8 | 1.21 | 1.17 | 0.93 | 1.52 | 1.07 | 1.63 | 0.95 | 1.21 | 1.16 | 1.10 | 1.12 | 1.17 |
| 11 | 1.25 | 1.27 | 1.04 | 1.70 | 1.20 | 1.89 | 1.05 | 1.35 | 1.24 | 1.16 | 1.24 | 1.21 |
| 16 | 1.81 | 1.70 | 1.47 | 2.11 | 1.58 | 2.78 | 1.52 | 1.78 | 1.71 | 1.65 | 1.51 | 1.71 |
Les très fortes variations de mesure de l'aberration chromatique
L'aberration chromatique et les défauts de même apparence (franges autour des points noirs) est mesurée en pixels. Il s'agit donc d'une moyenne de la zone (souvent sur les bords et angles de l'image, plus ou moins étendus selon le logiciel de traitement ) où ces défauts sont maximaux. Sur un tirage A3, un défaut (par exemple un trait) de 1 pixel de large fera 1/10 ème de millimètre de large et sera visible pour un oeil "affuté". Un défaut de 0.5 pixels (c'est à dire une zone où il y avoir parfois 0 pixels de défaut, parfois 1) ne peut être perçu sur le papier. Un défaut de plus de 2 pixels de large (2/10 ème de mm) sera vu à coup sûr.
L'optique testée présente la rare caractéristique d'avoir des défauts qui augmentent quand on ferme le diaphragme, elle partage cette particularité avec le 24 mm f/2 Ais et d'autres formules anciennes; en mode automatique par défaut, le JPG est "sale" c'est à dire truffé de ces petites dérives colorimétriques. Un seul logiciel développe une image impeccable, où les franges et taches colorées seront quasiment toujours invisibles sur un tirage A3, et dures à discerner sur un tirage A2, c'est Nikon capture NX.
DXO corrige généralement très bien ce défaut, mais ne dispose pas de module personnalisé pour cet objectif ancien, c'est le traitement de base qui s'applique, efficace en l'absence d'accentuation - mais avec un vrai manque de piqué, on le verra - un peu moins mais très correct avec une accentuation de même niveau que Capture NX.
Les autres logiciels permettent de voir
ce défaut "comme le nez au milieu de la figure", il faudra vraisemblablement
- pour ceux qui en disposent - appliquer manuellement des corrections d'aberration
chromatique "à vue". Mention spéciale à Bibble et
Silkypix qui accentuent le défaut par rapport au JPG.
Aberration chromatique maximale relevée
| Logiciel | JPG | Apert | NX | DXO | DXO
AC |
ACR | LGTR | RSE | C One | Bib | Heli | Silk | RPD |
| diaph | |||||||||||||
| 2.8 | 2 | 1.1 | 0.6 | 0.8 | 1.1 | 1.9 | 1.5 | 1.7 | 2.1 | 2.2 | 1.9 | 2.2 | 1.7 |
| 4 | 1.9 | 1.1 | 0.6 | 0.7 | 0.8 | 1.9 | 1.6 | 1.6 | 1.9 | 2.1 | 1.7 | 2.2 | 1.6 |
| 5.6 | 2.2 | 1.3 | 0.6 | 0.8 | 0.9 | 2.3 | 1.9 | 1.8 | 2 | 2.3 | 2.1 | 2.4 | 2 |
| 8 | 2.6 | 1.5 | 0.5 | 0.9 | 1.1 | 2.6 | 2.2 | 2 | 2.3 | 2.6 | 2.4 | 2.7 | 2.3 |
| 11 | 2.7 | 1.7 | 0.5 | 1 | 1.2 | 2.7 | 2.3 | 2.2 | 2.5 | 2.8 | 2.6 | 2.8 | 2.4 |
| 16 | 2.8 | 1.8 | 0.5 | 1.2 | 1.5 | 2.9 | 2.3 | 2.4 | 2.7 | 3.1 | 2.7 | 3.1 | 2.5 |
Sous chaque grille de piqué, figurent
trois "cartographies" d'aberration chromatique, mesurée à
f/2.8, f/5.6 et f/16. L'AC devient vraiment gênante en A3 à
partir de la couleur jaune (a fortiori orange et rouge!) et un couleur
vert vif signale un défaut qui pourra être nuisible à
une interpolation en A2. Le bleu vif est la qualité maximale ! C'est
le champ de l'image qui est figuré: à gauche, quasiment aucun
défaut. Au centre c'est propre sur la zone centrale, à peu
près jusqu'aux lignes de tiers, et moyen au delà, la différence
peut être visible. A droite, les bords droits et gauche seront vraiment
altérés par le défaut, la zone très propre
est uniquement "dans la pastille".
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Ci-dessous, la zone "cropée"
est une des partie les "pires" du test. Il s'agit de l'angle supérieur
gauche de la prise de vue à f/16, qui donne une note de piqué
variant entre "très bon" et "faible" selon les logiciels de conversion,
toujours à partir d'un seul et même fichier d'origine bien
entendu. On note particulièrement - malgré la compression
hélas indispensable pour la publication sur le web ! - l'ampleur
différente des "bavures" de couleur cyan ou magenta.
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RESULTAT
PAR LOGICIEL
Fichier
JPG d'origine
(netteté
normale)

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La netteté du fichier JPG d'origine
du Nikon D200 (compression en priorité à la qualité)
est de très bon niveau bien que l'on n'atteigne jamais l'excellence
dans les angles (cette optique couvre le format 24 x 36, il faut s'en
souvenir !) et la diffraction se fait sentir après f/8. L'aberration
chromatique progresse en fermant le diaphragme, ce qui est peu courant.
Elle peut être gênante sur de petits détails du bod
dès la pleine ouverture, et plus marquée à gauche
de l'image. A f/16 elle est vraiment gênante. Dès lors, l'optimum
en JPG se situe entre f/4 et f/8.
Fichier
NEF converti par Nikon capture NX
(netteté
normale)

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Le "nettoyage" du fichier de toutes les
aberrations chromatiques et franges est absolument exemplaire et
impossible à obtenir en mode automatique avec tous les autres logiciels.
De ce fait le piqué élevé est non seulement très
homogène mais aussi très fin, car dénué de
traces parasites des "débordements de couleur". Nikon capture NX
procure par défaut la meilleure qualité absolue de
tout le test !
Fichier
NEF converti par ACR
(netteté
par défaut)

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Le célèbre module universel
pour les différentes versions de Photoshop n'a absolument pas "digéré"
en automatique nos mires sur fichiers NEF. Le piqué global est très
bas, avec une dégradation énorme par rapport au JPG sur les
angles et les bords, et l'aberration chromatique reste élevée
empêchant toute reprise de la surracentuation sur le JPG développé.
Fichier
NEF converti par Ligthroom Beta 4
(paramètres
par défaut)

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Par rapport au couple Adobe Camera Raw/Photoshop
Elements 3, on constate une belle amélioration à essayer
la Beta 4 ( version 19/10/2006) d'Adobe Litghroom. Non seulement l'image
est plus régulière et plus piquée - bien que l'on
n'atteigne jamais l'excellence sur les bords et angles, on est quand même
globalement au grade "très bon" à 5.6 et 8, mais encore (ceci
expliquant cela?) la réduction de l'aberration chromatique est bien
meilleure par défaut: l'image est plus propre, et çà
se voit. Ce nouveau logiciel en phase de progression semble très
prometteur.
Fichier
NEF converti par Apple aperture
(paramètres
par défaut)

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Apple Aperture version 1.5 donne de meilleurs
résultats qu'Adobe Ligthroom Beta 4, tant au niveau du piqué
que de l'aberration chromatique. On peut même observer que le workflow
d'Apple est troisième au classement - derrière Capture NX
et DXO - pour le traitement des aberrations chromatiques qui sont assez
limitées, ce qui améliore le piqué dans les bords
et les angles. De ca fait, question propreté de l'image et homogéneité
du piqué, Aperture se classe devant tous les autres produits indépendants
étudiés ici, même si RSE est plus "razor sharp"...Il
faut mettre une accentuation manuelle à DXO (en l'absence de module
optique il n'applique pas de réglage de piqué par défaut)
pour passer devant les résultats d'Aperture en automatique. Un excellent
produit donc...même si NX est meilleur sans contestation possible
et si DXO sait faire bien d'autres choses en plus de dématricer
les fichiers...quand existe le module ce qui n'est pas le cas pour ce vieux
24 !
Fichier
NEF converti par DXO
(aucune
accentuation)

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En l'absence de module de l'objectif, DXO
n'accentue pas le fichier en traitement par défaut, puisque le niveau
de "sharpness" dépend du couple optique boîtier. Utilisé
"à contre emploi" le logiciel délivre des JPG très
doux, susceptibles d'être accentués par la suite, mais réduit
aussi de façon importante l'aberration chromatique : on ne prendra
donc pas trop de risque à accentuer un peu ou à interpoler.
Fichier
NEF converti par DXO
(accentuation
1.85)

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En choisissant une accentuation de 1.85
le piqué atteint des niveaux élevés proches de Nikon
capture NX, sans que l'aberration chromatique - élevée quand
même en fermant beaucoup le diaphragme - n'atteigne de niveau vraiment
critique. Globalement, entre f/4 et F/8 on aura des images de très
haut niveau.
Fichier
NEF converti par RSE
(netteté
automatique)

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Raw Shooter Essentials est par défaut
(tous les paramètres en automatique) fidèle à se réputation
de "Razor Sharp". Le niveau de piqué au centre est très élevé,
à la limite de la surracentuation sur certaines zones du fichier,
et l'aberration chromatique reste tolérable, bien que nettetement
plus élevée (trois fois plus élevée) que celle
donnée par le logiciel d'orgine Nikon capture NX.
Fichier
NEF converti par Helicon
(netteté
automatique)

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Bien que le piqué obtenu soit moins
élevé qu'avec Raw shooter essentiels, le traitement automatique
d'Helicon Filter entraîne des parasites d'aberration chromatique
plus élevés. Au contraire de Capture NX , DXO, ou RSE,
jamais le piqué n'atteint le niveau "excellent" dans les angles
à aucun diaph.
Fichier
NEF converti par Silkypix
(netteté
automatique)

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Précédé d'une louable
réputation, Silkypix déçoit sur ce test. Bien que
toujours dans la zone "excellent" au centre, le piqué reste moins
percutanrt que celui procuré par plusieurs autres logiciels, et
surtout l'aberration chromatique est trop élevée et dérape
aux petits chiffres de diaph utilisés en paysage. Jamais les angles
n'atteignent l'excellence, contrairement à RSE, DXO et surtout NX
! Tout compte fait, rien d'exceptionnel par rapport au JPG d'origine...
Fichier
NEF converti par RawPhotodesk
(netteté
automatique)

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Résultats très corrects pour ce logiciel peu connu, la netteté est dans la moyenne, et l'aberration chromatique également. Rien cependant qui puisse inciter à abandonner des "grands noms" de la conversion.
Fichier
NEF converti par Bibble Lite
(netteté
automatique)

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Un bon piqué mais rien d'exceptionnel
sur les angles, et une aberration chromatique nettement trop élevée
par rapport à RSE, par exemple. Sur cet essai, Bibble en automatique
n'a rien de transcendant.
Fichier
NEF converti par Capture One LE
(netteté
automatique)

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Capture One fournit des images plus douces que d'autres logiciels, avec des transitions propices au bokeh, mais le niveau de piqué des bords et des angles déçoit beaucoup car l'image n'est pas homogène, principalement à cause d'une aberration chromatique qui reste nettement trop élevée par rapport au faible niveau d'accentuation par défaut appliqué lors du développement du RAW.
En conclusion...
Cet essai ne prétend pas épuiser le sujet de l'étude du piqué et des défauts de l'image (surracentuation ou aberration chromatique,franges) mais présente à mon sens quelques éléments intéressants : certains logiciels développent le RAW du Nikon D200 de façon exceptionnelle, avec un piqué très élevé et aucune aberration chromatique, d'autres réussissent en mode par défaut à avoir moins de piqué et plus de défauts chromatiques que le JPG d'origine....
Voilà qui va m'a incité
leur donner aussi à manger...des briques ! En comparant la qualité
finale des images à leur taille optimale d'agrandissement, il peut
être possible d'affiner les conclusions qui découlent des
mesures.
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